‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 199 sur 290 · III. F. GLOSSIPHONIDÆ. G. IV. IV. F. ICHTHYOBDELLIDÆ · texte numérisé non relu

III. F. GLOSSIPHONIDÆ. G. IV. IV. F. ICHTHYOBDELLIDÆ

d’organes apparents pour la respiration, ‘les Branchellionæ et les

PONTOBDELLINÆ.

Ces divisions sont d’ailleurs loin d’être tranchées, il y a des passages intimes entre elles, car d’un côté les branchies chez les HemibdLella, v. B. et H., se trouvent réduites à deux vésicules peu apparentes, d’autre part, les Cystobvanchus, Dies., présentent des sacs contractiles qu’on s’accorde à considérer comme des organes respiratoires. Peut-on se baser, pour délimiter ces tribus, sur ce que ces organes sont permanents, non contractiles chez les Branchellionæ ? La plupart de ces animaux ont été observés dans des conditions trop peu favorables, pour qu’on puisse affirmer que la distinction est fondée. Quoi qu’il en soit, sauf pour quelques espèces, on peut assez facilement d’ordinaire rapporter les animaux à chacun de ces deux groupes, qui renferment les genres énumérés dans le tableau cicontre.

Les espèces se trouvent d’ordinaire vivant en parasites sur les Poissons tant marins que des eaux douces, soit sur les branchies ou la cavité bucco-pharyngienne, soit sur les téguments externes, qu’elles parviennent à entamer, malgré la faiblesse apparente de leur armature buccale, même pour des Elasmobranches à peau assez résistante comme les Raies et certains Squales.

Ici encore on ne peut avoir qu’une idée très imparfaite de la distribution géographique de ces animaux, peu recherchés par les voyageurs pour ce qui est surtout des petites espèces, on peut toutefois présumer que ces Hirudiniens sont très abondamment répandus à la surface du globe. Quelques genres, les Branchellion , les Pontobdella, on y joindrait à la rigueur les Trachelobdella, se rencontrent à la fois sur des points très éloignés, et de plus pour ces deux là, très variés. D’autres paraissent justifier le rapprochement, souvent cité, des faunes de l’Europe et de l’Amérique du Nord : Cystobranchus, Piscicola, Ichthyobdella ; ces deux derniers nous offrant à un autre point de vue une sorte d’équivalence d’habitat, les premiers représentant en quelque sorte les seconds dans les eaux douces, comme ceux-ci représentent ceux-là dans les eaux marines. Quant aux genres : Calliobdella, Hemibdella, Dactylobdella, d’Europe ; Codonobdella, de Sibérie ; Podobdella, Notostomum, des régions nord et arctique de l’Amérique ; Ozobranclius, du grand Océan ; chacun d’eux renferme un trop petit nombre de types spécifiques, pour présenter quelqu’intérêt dans la question.

Fam. ichthyobdellidæ.

Page 1