V. Genre CYSTOBRANCHUS
Diesing, 1859, p. 483.
Corps graduellement renflé d’avant en arrière, ou de même diamètre sur presque toute son étendue. Ventouse céphalique
HIRl'DIN'IENS.
bien distincte, aplatie, discoïde ou faiblement allongée, sans prolongements apparents ventouse postérieure plus développée, ventrale.
Bouche vers le centre de la première.
Yeux 4.
Des vésicules contractiles sur les côtés du corps au nombre de 11 paires ou plus, pouvant faire une légère saillie ou s'aplatir à la surface du corps.
Il serait difficile de trouver un genre faisant mieux passage entre les groupes en lesquels se trouve ici divisée la Famille des Ichthyobdellidæ et, à la rigueur, on pourrait le placer parmi les Branchellion.e. Toutefois l’apparence extérieure étant à ce point semblable à celle des Piscicola , que l’espèce typique a d’abord été mise dans ce dernier genre, un certain nombre des espèces comprises dans celui-ci pouvant, à la suite d’études plus approfondies, se montrer pourvues de ces branchies contractiles, il me paraît plus naturel de ne pas les séparer.
Les Cystobranchus comprennent jusqu’ici peu d’espèces; au C. respirant, Troschel, de l’Europe centrale et du lac Onéga, il faut joindre le C. vividus, Verr., de l’Amérique du Nord, tous deux trouvés sur des poissons d'eau douce de la Famille des Cyprins.
On a vu plus haut que, d'après une phrase de Dalyell rapportée par MM. van Beneden et Hesse, ïHirudo vittata, Cham. et Eysenh., serait pourvu de vésicule contractile, ce qui le ferait entrer dans le genre Cystobranchus. Je répéterai que la figure et la description primitives ne me paraissent pas permettre de décider cette question.