‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 207 sur 290 · IV. F. ICHTHYOBDELLIDÆ. G. VI · texte numérisé non relu

IV. F. ICHTHYOBDELLIDÆ. G. VI

Les Piscicola, très rapprochés des Cystobranchus, ne le sont pas moins des lchthyobdella , et ces vers ont longtemps été confondus dans un groupe unique. Il est même difficile, dans l’état actuel de nos connaissances, d’assurer que les espèces soient convenablement réparties entre ces differentes divisions, un grand nombre étant encore fort imparfaitement connues, bien que les travaux de M. Levinsen (1884) aient, dans ces derniers temps, précisé d’une manière bien plus satisfaisante les caractères de beaucoup d’entre elles.

Ce qui distingue ces animaux des suivants c’est l’absence d’yeux et l’habitat, suivant la remarque de MM. van Beneden et Hesse. La valeur d’une semblable division, quelque contestable qu’elle soit, est cependant assez commode pour mériter, au moins provisoirement, d’être conservée, bien que le premier caractère soit souvent d’une appréciation difficile et que le second présente certaines exceptions.

Le nombre des espèces s’est singulièrement accru dans ces dernières années.

La plus anciennement connue est le P. geometra, Lin., qu’on rencontre dans toute l’Europe sur différents poissons ( Cyprinus , Esox ), il présente 8 yeux.

Dans les espèces suivantes on en trouve 6 : P. scorpii , Fabr. (sec. Lev.) ( Cottus scorpius, Lin., C. tricuspis, Reinh.), P. Fabricii, Malm., ( Cottus scorpius , Lin. (I), P. sexoculata, Malm, ( Gadus morrhua , Lin.); toutes sont marines, à en juger par les poissons sur lesquels elles ont été trouvées, et du Nord de l’Europe.

Un plus grand nombre n’ont que 4 yeux : P. piscium, Gmel. (différents poissons d’eau douce), P. Percæ , Templ. ( Pcrca fluviatilis, Lin.), P. stellata, Kollar ( Cyprinus , Lofa vulgaris , Cuv.), P. fasciata , Kollar (Silurus glanis, Lin.), P. linearis, Kollar, P.agilis , Quatr. (2), P. maculât a, Gr., P. quadrioculata, Malm. ( Labrus maculatus ) ; toutes de l’Europe centrale ou septentrionale, et des eaux douces, sauf les deux dernières qui sont marines, l’une observée à Palerme, l’autre en Danemark et en Scandinavie. Plusieurs espèces ont été recueillies en Sibérie : P. multistriata , Gr., P. torguata, Gr., P. conspersa, Gr., du lac Baïkal ou de ses affluents. Ce même groupe a des représentants dans l’Amérique du Nord ; P. Funduli, Verr. ( Fundulus heteroelitus, Lin.), P. punctata, Verr., P. Milneri, Verr. ; tous des eaux douces.

Son habitat sur un poisson des grands fleuves de l’Amérique du Sud ( Cichla brasiliensis , Bl. Schn.) me porte à placer ici le P. Cichlæ,

(1) Les auteurs ajoutent un Hyas aranæa avec point de doute, ce nom générique semble en effet incorrectement écrit. D’après l’épithète spécifique, s’agit-il du Trachinus araneus, C. V. ou deVUranoscopus scaber, Lin. (= Callionymus araneus, Gronov.)?

(2) PI. XXIV, tig. 11, 12 et 13.

HIRUDINIEN'S.

Kr., bien que les yeux n’aient pu être observés, et que l'apparence extérieure soit assez différente de celle des autres espèces du genre.

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