‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 22 sur 290 · IV. F. NA1DIDÆ. III. G. PRISTINA, 2. IV. G. STYLARIA · texte numérisé non relu

IV. F. NA1DIDÆ. III. G. PRISTINA, 2. IV. G. STYLARIA

Soies en crochets bifides, aussi bien aux faisceaux supérieurs qu’aux inférieurs, avec des soies piliformes à partir du 4e ou 6e anneau dans les faisceaux supérieurs.

Deux points oculaires réniformes sur l’anneau céphalique de chaque côté de la bouche.

Tube digestif muni d’une ampoule, sorte de gésier, sur le trajet de l’œsophage vers le 5° anneau. Sang rouge ou jaunâtre. Tronc dorsal simple, seul contractile, tronc ventral divisé en avant ; branches latérales simples, il n’y en aurait qu’une paire par anneau, périgastrique, joignant les deux troncs principaux. Organes segmentaires d’une observation difficile, paraissant simples, sans renflement glandulaire vers le pavillon vibratile.

La reproduction gemmipare est très habituelle.

Habitent les eaux douces.

Ce genre, très voisin des Nais, ne s’en distingue, pour la plupart des auteurs, que par le caractère le plus saillant, le prolongement proboscidiforme de la trompe, qui avait fixé l’attention de Lamarck. Depuis M. W. C. Minor(l) a fait remarquer que la dilatation en gésier du tube digestif n’a pas tout à fait la même disposition et que la reproduction asexuelle est aussi un peu différente dans les deux genres. Gemmipare chez les Stylaria , elle serait scissipare chez les Nais. Cette dernière distinction peut être dans bien des cas délicate à constater, et suivant M. Minor lui-même, n’est pas absolue dans une même espèce, mais d'après la première, cette division des Naïcidées est généralement adoptée aujourd'hui.

Pendant longtemps, on n’a admis qu’une espèce, déjà connue de Linné, et désignée par lui sous le nom de Nereis lacustris , la synonymie en a été malheureusement fort embrouillée par les auteurs suivants, même Miiller, qui, dès 1774, lui imposa un nouveau nom. Une seconde espèce fut décrite en 1847 par O. Schmidt, le Stylaria parasita, appartenant également à la faune européenne. Enfin, en 1832, M. Leidy signala dans les environs de Philadelphie deux Stylaria, le premier qu’il identifie avec l’espèce Linnéenne sous le nom impropre de Stylaria paludosa, Lam., la seconde nouvelle Stylaria fossularis.

M. Czerniavsky, dans sa faune pontique (1880), donne un aperçu des espèces qui, suivant lui, doivent être distinguées dans ce genre. Il ne pense pas que le Stylaria paludosa de l’helminthologiste américain soit identique au Stylaria lacustris, Lin. d’Europe et, en effet, la description donnée par M. Leidy, comme on le verra plus loin, permet

(1) W.-C. Minor, 1863, p. 325, note.

L0MBR1CIMENS.

de constater quelques légères différences, M. Czerniavsky propose d’appeler ce ver Stylaria phyladelphiana. Il donne aussi le nom de Stylaria scotica à un Naïdien décrit et figuré par M. Dalyell sous le nom de Nais proboscidea, Lam., cette distinction paraît moins justifiée. Malheureusement, le travail explicatif auquel renvoie M. Czerniavsky étant manuscrit, il n’est pas encore possible de savoir les raisons qui l’engagent à proposer ce changement.

Le même auteur pour une espèce créée par Oscar Schmidt, le Stylaria parasita , propose l'établissement d’un nouveau genre Pterostylarides fondé sur la longueur des soies aux anneaux antérieurs, particulièrement celles de la troisième paire, qui atteignent l’extrémité de la trompe. Ces caractères doivent être regardés comme du même ordre que ceux qui distinguent le Pristina longiseta , Ehr., du Pristina inæqualis, Ehr., et n’ayant, par conséquent, qu’une valeur spécifique.

En résumé, on ne peut guère admettre que quatre Stylaria, deux appartenant à la faune européenne : 1 Stylaria lacustris, Lin., 4 Stylaria parasita, O. Schm. ; les autres de l’Amérique du Nord : 2 Stylaria phyladelphiana, Czern., 3 Stylaria fossularis, Leidy.

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