I. F. TREMACEPHALIDÆ. G. IV-VI
Les Tctrastemma sont nombreux en espèces, si l’on s’en remet aux noms cités par les auteurs, mais plusieurs d’entre elles sont sans doute nominales, et une révision sérieuse serait nécessaire pour fixer celles qui doivent être maintenues.
On trouve fréquemment sur nos côtes Océaniques : T. flavidum, Ehr. (1), remarquable par la distance qui sépare la paire d’yeux antérieurs de la postérieure; T. dorsale, Abildg., T. candidum, Müll. (2); T. vcrmiculus, Quatr. (3), chez lequel une traînée pigmentaire réunit chaque œil antérieur à l’œil postérieur correspondant ; T. melanocephalum, Johnst. (4), et T. coronatum, Quatr., tous deux présentent dans l’espace compris entre les paires d’yeux une bande ou une tache pigmentaire noire transversale; T. diadema, Hubr.
Généralement les Tctrastemma sont des Vers vivants, à l’état de liberté, sous les pierres, très souvent sur les plantes marines. Quelques espèces sont pseudo-parasites plutôt que réellement parasites, on peut citer le Tctrastemma Kefersteinii, Marion, de la cavité branchiale des Ascidies, espèce remarquable par son hermaphroditisme, fait signalé antérieurement par Keferstein pour une espèce peut-être voisine, désignée par lui sous le nom de Borlasia hermaphroditica, Kef., mais qui ne présenterait que 2 points oculiformes.
Cette dernière particularité se retrouve sur le Nemertes carcinophila, Kôll. (S), que son apparence me porte à rapprocher provisoirement de ce groupe plutôt que de former une nouvelle coupe générique pour les espèces bi-oculées. Ce Nemertien est ecto-parasite du Carcinus mænas, Leach. M. Willemoes a signalé un Tctrastemma rencontré sur un autre crustacé brachyure du genre Nautilograpsus , habitant des Sargasses, son aspect et la disposition de la trompe le rapprochent du précédent (6).