IV. F. NAIDIDÆ. IV. G. STYLARIA
Lobe céphalique échancré, muni d’un prolongement proboscidiforme, ayant environ la longueur de la tête jointe aux cinq premiers anneaux.
Soies ventrales au nombre de 4 à 6 par faisceau, sigmoïdes, très nettement bifurquées, existant dès le 1er anneau ; les faisceaux supérieurs, n’apparaissant qu’après le 5e, composés de soies piliïbrmes le plus souvent au nombre de 2 et inégales, la plus petite n’avant guère que la moitié ou le tiers de la longueur de l'autre, dont la dimension est supérieure à la largeur du corps, leur disposition et leur aspect sont d’ailleurs sensiblement les mêmes pour tous les anneaux.
Renflement stomacal au 7® anneau.
Longueur 10min à loInm ; 16 à 20 et 2o segments.
Hab. — Toute l’Europe.
Cette espèce, excessivement commune, est l'une des premières bien connues du groupe ; Rœsel, O. F. Millier, dont les figures ont été reproduites par Bruguière dans l’Encyclopédie, en ont dès longtemps fixé les caractères, toutefois pour en trouver une description méthodique complète et une représentation iconographique plus satisfaisante, il faut arriver à la petite monographie de Gruithuisen, à laquelle, au point de vue descriptif, il n’a guère été ajouté depuis.
Dans ces derniers temps, l'étude anatomique a été poussée très loin, surtout en ce qui concerne les organes de la génération, Ukedem a exposé le résultat de ses recherches dans son Mémoire sur le développement du Lombric terrestre. M. Yejdovsky a étendu considérablement nos connaissances sur ce sujet et a pu faire connaître l’évolution complète de ces appareils sur cette espèce, l'une des mieux suivies aujourd’hui sous ce rapport.
Il est assez difficile de connaître le nombre exact des segments, parce qu’à la partie postérieure du corps ils sont souvent fort étroits, serrés les uns contre les autres ; ce nombre peut d'ailleurs être augmenté au début de la production du bourgeon, car on ne peut en bien constater l’existence qu’après l’apparition des taches oculaires ou de la trompe.
Cette reproduction par bourgeonnement a été étudiée avec beaucoup de soin, car c'est un des animaux sur lequel le fait est le plus évident par suite de la présence assez tôt sur les jeunes des organes dont il vient d’être fait mention. Je citerai en particulier le travail de M. Schultze (1849, p. 293) et celui plus récent de M. Semper (1870,
LOMBRICIME.XS.