II. S.-O. DENDItOCOELA
génitales femelles réunies en deux germi-vitellogènes ; pas d’espèces françaises (1).
Les MONOTIDÆ ne comprennent que deux genres dont l’un, celui des Monocelis, Ehrenberg, chez lequel l'orifice mâle se trouve placé en arrière de l’orifice femelle est représenté sur nos côtes par plusieurs espèces : M. fusca, Œrst. (Wimereux), M.lineata , Müll.(2)(St-Malo), M. longiceps, Dug. (= M. bipunctatus , Leydig) (Montpellier) (3).
IL S.-Ord. DENDROCŒLA.
Planariens de forme généralement aplatie, foliacée. Pharynx chiffonné ou cylindrique, intestin toujours distinct, dendritiquement ramifié. Glandes sexuelles mâles toujours folliculeuses.
Les Planariæa Dendrocoela, dans ces dernières années, n’ont pas donné lieu à des études moins importantes que les Vers du précédent sous-ordre, je rappellerai le travail de M. Lang sur la section qu’il désigne sous le nom de Polycladidées.
Stimpson (1857) proposa de partager ces Vers en deux groupes, regardés par lui comme des sous-tribus et établis d’après la disposition des orifices sexuels débouchant à l’extérieur par une seule : Monogonopora ; ou par deux ouvertures : Digonopora. Cette manière de voir fut généralement adoptée, quoiqu’elle soit basée sur un caractère qui manque de généralité, car chez les Stylochus, Ehr., les orifices mâle et femelle sont déjà très rapprochés, pour les Stylochoplana , Stimps.,les Discocelis, Ehr., ils sont réunis, et cependant, par l’ensemble de leur organisation, ces Planariens ne peuvent être éloignés des espèces typiques de la section des Digonopora.
Les deux groupes d’ailleurs offrent d’autres caractères plus importants tirés soit de la disposition de l’appareil digestif, soit de la constitution de l’appareil reproducteur femelle, d’après lesquels dans différents travaux M. Lang s’est appliqué à les définir, en en changeant toutefois la dénomination, les Monogonopora, de Stimpson, devenant ses Tricladidea, les Digonopora, ses Polycladidea. Cette modification, outre qu’elle paraît contraire aux règles de la nomenclature, a l’inconvénient d’appliquer au second groupe une désignation qui rappelle trop celle du genre ancien Polycladus, Blanch., lequel fait précisément partie du groupe des Monogonopora. Pour
(1) Add. G. Acmostoma, Schmarda.
(2) PI. XXVIII, fig. 1 à 3.
(3) Add. G. Automolos, Graff.
Annelés. Tome III.
PLANARIEXS.
cette double raison les dénominations imposées antérieurement par Stimpson me paraissent devoir être conservées.
Une question plus importante serait de décider quel rang il convient d'assigner à ces divisions désignées comme tribus dans la classification ici adoptée. M. Lang les regardait (1881) comme devant avoir la valeur d’ordres au même titre que les Trématodes, les Cestodes et les .Némertiens, toutefois dans le dernier et important travail (1884) auquel, pour ce groupe, sont faits ici de larges emprunts, il ne leur donne plus que le titre de sous-ordres comme aux Rhabdocœles, en sorte que les Plaxari.ea se trouvent partagées en trois groupes d’égale valeur.
Cette opinion mérite d’être prise en sérieuse considération, si on a égard à l’importance des caractères différentiels cités plus loin, surtout en ce qui concerne les organes fondamentaux femelles. Toutefois la disposition générale du tube digestif, malgré certaines différences donne à ces animaux une assez grande similitude pour qu’on soit autorisé à maintenir l'ancienne division, plus simple à apprécier dans la pratique. Il est cependant incontestable que ces tribus ont une valeur très supérieure aux divisions de même nom établies dans le groupe précédent.
S.-Ord. de\drocœla.
tribus.
[de 3 troncs, un antérieur, deux posté-
Ramifications) rieurs.. I. M0N0G0N0P0RA.
stomacales ' partant /
(de nombreux troncs rayonnants. . . II. DIGONOPORA.