IV. PoLYCLADIDÆ
PLANARIEINS.
Ce dernier groupe ne doit pas être confondu avec celui des Polycladidea proposé par M. Lang comme sous-ordre des Planariæa dendrocoela (1) ; ici, d’une manière plus conforme aux règles de la nomenclature, il s’applique à une division renfermant le genre Polycladus, Blanch.
Dans cet arrangement systématique la situation de l’orifice génital, la disposition des yeux, qui chez les animaux voisins paraissent n’être pas sans importance au point de vue de la taxinomie, sont des caractères qui peuvent justifier certaines de ces divisions. Il n’en est pas de même de l'habitat, considération éthologique plus propre à mettre en évidence des analogies que des affinités réelles et qui conduit l’auteur à réunir dans un même groupe les Rhynchodemus, Leidy, très voisins des Planaires proprement dites et les Geoplana, Stimps., ainsi que les Bipalium , Stimps., auxquels la présence d’une sole ventrale donne une apparence si particulière.
Diesing en 1862 a donné une classification, qui paraît moins imparfaite. 11 élève à huit le nombre des familles et cherche à les distinguer par des caractères apparents, dont quelques-uns ont une réelle valeur. Ainsi la forme du corps et surtout de la tête, qui tantôt présente des tentacules ou en est privée, tentacules qu’il ne faut pas confondre avec de simples prolongements du bord, désignés dans les descriptions sous le nom à'auricules, ces deux sortes d’organes pouvant d’ailleurs co-exister comme dans le genre Galeocephala, Stimps. La position de la bouche soit centrale, soit antérieure ou postérieure ; la position de l'orifice génital par rapport à celle-ci, en arrière de laquelle il est généralement placé, bien qu’il puisse, paraît-il, parfois être antérieur. La forme de l’œsophage, laquelle peut comme chez les Rhabdocoela notablement varier quoiqu’à un degré moindre. Enfin cet auteur se sert des caractères tirés de la présence ou de l’absence des yeux et, ainsi que dans l’arrangement proposé par M. Stimpson, du nombre de ces organes.
Le tableau ci-joint emprunté à ce travail donnera une idée de cette classification. Remarquons toutefois que les représentants d’un bon nombre de groupes, en particulier des cinq genres Procotyla, Leidy, Bdellura, Leidy, Leimacopsis, Diesing, Galeocephala, Stimpson, Procerodes, Girard, correspondants chacun à l'une des cinq dernières familles, sont très imparfaitement connus jusqu’ici et plusieurs d’entre eux pourraient bien ne pas appartenir à cette tribu.
(1) Voir page 6-15.
Tribu. MONOGONOPOR A.