Balanoglossus Kowalevskyi
? Stimpsonia aurantiaca, Girard, 1854, p. 367.
Balanoglossus Kowalevskii, Al. Agassiz, 1873, p. 421 ; pl. I à III.
? Balanoglossus aurantiacus.X err\ll, 1873, p. 331 et 627.
? Id. id. Lkidy, 1883, p. 93.
Balanoglossus Kowalevskii, Spengel, 1884, p. 494; pl. XXX, fig. 8 (5;, 9 :a).
Id. id. Bateson, 1883, p. 81 ; pl. IV à IX. tig. 1 à 60.
Id. id. Bateson, 1886, pl. XXVIII, fig. 63; XXIX,
fig. 78. 79; XXX. fig. 80 à 89; XXXI, fig. 90, 101 ; XXXII, fig. 102.
Trompe de forme plutôt conique, environ trois fois plus longue que large, pouvant se rider transversalement en annulieules, munie d'un pore asymétrique à gauche. Collier six fois moins long <jue celle-ci, très peu plus large que haut, avec
G. BALANOGLOSSUS, 4.
le bord antérieur non visiblement échancré ou festonné, postérieurement séparé du corps par un sillon net, et, en ce point, ayant un renflement circulaire plus ou moins subdivisé en deux anneaux par un sillon transversal. Corps déprimé, présentant aux angles supérieurs, dans la région branchiogénitale, des épaississements en bourrelets ni lamelleux, ni susceptibles de former voûte au-dessus de la face dorsale; cette région branchio-génitale occupe bien près de moitié de la longueur du corps, l’intestin est relativement très court (1) et les trois divisions somatiques paraissent beaucoup moins distinctes que chez les 1 Balanoglossus clavigerus, Chiaje et 2 B. minutus, Kow.; la série des poches branchiales occupe sur la première région une longueur qu’on peut estimer au double de celle de la trompe.
Lamelles branchiales soutenues par des fourches subcartilagineuses simples, sans trabécules transversales.
Trompe de couleur jaune rosé, collier d’une teinte un peu plus foncée, corps avec des traits verdâtres bordés de blanc dans la région hépatique, une bande inférieure d’un rouge sale à la face ventrale sur toute la longueur, bordée des circonvolutions vert foncé du canal alimentaire.
Longueur totale 100mm à 150mm; largeur 3mm à 6mm.
Hab. — Côtes Atlantiques des Etats-Unis depuis la Nouvelle Angleterre jusqu’à Charlestown (Caroline du Sud).
Pour donner à ce Balanoglosse une aire d’habitation aussi étendue, il faut admettre, avec M. Verrill, l’identité de l’espèce trouvée au nord par M. Al. Agassiz avec le Stimpsonia aurantiaca de M. Girard. Bien que ce dernier animal soit certainement un Balanoglossus, la description ne permet pas d’affirmer que l’assimilation soit légitime et M. Verrill lui-même avoue, qu’une comparaison directe de types provenant de l’une et l’autre localité, serait nécessaire avant d’affirmer le fait d’une manière positive (2).
L’espèce habite, à une profondeur de 30 cent, à 40 cent., des tubes creusés verticalement dans le sable, le diamètre en est assez
(1) M. Agassiz, auquel sont empruntés ces détails, a surtout en vue des individus comparativement jeunes, qu’on peut avoir plus facilement entiers, avec l’âge ces proportions doivent sans doute se modifier, surtout en ce qui concerne le développement relatif de l’intestin.
(2) Voir également plus loin la remarque faite à propos du n« 10 Balanoglossus Brooksi, Bat.
ENTEROPNEUSTES.
large, eu égard au volume de l'animal, et les parois agglutinées au moyen de mucus. Sa présence est décélée par un amas de sable en tortillon elliptique d'un aspect spécial, à l’orifice du trou.
o. Balaisoglossus Hacksi.
Balanoglossus Hacksi, Marion, 1883, p. 1289.
Id. id. Marion, 1886, p. 306; pl. XVI, fig. 1 à 3, 5’, 6, 9 et
10; pl. XVII, fig. 7 et 8; fig. A dans le texte.
Trompe (dans l’état de conservation où se trouve l’exemplaire) courte, globuleuse, avec une pointe assez aiguë en avant: un sillon postéro-supérieur conduit au pore proboscidien, qui est simple et médian. Collier très court, composé d’une collerette infundibuliforme, embrassant la base de la trompe comme la cupule du gland dans le fruit du chêne, suivie de deux bourrelets, limités par des sillons annulaires très accentués tous deux à la face ventrale, tandis que le dernier est seul nettement apparent à la face dorsale, où la limite postérieure du collier se voit plus distinctement qu’à la face opposée. Corps ridé transversalement, très aplati dans les régions branchiales et stomacales, les seules qui aient pu être examinées; elles sont peu distinctes l’une de l’autre, les bourrelets longitudinaux médio-dorsaux se prolongeant sur la seconde et les diverticulums hépatiques n’étant pas bien visibles.
Cavité digestive régulièrement tubuleuse, sans replis latéraux, même dans la région antérieure.
Lamelles subcartilagineuses branchiales en fourches simples, sans trabécules transversales.
Sur le vivant la trompe et le collier présentent des marbrures irrégulières d’un brun violet très vif (terre de Sienne brûlée mêlée à une pointe de cobalt); ces marbrures se continuent sur le corps en y prenant une direction générale en travers.
Longueur 130œm (?), dont lomm environ pour la trompe et le collier; largeur MDim à
Hab. — Yoko-IIama, dans une boue sableuse par 10m de fond.
Cette espèce, que ces caractères suffisent pour distinguer de ses congénères, n’est cependant connue que d’une manière imparfaite par un exemplaire conservé depuis cinq ans dans la liqueur et qui avait été remis par M. le Dr Hacks à M. le professeur Marion. C’était un individu femelle.
G. BALANOGLOSSUS, 5-7. 685