Dero digitata
(PI. XXII, fig. 21 et 22).
Nais digitata, 0. F. Muller, 1774, p. 22.
? ? Bruguière, 1791 ; pl. LUI, fig. 12 à 18.
Dero digitata, Okf.n, 1815, p. 303.
? Xantho hexapoda, Dutrochet, 1819, p. 155.
Nais ( Proto ) digitata , Blainville, 1828, p. 498. Uronais digitata, Gervais, 1838, p. 18.
Proto digitata, Œrsted, 1842-1843, p. 133.
Dero digitata,
Grube, 1851, p. 105.
Id.
id.
Udekem, 1855, p. 549.
Id.
id.
Udekem, 1859, p. 18.
Proto digitata, Hougton, 1860, p. 393.
Id.
id.
Johnston, 1865, p. 69.
Dero
digitata Tauber, 1879, p. 75.
Id.
id.
Timm, 1884, p. 154.
Id.
id.
Vejdovsky, 1884, p. 24.
Id.
id.
Lkvinsen, 1884, p. 218.
Corps allongé cylindrique. Lobe céphalique simple plus ou moins obtus. Segment pygidien terminé par deux appendices tentaculaires très longs, au-dessus desquels se trouve l’entonnoir terminal avec quatre lobes branchiaux digitiformes.
Soies ventrales sur tous les anneaux somatiques, bifides, allongées, ordinairement 5 par faisceau, rarement 4 ou 3; faisceaux supérieurs de 2 ou 3 soies, une piliforme égale en
LOMBRICINIENS.
longueur au diamètre du corps, les autres plus petites même que les soies ventrales et faiblement bifides.
Pas d’veux.
Couleur blanchâtre ou rougeâtre, cette dernière teinte plus vive en arrière.
Longueur 5mm; 40 segments ou plus.
Hab. — Les ruisseaux ; France, Danemarck, Belgique, Allemagne, (? Angleterre).
Cette espèce, qu’on doit considérer comme le type du genre, n’est bien connue que depuis les travaux d’Ukedem, qui en a le premier nettement établi les caractères distinctifs. Les auteurs qui l’ont précédé, souvent, sans doute, confondaient ce Dero avec l’espèce suivante. Il n’est au reste pas facile de dire à laquelle des deux se rapporte la description primitive et les figures d’O. F. Millier.
L’anatomie du Dero digitata, Müll. a été très soigneusement faite dans ces derniers temps par M. Stolc, c’est sur cet animal qu’il a découvert les muscles interfolliculaires, moteurs accessoires des soies.
La disposition de l’anneau pygidien ne se voit que sur l’animal vivant en parfait état de repos. Lorsque les appendices tentaculaires se contractent, ils se replient en dedans avec les appendices branchiaux et l’extrémité postérieure du corps prend alors la forme d’une massue.
Suivant Ukedem, le faisceau supérieur ne contiendrait que des soies piliformes, ceci ne paraît pas être le cas général.
P. Gervais fait remarquer que cette espèce se loge souvent dans les tubes de Plumatelles.