‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 6 sur 290 · IV. F. NAIDIDÆ · texte numérisé non relu

IV. F. NAIDIDÆ

Bon nombre des caractères donnés dans ce tableau, il faut en faire la remarque, sont destinés à différencier l’une ou l’autre famille de groupes homologues voisins et sont sans importance au point de vue spécial, qui nous occupe ici; tels sont la composition de la tête chez les Naidomorpha, la disposition des replis vasculaires viscéraux chez les Tubificidæ. Quant à ceux qu’on peut regarder comme comparatifs, ils se rapportent surtout aux organes de la génération, car les soies n’offrent aucune différence sensible. Or, pour ces organes tout se réduit à une différence de position, ils sont vers les 3° et 6e anneaux chez les Naidomorpha, reculés au 9e et 10° pour les Tubificidæ, la disposition des différentes parties étant d’ailleurs très analogue chez les uns comme chez les autres. C’est sans aucun doute un fait assez important, mais cela ne paraît réellement pas de nature à justifier une distinction d’ordre aussi élevé. Il en serait de même pour la présence ou l’absence de gésier, dans le cas où ce dernier caractère serait général chez les Tubificidæ, ce qu’il n’est pas encore possible d’affirmer pour tous.

Dans un travail sur l’anatomie de VIlyodrilus coccineus, Vejd. sp. (= Tubifex rivulorum, Lam.), M. Stolc (1883) va plus loin et propose de partager la famille des Tubificidæ (s. str.) en trois sous-familles :

Ilyodrilini : des soies génitales, ni pénis, ni glandes agglutinantes [Kiffdrusen), ni spermatophores, formation de l’œuf d’après le type des Naïdomorphiens.

Tubificini : pas de soies génitales, pénis, glandes agglutinantes, spermatophores, distincts, formation de l’œuf d’après le type des Oligochætes élevés.

TELMAroDRixi : glandes agglutinantes nombreuses.

Cette division présentée sans autres développements, ne peut être adoptée avant que l’auteur ait fourni quelques détails complémentaires. Il faudrait de plus déterminer quel est cet Ilyodrilus coccineus , puisque, d’après M. Vejdovsky, auteur de l’espèce, l’animal, qu’il avait observé, n’est pas distinct du Tubifex rivulorum , Lam.

En résumé, dans l’état actuel de nos connaissances, il paraît plus conforme à la classification naturelle de réunir tous ces vers en une seule famille, qu’on partagerait en deux divisions d’ordre secondaire, correspondant aux groupes admis par Ukedem et définies plus complètement par M. Vejdovsky, ce qu’indique le tableau ci-après.

saiiauxas sapui?[f)

Fam. NAIDIDÆ.

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