‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 61 sur 290 · LOMBRIC1N1ENS · texte numérisé non relu

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dont les pavillons vibratiles sont placés au Xe dissépiment, le canal descend jusque vers le 13e anneau, et remonte pour déboucher enfin au 10° ; garni de cils vibrftiles dans la première portion de son trajet, il est interrompu par une dilatation (vésicule séminale) qui reçoit les produits d’une glande particulière {glande agglutinante), puis vers sa terminaison le canal se dilate en un atrium entouré de glandules pour aboutir à un pénis chitineux exsertile. Une paire de poches copulatrices formées d’un canal simple terminé par une dilatation piriforme. Ovaire étendu du '11e au 13e anneau. Oviducte engainant la portion terminale du canal déférent, pour déboucher au même anneau que celui-ci. Pas de glande albuminipare. Spermatophores ciliés avec une sorte de trompe épineuse.

Ce genre, admirablement étudié par M. Vejdovsky sur le Psammoryctes umbellifer, Kessl. (= 1 P. barbatus, Gr.), se distingue nettement des autres genres de Tubificinea par la forme des soies aux faisceaux supérieurs des premiers anneaux.

M. Schmankewicz a décrit, sous le nom de Sænuris, deux espèces qui se rapportent évidemment à ce genre. Je n’ai pu malheureusement consulter le travail original de cet auteur, qui m’est seulement connu par les citations faites dans le mémoire de M. Czerniavsky sur la faune pontique. Ce dernier auteur a proposé pour l’une d’elles, le 3 Sænuris batillifera, l’établissement d’un genre Archæoryctes, caractérisé par la présence aux faisceaux antérieurs dorsaux de soies en partie tridentées, tandis que chez les Psammoryctes ces mêmes faisceaux seraient composés de soies en partie pectinées, en partie piliformes. Ce sont là des différences au plus spécifiques.

Les Psammoryctes sont propres jusqu’ici à l’Europe, leur extension y est très grande puisqu’ils ont été trouvés au Nord et au Sud de la Russie, dans toute l’Europe centrale, l’Angleterre et la France.

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