‹ Histoire naturelle des colibrisChapitre 29 sur 83 · LE CARAIBE, MALE ADULTE · texte numérisé non relu

LE CARAIBE, MALE ADULTE

(TROCHILUS HOLOSERICEUS. )

Le Caraïbe est l'espèce que les ornithologistes nomment colibri vert et noir. C’est du moins sous ce dernier nom qu'il est décrit par Buffon (Édit. de Sonnini, Oiseaux, t. XVII, p. 271); qu'il est figuré par Audebert (Oiseaux dorés, pl. VI, et texte, &,1, p. 19). Gest le! Bac Pen and gren humming bird d'Edwards (Glan. planche XXXVI),et le Falcinellus ventre rugricante cauda brevi æquali de Klein (av. ne 18). Le colibri du Mexique de Brisson (Ornith., t. 111, p- 676 et pl. XXXV, f. 2., est encore notre Caraibe, que Linné et Latham nomment 7rochilus holosericeus , et c'est sous cette désignation qu’il est aussi admis par Vieillot (Encyel. ornith., t. 11, p. 591, esp. 12); Dumont de Sainte-Croix (Dict. sc. nat., t. x, p. bo); et Drapiez ( Dict. classiq.

* Mâle adulte (pl. XX): vert; gorge émeraude ; thorax ceint d'azur ; abdomen noir-velours.

Femelle : semblable au mâle.

Jeune : pas de bleu sur le thorax. De Saint-Thomas, de Porto- Rico, de la Martinique.

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CARAIIB R*, Adulte .

Puble par Arthus Bertrand

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d’hist. nat., t. iv, p. 319). Le jeune äge est représenté sous le nom de colibri à ventre noir par Audebert, dans la pl. LXV de ses Oiseaux dorés (t.1, p. 199).

Le Caraïbe est trapu et robuste dans l’ensemble de ses formes corporelles ; ses dimensions ne sont au plus que de quatre pouces, et encore le bec a dix lignes.

Les ailes, un peu plus longues que la queue, sont minces, falciformes et brun-pourpré. Le bec, légèrement recourbé, est noir ainsi que les tarses. La queue est large, presque rectiligne, composée de rectrices raides, larges, à extrémité coupée un peu en rond, mais mucronée ou un peu angulaire au sommet. Toutes les rectrices sont, sans aucune distinction, d'un bleu indigo métallisé, luisant et très foncé, prenant parfois un aspect noir sOyeuUx.

Un vert-noir-bleu brillant et métallisé teint le dessus de la tête, les joues, le cou, les épaules, le dos et le croupion. Les couvertures inférieures de la queue sont de ce même vert-doré, mais à reflets bleu-d’acier. Un large plastron de plumes écailleuses naît au menton, s'étend sur les jugulaires et s’arrête au haut de la poitrine, en jetant le plus vif éclat de l’émeraude foncé, lorsque les rayons lumineux frappent directement; produisant, au contraire, une écharpe vert-noir-velours

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