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LE CAMPYLOPTÈRE HIRONDELLE, COMPLÈTEMENT ADULTE

(ORNISMY A HIRUNDINACEA. Lesson. )

La figure que nous avons publiée de l’oiseaumouche Hirondelle, pl. XXV de notre premier volume, laisse trop à désirer pour que nous n’en reproduisions pas un type plus complet et plus adulte. Nous aurons d’ailleurs à rectifier notre description, car cette espèce appartient au sousgenre campyloptère par l'élargissement des baguettes de ses rémiges. Nous renvoyons, pour la synonymie , à ce que nous en avons déjà dit (p. xi] et 98 des Orseaux-Mouches ), en ajoutant que M. Vieillot en avait fait faire un portrait sous le nom de Zrochilus macrourus, dans la pl. XIV du tome nr inédit de ses Oiseaux dorés.

L’individu que nous décrivons a sept pouces de longueur totale, et, dans ces dimensions, le bec entre pour dix à onze lignes et la queue

* Mâle complètement adulte (pl. XXXIX ): tête et cou noir-bleuazur très brillant; dos et ventre vert à reflets d’acier; queue très profondément fourchue , bleu d’acier. De la Guiane , du Brésil.

pour trois pouces dix lignes. Celle-ci est profondément fourchue, composée de rectrices, d’autant plus larges, qu'elles sont plus intérieures, et qui s’amincissent graduellement, mais en lame triangulaire. Les barbes internes sont très longues, tandis que les externes forment une rangée très courte. Ses rectrices sont d’un noir à reflets bleus en dessus, et d’un bleu d’acier très luisant en dessous. Les couvertures supérieures de la queue sont bleu-irisé de cuivre rouge, tandis que les inférieures sont d’un beau bleu de fer spéculaire chatoyant en vert.

Les ailes sont beaucoup plus élargies que chez la plupart des espèces, et dépassent par leur extrémité le tiers supérieur de la queue. Leurs rémiges sont larges, très recourbées, successivement étagées, mais les internes sont plus longues que chez la plupart des espèces. Les baguettes des trois premières sont aplaties, élargies et coudées ; mais la tige de la première est surtout considérablement renforcée à partir de sa naissance jusqu’à son milieu ; cette partie, élargie et solide, est convexe, lisse en dessus, colorée et brunâtre, tandis qu'en dessous elle est aplatie et creusée par un sillon qui semble ja diviser en deux portions. La couleur générale des ailes est un brun clair légèrement pourpré.

Le bec et les tarses sont noirs. Les bords des

mandibules sont lisses, et les deux lamelles de la bifurcation de la langue sont larges, membraneuses, et couvertes à leur sommet de papilles très développées. Cet organe annonce une grande perfection de gustation dans cet oiseaumouche. Ces papilles sont longues, pectinées et rangées avec symétrie sur le bord mince de la lamelle ‘linguale.

La tête, le cou, jusqu’à la poitrine, sont d’un bleu-violet des plus éclatans, mais souvent paraissent noirs, parce que chaque plume de ces parties est noir-mat à la base et bleu-violet seulement au sommet. Les épaules, le dos et le croupion sont brun-vert-doré à reflets bleu d'acier. Le ventre, les flancs, le bas de la poitrine et les couvertures inférieures, sont d’un vert-bleu très brillant. Les plumes de la région anale et les tibiales sont d’un blanc pur.

L’oiseau-mouche Hirondelle, devenu assez commun dans les collections, habite le Brésil, et aussi, dit-on, la Guiane. L’individu que nous avons fait figurer nous a été communiqué par

M. Bévalet.

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