‹ Histoire naturelle des coralliaires, ou polypes proprement dits;Chapitre 161 sur 337 · CORALLIUM PALLIDUM · texte numérisé non relu

CORALLIUM PALLIDUM

Corallium rubrum, Micheloiti, Spec. zooph. diluv., p. 24, 1838. Corallium pallidum, Michelin, Icon. z00ph., pl. 15, fig. 9. —— Milne Edwards et Haime, Polyp. foss. des ter. palæoz., p. 188, —— Piclet, op. cit., t. IV, p. 467.

Espèce voisine du C, rubrum , mais ayant les stries beaucoup plus fines. TM

Fossiles du terrain Miocène de Turin.

(1) Voyez Cavolini, Memoria per servire alla storia de! Polipi marini, p: 32 et suivantes.

ns 206 ORDRE DES ALCYONAIRES. ;

FAMILLE DES PENNATULIDES.

(PENNATULIDÆ.)

Les Pennatulides sont des Alcyonaires composés, dont la portion basilaire commune, au lieu de s’étaler sur quelque rocher ou autre corps sous-marin, se prolonge comme une racine pivotante, obtuse et simple, qui reste complètement libre ou s'enfonce dans la vase sans contracter aucune adhérence. La portion supérieure du polypiéroïde qui fait suite à la portion basilaire et forme avec elle une sorte de tige rachidienne ou de colonne acuminée vers le haut, porte seule des polypes dont le mode d’arrangement varie suivant les genres, et l’axe de cette tige est occupé par une cavité longitudinale, dans l'intérieur de laquelle un stylet sclérobasique se forme ordinairement et prend souvent un grand développement. La cavité viscérale des polypes se prolonge dans le cænenchyme de la tige rachidienne, et donne à celle-ci une structure fistuleuse, à peu près de la même manière que chez les Alcyons. En un mot, les Pennatuliens ressemblent beaucoup à des Zoophytaires, tels que l’Alcyonien palmatum, dont la portion basilaire, au lieu de s’étaler et de se fixer, se serait contractée en manière de bourse et aurait secrété par sa surface inférieure, devenue ainsi interne, un sclérobase analogue à celui des Gorgoniens. Ce sont pour ainsi dire des Gorgoniens libres. Il paraît probable qu’ils vivent d'ordinaire au fond de la mer, avec leur base enfoncée dans le sable ou la vase, et leur portion polypifère saillante dans l’eau ; mais les filels trainants des pêcheurs et l'agitation des vagues les déplacent souvent, et alors on les trouve flottants ou nageants à diverses profondeurs.

Cette division correspond an genre Pennatula de Linné ; à l'ordre des Polypes flottants, de Lamarck et de Cuvier; à la famille des Pennatulaires, de Blainville, ou Pennatulina de M. Ebrenberg, et Pennatulidæ de MM. Fleming, Gray, Johnston, Dana, etc.

PENNATULIDES, 207

Lamouroux les rejettait de la classe des Polypiers jte méthod., p. 89 et 90).

Le tableau suivant montre les principaux caractères à l’aide desquels on peut distinguer entre eux les divers genres dont ce groupe se compose.

rétractiles, /pinnules très-grandes et disposés” A GuiERrEE, pero symétriquement de acuminées chaque côté ou à peine} VIRGULARIA, delatigeet] pinnules } saillantes.

- Mformant des} courtes et estsoutenue a à l'intérieur \réniformes. SARCOPTILUS.

par un ax sclérobasi- resque / d’un seul | que styli- non rétrac- ut la lon-| côté. (PAYONARLA. de bien | tileset n’é-\gueuret disdéveloppé.f tant pas posés ?

EE olypes disposés sy- tout à l’en- & ique- tour en ma- LAIRES dont Ne nière de ROUE la tige rapport à | goupillon.

commune la tige dont ou rachis |ilsoceupent la portion terminale aan lement. OMBELLULARIA.

rudimentaire, mais bien n) tout autour| distinct et de forme na- De bus

manque” | dupolypié-\ viculaire.

d’axe sclé- roïde qui robasique À &st cylin-\" ou ne ren-} Jroïde. {nul et remplacé par Un )CayERNULARIA. ferme qu'un‘ Stylet faisceau de tubes.

styletrudimentaire.

Polypes dis-Jq’un seul côté du polypiéroide dont posés la portion polypifère est étalée et ré-?RENILLA. | niforme.

Genre I PENNATULA.

Pennatula (pars), Linné, Syst. natur., édit. 10, p. 818 (1760). —— Ellis, An account of the Sea Pen.(Phil. trans., 1763, p. 419). —— Pallas, Elench. zooph., p. 362 (1766).

—— Lamarck, Syst. des anim. s. vertèb., p. 380 (1801), et Hise. des anim. s. vertèb., t. IE, p. 424.

—— Lamouroux, Exposit. méthod., p. 90.

—— (Cuvier, Règne animal, t. IV, p. 84.

—— Blainville, Man. d’Actin., p. 516.

—— Ehrenberg, Corallenth., p. 66.

208 ORDRE DES ALCYONAIRES.

Penratula (pars), Johnston, t. I, p. 156.

—— Dana, Zooph., p. 594.

—— Milne Edwards et Haime, Déstrib. méthod., p. 189.

Polypes disposés par rangées transversales sur le bord supérieur et antérieur d’une série de grands prolongements pinniformes situés de chaque côté de la portion supérieure et moyenne d’une tige cœnenchymateuse dont la portion inférieure est dépourvue d’appendices. Ces espèces d’ailes polypifères sont falciformes, très-développées et garnies d’une multitude de grandes spicules aiguës qui constituent des faisceaux à la base des calices. L'espace cœnenchymateux qui sépare ces deux rangées d’appendices est tantôt lisse, tantôt granulé ou présente un aspect squammeux par suite du développement des sclérites dont son tissu est farci, et on désigne généralement cette portion du rachis sous le nom de dos.

Toutes les espèces de ce genre paraissent être phosphorescentes et ont été pendant longtemps confondues entre elles.

$ À. — Espèces dont le dos ou portion supérieure de la tige rachidéenne est hérissé.

$ B. — De papilles squamnuformes.

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