ACTINIA EQUINA
(Cul d'asne et Cubasseau), Rondelet, Hist. des Poissons, p. 380, liv. XVII,
chap. 12, fig. 1554.
Urtica parvu, G. Gesner, De aquatilibus, p. 1240, fig, d'après Rondelet, 1558:
Urtica marina, Theod. Tabernœmontanus, con. plant., 3° partie, sect. IV, pl. 1422, 1590.
Urtica parva, Aldrovande, Anim. exsang. (Zooph.), p. 568, fig. d'après Rondelet, 1606.
Ortie de mer, Réaumur, Mém. de l'Acad. des sc., année 1700, p. 466, pl. 10, fig. 22-25.
Tethys semi-ovatus, Linné, Mus. ad. Fred. regis, p.93, 1754.
Priapus equinus, Linné, Syst. nat., édit. 10, p. 656, 1757.
Hydra disciflora, disci margine tuberculato, Gærtner, Phil. trans., t. LI,
"p.85, tab. 4P, fig. 5, A B, 1762. (Reprod. Encyclop. méth., pl. 75, fig. 5.)
Actinia equina, Linné, Syst. nat., éd. 12, p. 1088, 1767.
Anemone de mer, re espèce; Dicquemare, Phil. trans., t, LXIIT, p. 364, pl. 46, fig. 4, 5, 5, 7, etc., 1775.
Actinia, Dicquemare, planches inédites, déposées à la bibliothèque du Muséum.
Actiria equina, O. F. Müller, Zoo. Dan. prodr., p. 251, 17:16.
Actinia hemispherica, Pennaut, Brits. zool., t. IV, p. 59, 1777.
Actinia mesembryanthemum, Ellis et Solander, Nat. hist. of 300ph., p. 4,
Actinia rufa, Müller, Zoo!. Dan., t. I, p. 25, pl. 95, fig. 1-5, 1788.
Actinia purpurea, Cuvier, Tabl. élément., p. 653, an VI.
Actinia rufa, Cuvier, Dict. sc. nat., t.I, p. 249, 1816. —— Lamarck, Hist. des anim. sans vertèb., t, III, p.67, 1816.
Actinia rufa, Rapp, op. cit., p. 5. Pi
Entacmæa mesembryanthenmrum et E.rufa, Ebrenberg, Corallenth. des rothen Meeres, p. 36, 1854.
Actinia mesembryanthemum, Johnston, Hist. of Brit. zooph., 2° édit. p. 210, pl. 36, fig. 1-5,1847.
—— J.Dalyell, Anim. of Scotland, t. II, p. 205, pl. 45 ct pl. 47, fig. 1,
—— Jordan, Some account ofthe Actiniadæ found upon the coast, or near Teignmouth (Ann. of nat. Hist.. 1855, t. XV, p. 82).
Actinia exondunte vel À. equina, Hollard, Etudes zoologiques sur le genre Actinia, p.12 et 25 (Extr. de la Revue zoologique, 1854, no 4).
Actinia mesembryanthemum, Gosse, the Aquarium, pl. 2.
Espèce de moyenne taille, Re dépassant que rarement 5 ou 6 centimètres de haut, et prenant la forme d’une cloche perforée au sommet quand elle se contracte, et d'un cylindre quand elie se dilate. Tentacules nombreux, lerminés par un pore très-petit, conique et de longueur médiocre (égalant à peu près la moitié de la largeur du disque). Peau très-fine et lisse. Couleur très-variable, en général d'un ‘rouge violacé, plus foncé sur le tronc que sur les tertacules; quelquefois rouge avec . des taches circulaires d’un beau vert, d’autres fois entièrement verdâtre où d'un brun-olivâtre très-foncé. Enfin, le bord du pied est liseré de rouge, de verdâtre, et de bieu en dessous. Tubercules calicinaux d'ua beau bleu d'outremer. Deux taches circulaires sur le bord labial.
Cette espèce, extrêmement commune sur les côtes de la Manche, s’ y tient principalement sur les rochers battus par les vagues et découverts
pendant le jusant. Quand ces animaux sont à sec, ils sont loujours contractés.
M. Haime a remarqué que les bourses chromatophores ou tubercules calicinaux sont au nombre de 18 chez les individus dont les tentacules du 5e cycle ne sont pas encore développés; de 24 chez ceux qui ont 5 cycles ou 5 cycles et demi de tentacules, et de 48 chez ceux qui ont 6 cycles complets, c'est-à-dire chez les grands individus où l’on l'on compte environ 192 Lentacules. Il a reconnu aussi que ces poches communiquent directement avec les loges sous-tentaculaires des premiers cycles, et qu’elles renferment peu de fibres musculaires, mais logent des nématocystes naviculaires diversement contournés et dont le fil intérieur est peu distinct, des vésicules transparentes et des globules pigmentaires. Les nématocysies des tentacules sont beaucoup plus petits que les précédents et de deux sortes : les uns laissent apercevoir un fii disposé en spirale, les autres ne montrent à leur intérieur qu'une petite ligne longitudinale. Les nématocystes de la peau du tronc ressem- . blent à ces derniers, et le fil qu'ils émettent n’a que quatre ou cinq fois la longueur de la gaine. Les nématocystes des cordons pelotonnés sont intermédiaires pour la grandeur entre ceux des bourses chromatophores et ceux des Léguments communs. Enfin on rencontre encore une cinquième sorte de nématocystes dans le bord frangé de ces cordons; ils sont les plus petits de tous. Il est aussi à noter que M. Haime a trouvé dans la peau des vésicules pigmentaires en très-grand nombre. Chez les trèsjeunes individus, le même observateur a vu le système tentaculaire représenté par 6 tubercules circumbuccaux, et a constaté que tout le corps est couvert de cils vibratiles très-développés, qui se retrouvent encore chez les individus pourvus de 24 tentacules. La bouche est quadrilobée dans le jeune âge, et le pore terminal des tentacules très-apparent. J’ajouterai encore que par les notes que M. Haime a laissées, on voit que les spermatozoïdes de cette Aclinie représentés avec un grossissement de 540, ont une petite tête arrondie d'environ {mm de large el un prolongement caudiforme extrémement grêle et long d'environ 2centimètres.
La production de petits bien développés dans l’intérieur de la cavité gastrique, est un phénomène très-connu chez l’Actinia equina, el qui parait commencer avant que les organes reproducteurs ne soient arrivés à maturité.
L'Acrinra Carr, Delle Chiaje, ne paraît différer de l'espèce précédente que par son mode de coloration, le corps présentant une série de zônes alternativement blanches et d’un brun-jaunâtre, et les tubercules calicinaux étant blancs. M. Delle Chiaje y rapporte l’Actinia concentrica de Risso (Hist. nat. de l'Europe mérid., t. V, p. 286).
L'AGTINIA MARGARITIFERA , Templeton (Mag. of nat. hist., t. IX, p. 304, fig. 50. — Johnston, Hist. of Brit. zooph., 2e édit, p. 213, fig. 46), a aussi une grande analogie avec l'A. equina, dont elle, paraît ne différer que par la forme très-déprimée de son corps et la consistance coriace de ses téguments. Sa couleur est verdâtre.
Côtes d'Irlande.
AGTINIDES. 241
AcrTiniA FISCELLA, Müller, Zoo!. Dan. t. IF, p. 13, pl. 88, fig. 3, 1789, que cet auteur indique comme ayant beaucoup de ressemblance avec l'A. equina, paraît en différer par l'aspect costulé de son corps.
Mer de Norwège.