PALYTHOA CŒSsIA
Palythoa cœsia, Dana, Zooph., p.427, pl. 30, fig. 5, etc.
Tentacules très-courts, acuminés, très-nombreut, formant deux cercles et de couleur brunâtre. Polypiéroïde subglobuleux. :
Iles Feejee.
La CorTIcIFERA AGREGATA de Lesson (Voy. de la coquille, Zooph. p.71, pl. 8, fig. 3, 1830) appartient à cette division du genre Palythoa. Ce Zcophyte forme des sortes de petits tapis à la surface des rochers
madréporiques. Les individus sont intimement soudés à la base, subpolygonaux, courts, blanchâtres. Une couronne simple de tentacules très-
courts et grêles, au nombre de 12 à 18. Bouche allongée, bordée de petites fissures.
Archipel de la Société.
Le Zoanraus ARENACEUS de M. Delle Chiaje (Descrz. enotom, anim.
inverteb., t. 4, p. 123) paraît appartenir aussi à ce genre, mais n’a été que très- mparlaitenient décrit.
Le CorrticireRA vARIABILIS (Brandt, Conspeclus, P- 8) est brunûtre, avec les calices petits, et de couleur verte, brune ou jaune ; trouvée par Mertens dans la Papousie.
DEUXIÈME FAMILLE. CERIANTHIDES.
(CERIANTHIDÆ.)
Cette division du sous-ordre des Zoanthaires Malacodermés, est caractérisée principalement par le mode d'insertion des tentacules calicinaux qui, au lieu de naître chacun d’une loge périgastrique particulière, et d’allerner entre eux comme chez les Actiniens et les autres Zoanthaires, forment deux systèmes, l’un labial, l’autre externe, dont les membres sont OPposés et proviennent des mêmes loges périgastriques. Chacune de ces loges est par conséquent en continuité avec la cavité centrale de deux tentacules, l'an labial, l’autre marginal.
Il est aussi à noter que chez ces Zoanthaires, les lames mésentéroïdes ne descendent pas jusqu’au fond de la cavité viscérale, de façon que la portion inférieure de celle-ci est libre ou presque entiérement libre. Enfin ces animaux, de même que les Actinies des genres J'uanthos,. Edwardsia, etc., n’ont pas de pied'charnu, et leur corps atlénué inférieurement s’enfonce dans la vase ou le sable du fond de la.mer.
Pour plus de détails sur la structure des Cérianthides, nous renverrons à un travail très-approfondi, dont ces zoophytes ont été l’objet de la part de notre jeune et regretté collaborateur, Jules Haime (Voyez Mémoire sur le Cérianthe. Annales des Sciences naturelles, 4° série, t. 1, p. 341).
CÉRIANTHIDES. 307
Jusque dans ces derniers temps, les Cérianthides avaient été confondus avec les Actiniens. En 1852, nous avons établi une division particulière pour les recevoir, mais en la fondant sur la conformation du tronc, seulement de façon à y faire entrer le genre Jluanthos, qui appartient à la famille précédente ; et c’est d’après les recherches plus récentes de J. Haime, citées ci-dessus, que nous y assignons les limites indiquées ici.
La famille des Cérianthides ne se compose que de deux genres caractérisés par l’existence d’un pore basilaire ou pédieux dans l’un, et l'absence de cet orifice chez l'autre.
Genre I. CERIANTHUS.
Fleurs de mer, Spellanzani, Observ. sur la physique, l'hist. nat. et les arts, 1786, p. 201.
Tubularia (pars), Gmelin, Syst, nat. de Linné, édit, 13, p. —— Rapp (Nova acta Acad. nat. curios., 1829, t, XIV, 1898),
—— Moscata? Rénier, Eléments de zoologie, partie 3, fasc. 1,
Moschata? Blainville, Man. d’'actin., p. 318. Cerianthus, Delle Chiaje, Descriz. e notom. degli anim. inverteb. della Sicilia citeriore, t. IV, p. 124 (18H?).
—— Mine Edwards et Haime, Déstrib. méthod. (toc. cit., p. 14). —— Haime, op. cit. (Ann. des scien. nat., 4e série, L. I, p. 341).
Corps très-allongé, cylindroïde, flasque, lisse, garni supérieurement de tentacules non rétractiles, et présentant à son extrémité inférieure un pore central à l’aide duquel la cavité générale communique librement au dehors. Cet orifice, par sa position, pourrait donc être comparé à un anus, mais il ne livre passage qu’à l’eau, et les matières alimentaires non digérées sont expulsées par la bouche comme chez les Actinies ordinaires. La peau secrète en très-grande abondance des nématocystes dont le fil est extrèmement long, et ces produits, en s’accumulant autour du zoophyte et en s’y feutrant, constituent un fourreau flexible qui ressemble beaucoup à un tube d’Annelide et qui sépare le corps de l'animal de la vase et du sable où il vit enfoncé. Le polype se meut librement dans cette gaîne, avec les parois de laquelle il n’adhère par aucun point de sa surface, et en se contractant, il peut s’y retirer complètement,
Coralliaires. Tome 1. 2
La surface de l'estomac présente,comme d’ordinaire, les indices de l’insertion de la portion correspondante des lames mésentéroïdes, et sur deux points opposés de son diamètre, on remarque deux sillons verticaux, dont l’un est étroit et peu prononcé, tandis que l’autre est large et profond; ce dernier correspond à deux lames mésentéroïdes, qui diffèrent de toutes les autres par leur grand développement et par leur structure. Les lames mésentéroïdes ordinaires sont courtes et présentent dans la portion située immédiatement au-dessous de lorifice pyloroïde, un cordon pelotonné, très-contourné et dont la longueur est fort considérable; leur portion inférieure est occupée par les organes générateurs. Les deux lames mésentéroïdes de la seconde sorte descendent jusqu’au fond de la cavité générale et ne présentent le tissu générateur que dans leur portion supérieure; les cordons pelotonnés dont leur bord est garni acquièrent surtout un développement considérable dans leur portion inférieure.
Les organes reproducteurs sont confondus dans l'épaisseur des lames mésentéroïdes, chacune desquelles renferme une multitude de capsules ovigènes, entremêlées de capsules spermatogènes.
L'organisation de ces animaux n’a été indiquée que d’une manière très-imparfaite par M. Delle Chiaje, et a été étudiée avec détail par M. Haime.
Le genre Moscara de Rénier ne me paraît pas différer du précédent, bien que cet auteur y donne pour caractère d’avoir orifice basilaire ou pore anal situé latéralement. Jusque dans ces derniers temps, on ne pouvait s’en former une idée bien précise, mais grâce à la publication récente des ouvrages posthumes de ce naturaliste, faite par les soins de M. Meneghini, on peut se convaincre que l’espèce type de cette division ne diffère pas notahlement des Cérianthes. L’organe que Rénier considérait comme un intestin allant déboucher au dehors par le pore basilaire, n’est autre chose que les deux grandes lamelles mésentéroïdes dont M. Haime nous fait connaitre la disposition. Du reste, pour ne pas augmenter la confusion qui existe déjà dans cette partie de la nomenclature zoophytologi-
que, nous avons cru préférable de conserver ici le nom de Cérianthe.
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