‹ Histoire naturelle des coralliaires, ou polypes proprement dits;Chapitre 33 sur 337 · SYMPODIUM CORALLOÏDES · texte numérisé non relu

SYMPODIUM CORALLOÏDES

Gorgonia Coralloïdes, Pallas, Elench. Zooph., p. 192. —— Esper, Pflansenthiere. Gorg., pl. 32.

Sympodium Coralloïdes, Ehrenb., loc. cit.

Polypes complètement rétracliles, à tentacules jaunes. Polypiéroïde subéreux et de couleur rouge pourpre.

Cette espèce encroûte la tige de diverses Gorgones et a été considérée par la plupart des naturalistes comme étant l'écorce ou polypiéroïde dermique d'une espèce particulière de ce genre ; mais M. Ehrenberg à constaté qu’elle n'appartient pas aux arbuscules qu’elle recouvre, et qu’elle envahit de la même manière des corps étrangers de diverses natures.

L’Alcyonium gorgonoides d'Ellis et Solander (op. cêt. p. 181, pl. 9, fig. 1 et 2) paraît appartenir à ce genre. L’échantillon décrit par ces auteurs avait été trouvé sur un tube de Sertularien, et provenait des Antilles. Pallas l'avait considéré comme appartenant à cette tige et établissant le passage entre les Sertulaires et les Gorgones. Il l’appelait Sertularia Gorgonia (Elench. p. 158).

Le Symropiom rugrum de M. Ebrenberg (A/cyonum rubrum, Muller, Zool., Danica, vol. 3, p. 2, pl. 82, fig. 1-4. — Anthélia rubra, Blainv., Manuel, pl. 88 B, fig. 7) n’est connu que par les figures et la description succincte que Muller en a données. On le trouve sur les coquilles et les pierres des mers du Nord, et il y forme d'ordinaire des encroûtements minces; mais parfois il devient lobulé, et il pourrait bien être le jeune âge d’un Alcyon proprement dit.

M. Ehrenberg range aussi dans ce genre, sous le nom de Sympodium ochraceum (loc. cit., p. 62), des fragments du polypieroïde dermique, ou écorce de la Gorgonia dichotoma figurée par Esper (op. cèl., Gorg., pl. 14).

Enfin, le même auteur donne le nom de Sympodium roseum (op. cit. p. 61) à une espèce qui habite les Antilles et qui a tes tentacules blancs avec le cœnenchyme rose.

112 ORDRE DES ALCYONAIRES.

Page 1