HYALOPATHES CORTICATA
Antipathes corticata, Lamarck, Hist. des anim. sans vertèb., 1. II, p. 306, et 2e édit. p. 480.
—— Lamouroux, Polyp. flex., p. 574.
—— Dana, Zooph., p. 583.
Polypier dont les branches ne se ramifient que très-peu et dont les ramuscules avortent en général, de façon à ne constituer que des prolongements spiniformes qui sont disposés pour la plupart des deux côtés des branches. Tissu sclérobasique d’une texture fibreuse, mais à surface très-polie.
Océan indien?
Nous sommes porté à croire qu'il faudra ranger dans ce sous-ordre des Zoanthaires Sclérodermés, à la suite des Antipathiens, un Zoophythe très-remarquable des mers du Japon, qui se compose d'un cœnenchyme cortical renfermant un faisceau de baguettes siliceuses très-grèles, tordu en spirale comme une corde dont les brins seraient faits avec du cristal. Le cænenchyme est farci de petites spicules, et porte des tubercules déprimés dont le sommet est perforé et parait être le calice du polype. Souvent l'axe fasciculé se dénude par sa base et se trouve implanté dans une éponge; mais, d'après M. Gray, celle-ci y est étrangère. Je dois ajouter cependant que, suivant M. Valenciennes, ce singulier zoophyte appartiendrait à la famille des éponges.
M. Gray, qui a été le premier à le faire connaître, en à formé le genre Hyaronewa, et y a donné le nom d’Hyalonema Steboldi, en l'honneur du voyageur Siebold qui l'avait rapporté du Japon (1).
(1) Proceedings of the zoological society of London, 1835, p. 63.