TELESTo AURANTIACA
Telesto aurantiaca, Lamouroux, Polyp. flex., p. 254, pl. 7, fig. 6.
—— Blainville, loc. cit., pl. 82, fig. 5.
Polypiéroïdes individuels claviformes, naissant à diverses hauteurs. Couleur orange.
Australie.
TELESro FRUTICULOSA.
Telesto fruticulosa, Dana, ep. cit., p. 632.
Ramuscules trausversaux nombreux et souvent très-courts; polypes de couleur orangée.
Côtes des Etats-Unis d'Amérique.
Le TecestTo LurEs etle T.pELAGIcA de Lamouroux (op. cèl., p.234, Alcyonium pelasgicum, Bose, Hist. nat. des vers, &. KT, p. 131, pl. 30, fig. 6 et 7) ne paraissent différer de l'espèce précédente que par leur couleur, qui est jaune d’or chez le premier, verte chez le second, et par une disposition un peu plus ou un peu moins rameuse, caractère qui varie probablement avec l'âge.
ALCYONIDES. 113
TROISIÈME sous-FAmILLE. ALCYONIENS.
(ALCYONINÆ.)
Alcyonides agrégés, se multipliant par gemmation latérale et restant unis par un cænenchyme très-développé, de manière à constituer des masses simples, lobées ou ramifiées.
La structure du polypiéroïde présente dans ce groupe des différences considérables et fournit ainsi des caractères pour l'établissement de deux seclions, savoir :
1° Les Arcroniens nus, dont le polypiéroïde est d’une structure grenue.
2° Les Accyoniens ARMÉs, dont le polypiéroïde est hérisse de grandes spicules naviculaires.
PREMIER AGÈLE. ALCYONIENS NUS.
Dans ce groupe le tissu du polypiéroïde présente, en général, une épaisseur assez grande et offre une consistance semicartilagineuse, circonstance qui y à fait souvent appliquer le nom de polypier charnu ; mais il doit sa dureté à la présence d’une multitude de petits sclérites noduleux, et non à de grandes spicules naviculaires, analogues à celles en petit nombre el d'un volume médiocre que l’on remarque d'ordinaire à la base des tentacules. Aussi la surface de ce polypiéroïde est-elle simplement granulée et rude au toucher, à peu près comme de la peau chagrinée, el n’est jamais hérissée d’épines, comme nous en verrons dans le second agèle de cette sous-famille.
Les divisions génériques que nous y admeltons peuvent être distinguées entre elles par les caractères suivanis :
{ complètement / lobulé, digité ou subarborétractiles, et rescent.
dont le poly-
LATE piéroïde est étalé en forme de “ps )
ALCYONIENS NUS, SARCOPHYTON , dont les à
Polypes sont
gnon.
semi-rétractiles ; se logeant dans des tuber-
é AMMOTHEA.
cules verruciformes.
NODATCACÉNESR LS ns M de SR XENIA.
114 ORDRE DES ALCYONAIRES.
Genre IX. ALCYONIUM.
Alcyonium, Linné, Systema nature, édit. X, t. I, p. 803, 1758. —— (pars) Pallas, Elench. zooph., p. 242, 1766. ; —— £amarck, Syst. des anim. sans vertéb., p. 38% (1801). —— Cuvier, Règne animal, t. IV , p. 87, 1817, et 2e édit. , t. JE, p. 320.
Mazina, Oken, Lehrbuch der naturgeschichte, t. KL, p. 83, (1815). Lobularia, Savigny (Voyez Lamarck, Hist. des anim. sans vertéb., t. LE, p. 412, 1816, et 2e édit., p. 630).
—— Ebrenberg, Corallenth. des rothen Meeres, p. 57. —— Quoy et Gaimard, Voyage de l’Astrolabe, Zool., t. IV , p. 269. Alcyonium, Milne Edwards, Ann. des sc. nat., 2 série, t. IV, p. 333, —— Johnson, Hist. of Brit. zooph., v. 1, p. 174 (1847). —— Dana, Zooph. (Erplor. exped.), p. 611, 1846. —— Milne Edwards et Haime, Déstrib. méthod. (op. cit., p. 182).
Polypes complètement rétractiles dans un polypiéroïde massif, à tissu sarcoïde, dont la surface est grenue et rude au toucher, mais n’est pas hérissée de spicules naviculaires et dont la partie supérieure se divise en lobes ou en prolongements digitiformes.
Pour plus de détails sur la structure de ces Zoophytes, nous renverrons aux observations que nous avons publiées à ce sujet dans les Annales des sciences naturelles (2° série, t. IV, p. 333, 1835).
Le nom d’Aleyon a été donné à plusieurs de ces Coralliaires, par les naturalistes du xvn° siècle, mais on lappliquait également à des Spongiaires, et c’est en réalité Pallas qui, le premier, la donné à une division générique correspondante à peu près à celle dont il est ici question. Les caractères qu'il assigne à ses Alcyons, et la nature de la plupart des espèces qu'il range dans ce groupe, ne sauraient laisser aucune incertitude à cet égard, bien qu'il y ait introduit quelques espèces d’une structure différente. Savigny a fait mieux connaitre le mode d’organisation de plusieurs de ces Zoophytes, qu'il a retiré du grand genre Alcyon, pour en constituer une division nouvelle, sous le nom de Lobularia, et Lamarck, en adoptant les résultats obtenus par cet habile observateur, a été conduit à ne conserver le nom d’Æ/cyonium qu'à des Spongiaires. Or, c’étaient précisément les véritables Alcyons de Pallas qui se trouvaient ainsi exclus du genre auquel ce nom était réservé, et lorsqu'on a été mieux renseigné sur la na-
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ture de tous ces êtres, on a compris la nécessité d’un retour vers les idées de Pallas. On a donc rendu aux Lobulaires de Savigny le nom d’Alcyon, et on a classé parmi les Spongiaires les corps que Lamarck avait, à tort, désignés de la sorte.
La distinction des espèces est difficile dans l’état actuel de nos connaissances, car jusqu'ici on ne s’est guère occupé que de la forme générale de ces animaux agrégés, et on a négligé examen des caractères histologiques dont on pourra probablement tirer un très-bon parti.
Il est aussi à noter que beaucoup de corps décrits par les auteurs du siècle dernier, sous le nom d’Alcyons, sont les uns des Spongiaires, les autres des Ascidies composées.
$ A. — Polypicroïde dressé, tendant à former des masses arrondies ou digiées, plus hautes que larges.
$ B. — Allongé et subpédonculé ; la portion inférieure plus étroite que le haut, et ne portant pas de polypes.
$C. — Sommet divisé en un petit nombre de digüathons obtuses.