‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animaux (volume 2)Chapitre 171 sur 289 · Lat\'colste DASYrE. — P. dasypus (l · texte numérisé non relu

Lat\'colste DASYrE. — P. dasypus (l

anneau antennulaire armé de quatre grandes dents égales, éloignées entre elles et disposées en carré, et de quatre épines très-petites disposées de même au milieu de V espace occupé par les précédentes. Carapace couverte de tubercules verruqueux, dont quelques-uns ovalaires , et n'ayant guère d'épines que sur la région stomacale. Abdomen lisse , et présentant sur chaque anneau un seul sillon transversal qui s efface presque sur la ligne médiane. Cornes latérales des anneaux abdominaux présentant un petit lobe denticulé vers la base de leur bord postérieur. Pâtes de la troisième paire très-longues. Couleur générale verte, avec des taches blanches irrégulières sur le thorax , et une multitude de petits points blancs sur l'abdomen. Pâtes entièrement vertes. Longueur, environ 14 pouces.

Habite les mers de l'Inde. ( C. M. )

i3. Langouste argus. — P. argus (2).

Anneau antennulaire armé de quatre petites dents coniques assez rapprochées de la ligne médiane , mais dont les deux antérieures sont très-éloignées des deux postérieures. Cornes rostrales extrêmement longues ; carapace très-épineuse ; les épines latérales de son bord antérieur médiocres; une série de petites épines rudimentaires sur la ligne médiane de la région stomacale. Abdomen lisse, et présentant sur chaque anneau un sillon pilifère inter-

(1) Latreille, Collection du Muséum. — Locusta marina? Rhumph , PI. 1, fig. A.

(2) Latreille, Ann. du Muséum , t. III , p. 5q3 ; et Nouv. Dict.

d'hist mit. t. XVII, p. 295. —Olivier, Encycl. t. VIII , p 653 —

Lamarck, Hist. des an. sans yert. t. V, p. 210. — Desmarest ,

Consid. sur les Crust. p. *85.

DES CRUSTACÉS. 3oi

rompu surla ligne médiane. Patesde la deuxième paire un peu plus longues que celles de la troisième paire. Couleur verdâtre tirant sur le violet, maculé irrégulièrement de jaune sur le thorax, fascié de jaune sur les pâtes, et présentant sur l'abdomen une bande jaunâtre transversale près du bord postérieur de chaque anneau , et quelques taches circulaires, dont deux situées sur le deuxième anneau et deux sur le sixième, sont très-grandes et entourées dune bordure verte foncée.

Habite les Antilles. ( G. M. )

Il nous paraît difficile de décider à quelle espèce appartient la Langouste a queue lisse (i), dont Latreille et M. Desmarest parlent, comme ayant été trouvée sur les côtes du Brésil, par Lalande, Voici tout ce que ces auteurs en disent : « Carapace épineuse avec six pointes aiguës en avant , dont quatre disposées en carré au milieu, et une sur chaque orbite. Segmens de l'abdomen, lisses, avec les bords latéraux de chacun crénelés en arrière et unis en avant. Couleur rougeâtre, parsemée de petites taches blanchâtres; pâtes rayées longitudinalement de rouge pâle. »

La Langouste bordée, de MM. Quoy et Gaimard (2), appartient à ce sous- genre, et paraît se rapprocher beaucoup de la Langouste dasype , mais n'a pas été observée avec assez de détail pour être déterminable. Dans la description que ces naturalistes en ont donnée, on ne trouve guère d'indication que surla disposition de ses couleurs.

11 existe , dans la collection du Muséum , une pâte de Langouste

(1) Palinurus lœvicauda , Latreille, Nouv. Dict. d'inst. nat. t. XVII, p. 295. — Desmarest, Consid. sur les Crust. p. i85. — Ces auteurs rapportent à cette espèce lu Langouste figurée d'une manière extrêmement grossière par Pison , sous le nom de Potiquiquya ( Hist. nat. lïrasil.).

(2) Palinurus marginatus , Quoy et Gaimard, Voyage de l'Uranie, partie zoologiq;ue, p. 5'5']) PL 81, et atlas du Dict. classique d'hist. nat. PL 65.

provenant de l'Ile-de-France , et paraissant appartenir à la troisième paire , qui est très-remarquable par sa grande taille, et qui doit faire présumer l'existence de quelqu'espèce gigantesque , dont les naturalistes n'ont pas connaissance. Elle a, en effet, plus de 2 pieds de long.

On a trouvé, dans le calcaire marneux du Monte-Bolca, un grand Crustacé fossile qui appartient évidemment à ce genre, et qui est à peu près de la taille de la Langouste commune ; mais qui n'a pas été rencontré en assez bon état de conservation pour qu'il soit possible d'y assigner des caractères précis (i).

M. Desmarest rapporte aussi à ce genre deux autres espèces de Crustacés fossiles; mais nous ne partageons pas l'opinion de ce zoologiste relativement aux affinités naturelles de ces animaux. Le Palinurus Reglianus (i) nous paraît avoir plus d'analogie avec lesNéphrops qu'avec tout autre Macroure. Et le Palinurus Suerii(i), quoiqu'appartenant bien certainement à cette famille, ne nous semble pas devoir être considéré comme une véritable Langouste, car la disposition des régions de la carapace est très-différente. Le dessus du test , au lieu d'être divisé seulement en deux portions par un sillon profond, situé en avant des régions branchiales ,£est divisé en trois bandes , dont la postérieure est formée par les régions branchiales, l'antérieure par la région stomacale , et la moyenne par les régions hépatiques ou génitales très-développées. Il y a aussi, entre cette dernière portion de la carapace et les régions branchiales , une espèce d'écusson triangulaire qui Représente la région cordiale. Quant à la disposition du rostre, on ne peut pas l'observer, et il nous semble probable que , lorsque ce fossile sera mieux connu , on en formera un genre particulier. Il se trouve dans le Muschelkalk.

Nous croyons devoir ranger aussi dans la famille des Macroures

(i) Voyez Desmarest, Crust. fossiles, p. i3i.

(2) Desmarest, Crust. fossiles, p. l3a, PI. n,fig. 3.

(3) Desmarest op. cit. p. i32, PI. 10, tig. 8 et 9.— Meyer, Nova acta Physico-medica acad. Caesar. Leopoldino-Carolinœ natur. curios. Bonn», i833, t. XVI, pt. 2, p. 517, PI. 38.

DES CRUSTACÉS. 3o3

cuirassés le Macrourites pseudoscyllarus , de Schothein (i), [Crustacé fossile, dont la structure paraît avoir été très-singulière. La carapace est courte, épineuse, et terminée en avant par un petit rostre aplati ; les antennes sont grêles et à pédoncule alongé. Les pâtes de la première paire sont très-grosses et épineuses dans les deux tiers de leur longueur, mais paraissent terminées par une petite main didactyle presque filiforme. Les pâtes suivantes sont courtes, grêles et monodactyles. Enfin l'abdomen est grand , et conforme à peu près comme chez les Langoustes. Un des Macroures fossiles , figurés par Baier (2), se rapproche beaucoup du précédent.

FAMILLE DES THALASSINIENS

ou des Macroures fouisseurs.

Les Crustacés, dont cette petite famille se compose, se ressemblent ip ar leur faciès, et sont remarqua- Lies par l'allongement extrême de l'abdomen et le peu de consistance des tégumens (3) . La carapace est petite et très-comprimée latéralement; en général, elle se termine en avant par un rostre très-court, mais quelquefois en manque complètement; les jeux sont ordinairement petits ; les antennes internes se terminent par deux*; filets mulli-articulés ; les externes s'insèrent en dehors et un peu au-dessous des premières, et leur pédoncule, grêie , cylindrique et dépourvu de lame spinimiforme, ne porte tout au plus qu'une épine mobile très-petite, qui représente cet appendice. La disposition des parties de la bouche varie. Le sternum est

(1) Schlotlieim, Petrifactenkunde, PI. I2; fig. 5.

(2) Oryctographia norica, PI. 8, fig. n%

(3) PI. 25 bis , fig. 5, 1 et iig, 8»

3o4 HISTOIRE NATURELLE

presque linéaire dans toute sa longueur, et ne constitue pas de plastron. Les pâtes antérieures sont grandes ., plus ou moins complètement didactyles et triangulaires entre elles ; celles des paires suivantes se relèvent de chaque côté du thorax. \1 abdomen, comme nous l'avons déjà dit , est très-long , et en général fort étroit ; il est plutôt déprimé verticalement que comprimé latéralement, et les bords latéraux de l'arceau dorsal de ses divers anneaux ne se nrolongent que fort peu , et n'encaissent pas la base des fausses pâtes , comme nous le verrons chez les Salicoques ; enfin , il ne diminue que fort peu de grosseur vers sa partie postérieure. Quant à la structure de ses appendices , elle varie. La disposition de X appareil respiratoire varie également ; tantôt il n'existe, comme c'est l'ordinaire chez les Décapodes, que des branchies thoraciques renfermées sous la carapace dans des cavités spéciales : d'autres fois, au contraire , il existe, outre ces branchies thoraciques, des appendices branchiaux accessoires suspendus sous l'abdomen et fixés aux fausses pâtes (i). Cette différence importante nous conduit à diviser la famille desThalassiniens en deux tribus : les Cryptobranchides et les Gastrobranciiides.

TRIBU DES CRYPTOBRANCHIDES.

Ce groupe comprend tous les Thalassiniens dépourvus d'appendices respiratoires suspendus sous l'abdomen. Leurs branchies sont en général composées de cylindres, réunis en manière de brosse. Les espèces dont on connaît les mœurs habitent dans le sable, où

elles s'enfouissent profondément.

■— il, ■ i

(i)Pl. a5to, fis. 8 et j3,

DES CRUSTACÉS. 3o5

Cette tribu renferme cinq genres , reconnaissables aux caractères suivans •

CRUSTACES. TOME IT.

3o6 HISTOIRE NATURELLE

Genre GLAUCOTHOE. — Glaucothoe (i).

Le genre Glaucothoe établit le passage entre les Paguriens et les Callianasses. Sa carapace est presque ovoïde et ne présente pas de prolongement rostriforme. Les yeux sont saillans , grands et à peu près pyriformes. Les antennes internes sont courtes , cylindriques et coudées comme chez les Pagures ; le troisième article de leur pédoncule est le plus long de tous , et porte à son extrémité deux petits appendices muîti- articulés, très- courts, assez gros, dont l'un est garni de beaucoup de longs poils. Les antennes externes s'insèrent plus bas que les précédentes ; leur pédoncule est coudé, et présente en dessus une petite écaille, vestige d'un palpe. Les pâtes -mâchoires externes sont pédiformes. Le dernier anneau thoracique n'est pas soudé aux précédens. Les pâtes antérieures sont terminées par une grosse main didactyle bien formée, et sont de grandeurs trèsdifférentes. Les pâtes de la deuxième et de la troisième paire sont grêles et très-longues ; celles des deux dernières paires sont , au contraire , courtes et relevées contre les côtés du corps, comme chez les Pagures ; celles de la quatrième paire sont aplaties , assez larges , et imparfaitement didactyles ; le doigt immobile de leur main n'étant formé que par un tubercule peu saillant ; enfin les pâtes postérieures , encore plus petites que ces dernières , sont terminées par une petite main didactyle assez bien formée. U abdomen est étroit , alongé et parfaitement symétrique ; le premier anneau est beaucoup plus étroit que les suivans, et ne porte pas d'appendices ; les quatre segmens suivans , au contraire , donnent attache chacun à une paire de fausses pâtes natatoires assez grandes , formées par un article basilaire , cylindrique et deux lames terminales , dont l'une très-petite et obtuse ,

(1) Edwards, Annales des Sciences naturelles , irc. série, t. XIX, j» 534 — Latreille, Cours d'Entomologie, p. 3^3.

DES CRUSTACÉS. 3û7

l'autre grande, pointue au bout, et bordée de longs poils ciliés. Enfin , la nageoire caudale est de grandeur médiocre; la lame médiane , formée par le septième segment abdominal, est arrondie et ciliée, et les lames externes sont beaucoup plus grandes que les mitoyennes.

On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre : le

Glatcothoê de Péron. — G. Peronii (i).

Tégumens peu solides, carapace lisse; longueur, environ 8 lignes.

Paraît habiter les mers d'Asie. (C. M.)

Il paraîtrait que le genre Prophylace de Latreille (2) se rapproche beaucoup du précédent, et ne devrait peut-être pas en être distingué; ce célèbre naturaliste l'a placé parmi les Pagures , mais semble n'en avoir parlé que d'après des notes incomplètes , car, après la publication de notre genre Glaucothoé, il a été incertain s'il fallait ou non réunir ces deux divisions génériques en une seule.

Genre CALLIANASSE. — Callianassa (3).

Les Callianasses sont des Crustacés , dont les tégumens de toutes les parties du corps, à l'exception des pâtes antérieures, sont d'une mollesse remarquable. La carapace de ces Macroures est très-petite, et n'occupe guère plus du tiers

(1) Edwards, Ami. des se. nat. 2e. série, t. XIX, PI.

(•2) Règne anim. de Guvier, t. IV, p. 78; et Cours d'Entomologie, p. 373.

— Voyez Aim. des Se. nat., 1e. série, t. XIX, p. 337; et Cours d'Entomologie, p. 373.

(3) Cancer, Montagu, Transactions of the Linnean So ùcty, vol.IX.

— Callianassa, Leach , Edinb. Encyclop. ; et Malac. Pod, Brit.

— Desmarest , Consid. sur les Ciust- p. 2o5. — Latr. Piégneanim. de Cuv\ t. IV, p. 87 ; et Cours d'Entomol. p. 378. . — Otto, Mém, des Curieux de la nat. de Bonn, S XIV.

3o8 HISTOIRE NATURELLE

de la Longueur totale du corps ( PI. 25 bis, fig. 1 ) ; elle est arrondie en dessus, et elle est dépourvue de rostre. Les pédoncules oculaires sont remarquables par leur forme : au lieu d'être cylindriques , comme d'ordinaire , ils sont presque lamelleux , et portent, vers le tiers antérieur de leur face supérieure, une petite cornée transparente, circulaire et presque plate. Le pédoncule des antennes intérieures est gros , cylindrique, et presque de môme longueur que les filets terminaux de ces organes. Les antennes externes ne présentent aucun vestige d'écaillé mobile à leur base. Les pat esmâchoires externes sont operculiformes ( fig. 2); leurs deuxième et troisième articles sont très-larges, et constituent, par leur réunion , un grand disque ovalaire, à l'extrémité antérieure duquel se trouve une petite tige formée par les trois derniers articles; enfin ces organes manquent de palpe. lues pâtes antérieures sont grandes, presque Jamelleuses 5 celle du coté droit est extrêmement grande ; ses trois premiers articles sont peu élargis, mais le carpe et la main sont très-dé veloppés, et offrent à peu près les mêmes dimensions et la même forme ; ils sont tous deux très-comprimés , et unis entre eux par un bord droit , de manière à paraître appartenir tous les deux à la main ( PI. 25 bis , fig. 1 ). Les pâtes de la seconde paire sont petites, et se terminent par une petite main didactyle lamelleuse ; celles de la troisième paire sont monodactyles, mais très-élargies vers le bout; leur pénultième article surtout est presque ovalaire, et constitue une sorte de bêche, à l'aide de laquelle ces Crustacés creusent le sable et s'y enfoncent. Les pâtes de la quatrième paire sont aplaties , mais ne présentent rien de remarquable , et celles de la cinquième paire sont grêles et terminées par une main didactyle rudimentaire. V abdomen est très-grand et un peu déprimé ; il s'élargit beaucoup vers son tiers antérieur, et ne descend pas latéralement de manière à encaisser la base des fausses pâtes. La nageoire caudale est très-large ; sa lame médiane est presque carrée , et les quatre lames latérales sont triangulaires et presque aussi larges que la pièce médiane.

DES CRUSTACÉS. 3of)

Le pédoncule des fausses pâtes ( fig. 3) est court, mais les deux lames terminales de chacun de ces organes sont extrêmement grandes. Enfin les branchies sont sublameîleuses , et on en compte dix de chaque côté.

i. C.yllianâsse souterraine. — C. subterranca (i).

Doigt mobile de la grosse pince gros , obtus , el à peine denté en dessous; carpe et mains lisses. Lame médiane de la nageoire caudale très-large, mais beaucoup plus courte que les pièces latérales. Longueur, environ deux pouces.

Habite les côtes de l'Angleterre, de la France et de l'Italie. Se tient enfoncé dans le sable à quelque distance du rivage. Couleur, blanc tirant un peu sur le bleu ou sur le rose , avec une' tache assez intense dans la portion du corps qui correspond au foie et à l'intestin. Téguments d'une grande mollesse. (G. M.)

La Callianassa lalicauda de M. Otto (2) ne diffère pas spécifiquement delà précédente, elle ne nous paraît en avoir été séparée qu'à cause de la forme inexacte donnée par Lcach aux patesmachoires externes de sa C. subterranea.

Le Cancer candidus d'Olivi (3) me paraît être une Callianasse , et pourrait bien être la même espèce que la précédente, mais la figure et la description qu'il en a donnée sont trop incomplètes pour qu'il me soit possible de résoudre la question.

Ci) Cancer subterranca, Montagu , Trans. of the Linn. Soc. vol. IX, PL 3. iig. 1 et 2. — Callianassa subterranea, Leach, Ma lac. Pod. Brit. PI. 3a. — Desmarest, Consid. sur les Oust. p. 2o5, PI. 36 , fig. 2 — Latreille, llègncanim. de Cuvier, t. IV, page 87.— Guérir», Iconog. Crust. PI. 19, tig. /p — Edw. Atlas du Règne an. de Cuvier, Crust. PI. 48, %. 3.

(2) Mém. de l'Acacl. des curieux de la nature de Bonn, t. XIV, PL ai, fig. 3.

(3) Zoologia adriatica , PI. 3, fig. 3.

3lO HISTOIRE NATURELLE

2. Callianasse a crochet. — C. uncinata. (PL 25 lis, fig. i.)

Doigt mobile de la grosse pince très-aigu, recourbé en bas comme un crochet , et armé en dessous dune forte dent ; une grande échancrure entre sa base et celle du doigt immobile, qui est court et pointu. La lame médiane de l'abdomen presqu'aussi longue que les lames latérales. Longueur, environ 5 pouces.

Habite les côtes du Chili. (G. M.)

La Callianassa major de Say (i) paraît se distinguer des deux espèces précédentes par l'existence de granulations sur le carpe, et sur [l'article précédent de la grosse pâte antérieure , ainsi que par la forme de la main , etc. Elle atteint plus de 4 pouces de long.

Habite les côtes des Floridcs.

La Callianassa tyrrhena de M. Risso (2) paraît devoir être considérée comme une Pontonie.

Enfin le Crustacé fossile , qui se trouve dans la formation crayeuse de»Maestricht, et qui a été désigné par M. Desmarest sous le nom de Pagurus Faujasii (3) , appartient au genre Callianasse.

Genre AXIE. — Axia (4).

Les Axies ressemblent beaucoup aux Callianasses et aux Gébies, par la forme générale de leur corps, et surtout de leur carapace , qui est très-comprimée , et terminée antérieurement par un petit rostre triangulaire. Les pédoncules

(1) Crust. of the United States , Journ. of the Acad. of Philadelphia, vol. I, p. 289.

(2) Hist. nat. de l'Eur. mérid, t. V, p. 54.

(3) Bernard l'hermite y Faujas, Hist. de la montagne Saint-Pierre, p. 179, PI. 32 fig. 5, 6. — Pagurus Faujasii, Desmarest, Crust. fossiles, p. 127, PI. 11, fig. 2.

(4) Leach, Trans of the Lin. Soc. vol. XI, et Malac. Pod. Brit. — Latreille, Règne anim.t. IV, p. 87. — Desmarest, Consid. sur les Crust. p. 2o5.

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oculaires sont très-petits , cylindriques, terminés par une cornée hémisphérique. Les filamens terminaux des antennes internes sont presque de la longueur de la carapace. Le pédoncule des antennes externes présente en dessus une petite épine mobile qui représente le grand palpe lamelleux , que nous rencontrerons chez les Salicoques. Lespates-mdchoires externes sont grêles et pédiformes. Les pâtes antérieures sont comprimées, et terminées par une pince bien formée; le carpe est petit. Les pâtes de la seconde paire sont presque lamelleux , et sont également diclactyles ; celles^ des trois paires suivantes sont au contraire monodactyles. V abdomen est un peu renflé vers le milieu, et se termine par une grande nageoire , dont les cinq lames sont à peu près de même longueur. Enfin, le premier anneau de l'abdomen porte une paire de fausses pâtes rudimentaires , et les quatre anneaux suivans sont pourvus chacun d'une paire de fausses pâtes natatoires très-développées , composées chacune d'un pédoncule court et gros , qui , à son extrémité , porte en dedans un petit appendice styliforme , et en dehors deux grandes lames ovalaires , très-larges, et ciliées sur les bords.

AXIE STIRHYKQCE. — A. StirjncllUS (i).

Une petite crête médiane , et de chaque côté une petite crête oblique , s'étendant du rostre sur la partie antérieure de la région stomacale. Doigt mobile des pinces antérieures cannelé. Une touffe de poils de chaque côté, sur les troisième, quatrième et cinquième anneaux de l'abdomen. Lame médiane de la nageoire caudale creusée d'un petit sillon médian , bordé de chaque côte par quelques pointes; une ligne de petites pointes sur les lames mitoyennes. Longueur , environ 3 pouces.

Habite nos côtes. (G. M. )

( i) Leach, Trans. of the Lia. Soc. vol. XI , p. 90, et Mula . Brit tab. 33,-Desm. Consid. sur les Crust^ p. ^ FI. 36 fig. i. -Latrcille, Rè^ne anim. t. IV, p. 88.-Guerin, Iconog. Crust.

6 l'A HISTOIRE NATURELLE

Ge>-re GÉBIE. — Gebia (i).

Les Gébies établissent le passage entre les Thalassines et les Axies ; elles ressemblent à ces dernières par la forme générale du corps et la disposition de la nageoire caudale, et se rapprochent des premières par la conformation de leurs pâtes. La carapace se termine antérieurement par un rostre triangulaire, et assez large pour recouvrir presque entièrement les yeux ; de chaque côté de sa base est une dent qui se continue avec une crête, laquelle forme le bord latéral de la face supérieure de la région stomacale. Les antennes internes sont très-courtes, mais cependant leurs filets terminaux sont plus longs que leur pédoncule. Les antennes externes sont très-grêles , et ne présentent à leur base aucun vestige d'écaillé mobile. Les pales-mâchoires externes sont pédiformes. Les pâtes antérieures sont étroites, et terminées par une main alongée et imparfaitement subchéliforme ; leur doigt mobile est très-grand, et, en se reployant en bas , sa base s'applique contre le bord antérieur de la main , dont l'angle inférieur se prolonge de manière à constituer une dent tenant lieu de doigt immobile. Les pâtes suivantes sont comprimées et monodactyles ; celles de la deuxième paire ont leur pénultième article grand, élargi et cilié en dessous ; celles des paires suivantes sont plus grêles. U abdomen est long et beaucoup plus étroit à sa base que vers son milieu ; il est déprimé , et se termine par une grande nageoire, dont les quatre lames latérales sont foliacées et très-larges. Enfin, le premier anneau de l'abdo-

Pl. î8, fis: 5. — Ectvv. Atlas du Règne anirn. de Cuvicr, Crust. PI 48, %.2.

(î) Cancer, RJontagu, Trans. Lin. soc. vol. ïX..—Gebios et 1 halassina, Risso, Crust. de i\ice. — Gehia et Upogebia, Leach , Edinb. Eneycl. t. VII, etc. — Thalassina, Latreille, Règne an im. ire. éd. t- III. — Gebia, Desmarest, Consid. p. '^o3. — ■ Say, Acad. de Philad. %• 1 — Latreille, Piègne ariim«2e. édit. t. IV, p. §6.

DES CRUSTACÉS. 3l3

jnen porte une paire d'appendices filiformes très-petits, et les quatre segmens suivans donnent naissance à trois paires de fausses pâtes natatoires , composées d'un pédoncule gros et court , et de deux lames o\ alaires à bords fortement ciliés , dont l'extérieure est très-grande et l'autre petite.

Les branchies sont en brosse, et fixées sur deux rangs, saVoir , une au - dessus de la deuxième pâte , et deux audessus des quatre pates antérieures et des pates-mâchoires externes,

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