Penee membraneux. — P. membranaceus
Carapace légèrement carénée dans toute sa longueur ; rostre un peu relevé , lamelleux , très-court ( ne dépassant pas les yeux), armé en dessus de cinq ou six dents assez grosses , et cilié en dessous. Yeux gros et courts. Filets terminaux des antennes supérieures beaucoup plus longs que la carapace ; l'un grêle et cylindrique , l'autre gros , aplati et cilié en dedans. Antennes externes médiocres. Pâtes courtes ; celles de la troisième paire ne dépassant qu'à peine le pédoncule des antennes supérieures. Lame
(i) Supplém. Éntom syst. p. 409.
(u) Risso, Crust. de Nice, p. 98, et Hist. nat. de l'Europe mer. t. V, p. 68.
médiane de la nageoire caudale alongée et armée d'une paire d'épines latérales près de sa pointe. Longueur, environ o pouces. Habite la Méditerranée. (G. M.)
io. Pe>ée crassicorne. — P. crassicornis.
Espèce très-voisine du P. membraneux , mais dont le rostre est droit et armé en dessus de dix à douze dents très-petites, dont les pâtes sont extrêmement longues (celles de la troisième paire dépassant le pédoncule des antennes supérieures, dans une longueur égale à celle de ce pédoncule ) , et dont la lame médiane de la nageoire caudale n'est pas épineuse sur les côtés. Longueur, environ 3 pouces.
Habite les côtes de l'Inde. (G. M.)
î i . Pe>ee stylifere. — P. styliferus.
Rostre styliforme , long , dépassant notablement le pédoncule des antennes supérieures , relevé vers le haut , et armé en dessus de six ou sept petites dents qui en occupent la moitié postérieure; ni dents ni cils sur son bord inférieur. Enfin une petite crête médiane qui s'étend de sa base vers la partie supérieure de la carapace. Yeux gros et courts ; filets terminaux des antennes supérieures grêles , cylindriques, à peu près de même grosseur, et un peu plus longs que la carapace ( le rostre non compris). Pâtes grêles et de longueur médiocre ; celles de la troisième paire ne dépassant que de peu le pédoncule des antennes externes , et beaucoup moins longues que celles de la cinquième paire. Lame médiane de la nageoire caudale alongée et armée de quelques épines très-petites sur ses bords latéraux. Longueur , environ '■, pouces.
Habite les environs de Bombay. (G. M»)
Le Peisée foliacé de M. Risso (i) paraît être une espèce bien distincte de toutes les précédentes, à en juger d'après la figure
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(i) Penœus foîiaceus , Hist. ha tm\ de l'Europe mér. t. V, p. 6y, PI. 2, hg. 6.
qu'il en a donnée. Cette Salieoque aurait le rostre plus long que le thorax, multidenté en dessus et lisse en dessous ; les antennes in* ternes terminées par un filet très-long, et un second rudimentaire ; le palpe des pates-mâchoires externes en forme de plume et excessivement long , et la lame médiane de la nageoire caudale fortement dentée dans toute la longueur de ses bords latérau mais de nouvelles observations nous paraissent nécessaires pour fixer l'opinion des zoologistes relativement à celte espèce , qui , suivant M. Risso, habite les côtes de Nice.
Le Penée très-ponctlè de Cosc (i) a été trop mal observé pour mériter de fixer l'attention ; c'est probablement quelque espèce de Palémon.
Le Penée mabs de M. Risso (2) me paraît avoir été mal observé ; cet auteur y assigne pour caractère : un cartilage en forme de crête charnue , d'un bleu céleste fixé au sommet , d'un rostre petit et bidentelé ; disposition qui semble devoir être attribuée plutôt à quelque circonstance accidentelle qu'à la conformation normale de 1 animal.
Le Penée en crête , que M. Risso (3) décrit dans son dernier ouvrage comme une espèce nouvelle , est évidemment le même animal auquel il avait donné précédemment le nom de Penée mars.
11 nous paraît difficile de se former une idée exacte du Pe.néf. aux longues antennes du même auteur (/,), soit par la description qu'il en donne , soit par la figure bizarre qui s'y rapporte; d'après celle-ci , le palpe des pates-machoires externes serait plus long que
(1) Penceus punctalissimus , Rose, Hist. des Oust. t. II, p. 109, PI. 14, tig. 3. — Latreille, Hist. nat. des Crust. et des Ins. t. YI, p. 2.47, PI. 54, fig. 1 (d'après Rose).
(2) Penceus mars, Risso , Crust. de Nice , p. 97 , PI. 2 , fig. 5. — Desnuirest, Consid. p. 229.
(3) Penceus cristalus , Risso, Hist. nat de l'Europe mérid. t. Y, p. G;.
(4) Penceus anlennanus, llisso, Crust. de JXice , p. 96, PI. 1, fig- 6, et Hist. nat. de l'Europe mérid. t. Y, p. 68. — iJesiuarest, Consid- sur les Crust. p. 276. — Roux, Salicoques. p. 21.
Je thorax, et les lames externes des appendices latéraux de la nageoire caudale seraient à peu près trois fois aussi longues que les lames internes.
Le genre Melicertus , de Raffmesque (1) , paraît différer peu de celui des Penées ; il y assigne les caractères suivans :
Tête rostrée ; antennes intérieures très-courtes ; les externes très-longues, simples, avec l'écaillé de leur base lisse. Les trois premières paires de pâtes didactyles , l'antérieure étant la plus longue.
Le Melicertus tigrinus, qu'il cite comme type de ce genre , est glabre , a le rostre court , dentelé en dessus , non dentelé en dessous , et la queue comprimée et carénée eu dessus (2).
Genre EUPHEME. — Euphema.
Dans ce nouveau genre les pâtes paraissent , comme chez les Mysis , complètement bifides par l'effet de l'alongement considérable du palpe lamelleux, dont tous ces organes sont pourvus à leur base. La forme générale du corps se rapproche beaucoup de celle des Hippolytes. La carapace se termine antérieurement par un rostre très-long , et l'abdomen est coudé vers le milieu ; son second anneau se prolongeant postérieurement en une longue épine , qui se dirige horizontalement en arrière, comme le fait le rostre en avant. Les yeuoc sont gros et courts. La disposition des antennes ne présente rien de remarquable ; celles de la première paire ont, comme de coutume, leur premier article excavé en
(i) Précis de découvertes somiologiques. — Desmarest , Gonsid. sur les Crustacés, p. 2i5.
(2) Voyez Desmarest, Consid. sur les Crust. p. 2i5.
DES CRUSTACÉS. 'i9.l
dessus pour loger les yeux, et elles se terminent par deux filets multi-articulés. Les antennes de la seconde paire s'insèrent au-dessous des précédentes. Les mandibules sont courtes, grosses, peu dentelées et pourvues d'une tige paipiibrme, courte, large et bi-articulée. L'appendice valvulaire des mâchoires de la seconde paire est ovalaire , et ne se prolonge que très-peu en arrière. Les pates-mâchoires des deux dernières paires sont médiocres, pédiformes, et pourvues d'un palpe îamelleux, presque aussi long que leur tige interne; elles portent aussi à leur base un appendice qui représente le fouet, mais qui est membraneux et vésiculeux, à peu près comme chez les amphipodes. Les pâtes thoraciques des trois premières paires sont terminées par une petite main imparfaitement didactyle ; et celles des deux dernières paires sont monodactyles et fortement ciliées , de manière à être plutôt natatoires qu'ambulatoires ; toutes portent à leur base un petit fouet très-court, aussi bien qu'un palpe Iamelleux. Les appendices des cinq premiers anneaux de Y abdomen sont composés d'un pédoncule cylindrique et de deux articles terminaux , comme chez les Saiicoques ordinaires y seulement les lames ne sont pas ciliées. La nageoire caudale ne présente rien de remarquable. Enfin les branchies sont lamelleuses et fixées sur plusieurs rangs de chaque côté du thorax.
Cette division générique ne comprend encore qu'une seule espèce.
EupkÈme armé. — E. annota.
Rostre de la longueur de la carapace , horizontal , armé d'une dent à sa base , et légèrement denticulé le long de son bord supérieur ; une petite épine de chaque côté sur le hord antérieur de la carapace. Antennes internes moins longues que le rostre. Pâtes de la première paire les plus courtes. Epine dorsale du second anneau abdominal longue et acérée ( dépassant l'anneau suivant ) ; une épine très-petite sur le milieu du bord postérieur de chacun des quatre segmens suivans. Lame médiane de la na-
geoire caudale étroite , pointue , et terminée par deux petites épines ; lames latérales étroites et ciliées. Longueur, environ 8 lignes.
Trouvé en mer, dans l'océan Atlantique austral , par M. Reynaud.
Genre ÉPHYRE. — Ephyra (1).
La petite division générique, établie par M. Roux sous le nom d'Ephyre , n'est encore que très - imparfaitement connue, mais paraît devoir prendre place entre les Penées et les Oplophores. M. Roux nous apprend que ses Ephyres ont le corps comprimé latéralement ; la carapace lisse , l'abdomen caréné et le rostre denté ; les pates-mâchoires sont trèsalongées et les pâtes thoraciques portent à leur base un appendice palpiforme ; mais ne paraissent pas avoir de point comme dans le genre suivant 5 les pâtes des deux premières paires sont petites, plus courtes que les suivantes, et didactyîes ; enfin les carpes sont simples. M. Roux ne donne pas d'autres détails sur leur organisation , et rapporte à ce nouveau genre deux Salicoques déjà décrits par M. Risso comme étant des Pandales , savoir :