‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animaux; (volume 3)Chapitre 105 sur 207 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La famille des Cyclbdiétopes correspond h peu près à la section des Arqués telle que M. Latreille Tarait établie dans ses Familles naturelles ; maÎB les limites de ce groupe ne sonlpas tout«à-fâit les mêmes ) et, afin de ne pas augmenter la confusion qui règne déjà dans la science, nous n'avons pas cru devoir y conserver le même nom.

Les Crustacés qui s'y rapportent nous paraissent occuper un degré moins élevé dans l'échelle des êtres qUe les Ozirhynques ^ oar la centralisation de leut système nerveux gangUonriuù'e esi porté moins loin^ et la disposition de cet appareil se rapproche daVan*» tage de ce qui existe chez les Macroures et ches l'em* bryon des Crustacés en général. En effet, les diverê ganglions thoraciques, au lieu d'être soudés en une seule masse solide , oomtnd chec le Maïa , ne forment plus qu'une sorte d'anneau circulaire dont il est souvent facile de distinguer les élétnens cotistituans* Ici les deux moitiés du foie restent distincts et il n'existe pas à ce viscère de lobe médiane; il s étend beaucoup en longueur, et recouvre une grande partie de la voûté de la cavité branchiale, mais ne se prolonge pas autant vers Tab Jomen que dans la famille précédente* La disposition de l'appareil respiratoire est la même que chez les Oxirhynques; on compte toujours de chaque côté sept branchieê ihoraciques et deux inaxil-

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laires réduites à l'état rudimen taire. Enfin, le système générateur ne s'éloigne, sous aucun rapport important, de ce qui eicîstecliez ces derniers Crustacés.

La carapace est presque toujours beaucoup plus large que longue ; quelquefois elle est à peu près circulaire ( i), mais en général elle est beaucoup plus large en avant qu'en arrière, régulièrement arquée dans la moitié antérieure de son contour, et fortement tronquée de cbaque côté dans sa portion postérieure (2). La région stomacale est de grandeur médiocre, et en arrière elle est ordinairement divisée en deux parties latérales par un prolongement presque linéaire de la région s;énitaie, qui s'avance très-loin vers le front. Les régions bépatiques son tau contraire très-développées et s'éten> dent au loin de chaque côté de la stomacale; elles occupent presque toujours au moins la moitié de la portion latérale de la carapace, et ne sont pas dépassées parles régions branchiales, dont la grandeur est médiocre. Le front est transversal et ne s'avance jamais en forme de rostre; en général il est assez large, lamelleux et horizontal. Les bords latéro-antérieurs de la carapace se dirigent très-obliquement en dehors et en arrière, de manière à former avec le front un arc de cercle, et en général ils sont minces et tranchans. Les bords latéro-postérieurs de la carapace forment presque tou* jours un angle bien marqué avec le bord latéro-antérieur et avec le bord postérieur, et il en résulte que la forme générale du bouclier céphalo-thoracique peut, le plus ordinairement, être rapportée à un hexagone dont la moitié antérieure serait arrondie, et dont le

(1) PI. i4 i«, fig. 7, et P). 17, fig. 7.

(3) PI. i«, fig. I, «,9^ 16, et PI. 17, fig. 1

eti3.

diamètre transTersal excéderait en longueur le diamètre antéro-pos teneur. Les orbites sont profondes et dirigées en avant et en haut , leur bord supérieur étant presque toujours moins saillant que l'inférieur. Lesyeujc sont toujours parfaitement mobiles et se reploient en arrière dans une portion post-foraminaire de iWbite qui est assez profonde. Les antennes internes sont toujours logées dans des fossettes creusées sous le front (i) ; leur article basilaire s'étend presque toujours au moins autant en largeur qu'en longueur ou en hauteur, et ne se montre pas sur les c6tés du front, mais reste toujours bien visible au-dessous de son bord inférieur ; enfin , leur tige mobile est toute aussi longue que chez les Oxirhynques. La disposition des an^ tennes externes varie; leur article basilaire sépare toujours la fossette antennaire de l'orbite, mais quelquefois reste complètement libre, tandis que d'autres fois il se soude au front. Uépistome^ comme nous l'avons déjà dit, est très-étroit ; l'espace qu'il occupe conjointement avec les fossettes antennaires (ou région antennaire) n'a pas plus de la moitié de la longueur du cadre buccal , et son bord antérieur n'atteint pas, à beaucoup près, leniveaudubordorbitaire inférieur.LeciM/re b c* cal est au moins aussi large en avant qu'en arrière, et est complètement fermé par les pates-micboires externes, qui ne dépassent pas notablement son bord antérieur. Les régions ptérjgostomiennes de la carapace sont très-développées ; il n'y a point de division bien distincte entre la portion qui correspond au conduit afiérent de la cavité respiratoire et celle qui est située

(])P1. 16, %. 10,11, iS^etc.

ii)6 UlSTQiafi VATUREIiLË

en avAni et en dfi}iOM d'dlo, aÎDsi que cela se remarque éhe^ la plupart des OairhjfBques , et la ligne courbe, qui pést^tedala auture des pièces épémirieiaiea et ter* gales de ce bouclier, se prolonge juaqu au«-dessus de la eisquième pa^e au lieu de s'arrêter près de la troisième. l,Q%patesHnâokoves emterne$[i) présentent en général la même disposition et la même forme que chez les MaYens et les Parthénopiens ; le bord interne de leur portion valvulaire est droit et vient ae joindre à celui du côté opposé; enfin, leur troisième article s« termine en général par un bord droit , et donne attache ï Varticle suivant par son angle interne , qui est tronqué ou écbaacré ; mais quelquefois il se prolonge un peu au devant du peint d'insertion ilu quatrième article, Les autres pièces delaboucberessemblentaussiàcellesdesO^irbynquei. Le plastron $ternal varie dans (sa forme et à^^ ses dimensions; la suture, qui correspond 4 «on apodèqie médiane , occupe au moins les deux derAi^rs anqçau^ du thorax , et s étend souvent sur troif oq quatre de ces segmens ; la selle tureiqu^ posiérhurp est gi^nde et élevée ; enfin les apodèmes sternale^ qui séparent les eellules correspondantes aux pateft-miichoires externes et aux pâtes thoraciques s'avancent pu poipt dVriver presque sur la ligne médiane du corp9, Les pintes de la première paire sont trèn- développées; elles çont toujours beaucoup plus grps^ea que lef suivantes 1 et en génàral plus longues qu'elles ^ presque toujours elles ont au moins uue fois et d^mie la longueur de la portion ppst-frontale de la carapace. Celles de la ser eonde paire ont depuis une fois jusqu'à deux fois et

(i)Pl. 16. fig. 3,4, 17, et PL 17,% 3,6, laele-

t»B6 ci^usfAeii. 36^

quart de la lofigueur de la carapace, et les suivantes sont en général plus courtes; l'article basilaire des postérieures est toujours pçrcé cbez le mâle pour livrer passage aux verges. Enfin, \ abdomen se compose ordioaire?nent de sept articles distincts chez la femelle, et seulement de cinq chez le mâle, mais quelquefois on y compte aussi sept pièces chez ces derniers. Quant aux appendice^ ae cette partie du corps, ils ne différent guéres de ce que nous avons vu dans la famille précédente.

l^es mœurs des Cyclométopes varient beaucoup. Les uns sont essentiellement nageurs et se rencontrent en pleine mer; d'autres vivent près des côtes, mais ne sortent jamais de l'eau ; et d'autres encore vivent presque autant à Vair, sur le rivage, que dans Teau, et se cachent habituellement sous les pierres; enfin , il en est aussi qui se creusent dans le sable une retraite souterraine. On en connaît un assez grand nombre d'espèces fossiles.

Cette famille renferme deux tribus naturelles qu'on peut distinguer de la manière suivante :

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