I. OEHM CARCIN.— Cam«ii5 (i
Ce petit genre établit le passage entre les Cancériens et les Fortunes , et se distingue des uns et des autres par la forme du dernier article des pâtes postérieures qui est aplati et lancéolé, mais cependant très-étroit ( PL 17, fig. 16 ). La carapace se rapproche par sa forme générale de celle des Panopés. Elle est peu bombée , mais assez élevée et notablement plus large que longue. Les bords latéro-antérieurs , qui sont profondément dentés , forment
(1) Cancer. Fab. etc. Carehius. Leach , MaUc — Desm. p. 90. CRUSTACÉS, TOME I. ^8
tkHc le hoitl oïliilaire nue courbure ré^^nlîère qui ne ôfpotjsft pas ie niveau du milieu de )a réf^iou génitale $ les bordi latëro-post<$rieui'l sont ti*ès-loDg6 et niédiocrement obliques. Les i^égions branchiales sont très-développées et arrondies antcrieurement. Le/ront est avancé , horizontal et de largeui* médiocre. Les orbites sont ovalaires et dirigées en avant; on remarque une fissure à leur bord supérieur et une k leur bord infcneur ; Thiatus , qui eiiste a leur angle interne, loge la base de Vantenne tjc terne dont le premier article , t'troit et cylindrîque , arrive jusqu^au front; la tige mobile dé ces appendices est \xk^ longue et s'iusère dans Thiatus orbitaire. Les antennts internas se reploient obliquement en dehors dans leurs fos- Mtfes, qui sont presque ctrcuiaii*eB. Le cadre buccal est un peu plus lai^ge eo arrière qu'en avant, et le. troisième article des pateé-^Hdckoit^s est fortettieat dilaté en dehors et échancré à ses deux angles internes, he plastron sternalest semblable à celui des Fortunes; il en est de même des pâtes, si ce n'est que le tai-se des postérieures est peu élargi et de foriDe lancéolée , tandis que celui des pâtes prébcdentes est stytiforme (PI. 17 , fig. i3 et 16). L'abdomeii du mâle hé se compose que de cinq segmens. On ne connaft encore qu'une seule espèce de ce genre*
Caacin mehade. — C mœnds (i).
Garapacs à régions bien distinctes , légèrement granuleuse en avant. Front terminé par troia lobes arrondis. Denti latéroantérieures très-largeB et i^aties. Une forte épine sor le bord interne du carpe ; mains |Nrésentant en dessus un reboid longitwiinai an^ondi ; pinces asses finement dentées. Tarses des trois
(1) Cancer mœnas. — Baster op. subs. a, p. 19, PI. a. — Pennant, Br. âSoel^t. IV» PI. a, fi^. 3 ( reproduit dans TEncyc. PL 3^3, £g. i). — . Linn. Mus. Lud. Ulr. 436*. — Herbst, PI. 7, fiç. 46. Caratmt mtiHiû)t, Lt^th , Malac. PI. 5.
DCt CRUSTACES. ^35
paires de pieds sniTanles st jlifonnes , gros et ti'ès-lon^ ( enriron une fois et demie aussi longs que rarticle précédent). Longueor, enyiroa a pouces. Couleur verdâtro. (C. M. )
Ces Crustacés «ont trèsi-communs sur nos eAUs ) k marée basse on Ise trouve entre les pierres ou enfoncés dans le sable ; ils courent svr la plage arec rapidité , et peorent être conserrés hors de Teau pendant très*long*tenips sans périr. On les mange I et pendant Tété <m en apporte beaucoup i Paris. Sur les cotes de la Pf onnandie on les appelle des Crdbeê enragés.
II QEniLEVLATYOmQllK^Plaijronichuê{i).
Les Platyoniques ont 'la carapace plps éU'oitc et plus régulièrement conveiLe que celle des auti*es Portpniens ; souvent elle est beaucoup plus longue que large et d'autres fois elle est cii*culaire. (PI. 17 , fig. 7. ) ^ front est trèsétroit et denté ; les bords latéro-antérlenrs sont peu coui^bés et se dirigent presque directement en arrière ; de même que chez les Caroins , les Polybies et la plupart des Poi-tunes , ils sont divisés en cinq dents : les orbites sont peu profondes et dirigées en avant. Lea arUmnn«s inUmes se reploient obliquement eo avant , et leui^ fiiossettes ne «ont que trè»*ini* parfaitement séparées des orbites, (PL 17 , 6g. 8. ) En efibt , la disposition d<« antennes exumep est diftérenle de celle qui se remarque ehe» les Canons , les Portnnes , les Thala* mites et les Lupées $ leur premier article qui est ti^s^petit ne se soude pas au fi*ont » mais reste mobile comme les saU vantes , et s'insère entre le bord orbitaire inférieur et la fossette antennaire. Les /7a/e5-/iiacÀoi>«f externes (iig-9) ne présentent rien de remarquablf , si o^ n'est qM l^r Ifoisième aiticle est plus étroit que chez la plupart des Poi*tuoiens « et s'avance obliquement J4isq4i'««i noyau des fwaettes
(I) Cancer. Liiitt Fabr. «le. PoHunus. Learfi, M^luc. — Desra. p. 89. Pialyoïfichut, Latr. Ëncyc. t. X, p* i5i : Reg. An)iii »'• éU, t IV, p. 36.
antennaires. Le plastron slernal est ovalaire , étroit et très-rétréci postërieurement ( fig. to ); de même que chez les Fortunes , sa suture médiane n'occupe cpie ses deux derniers segmens. hes pâtes antérieures sont médiocres et peu inégales ; elles s'appliquent exactement contre la r^on liuccale, et ressemblent en tout à celles des Fortunes; celles de la seconde paire sont assez longues et ont le tarse aplati, un peu élargi , et de forme presque lancéolée ; le tarse des pâtes suivantes est également un peu aplati , mats plutôt styliforme que lamelleux. Enfin , les pâtes de la cinquième paire sont complètement natatoii^.
5 A. Espèces ayant les dents frontales en nombre impair (V une d elles occupant la ligne médiane)^ et une seule fissure au bord orbitaire supérieur, a. Tarse des pâtes postérieures de forme landoUe.