V. GENRE IKPÈE.— Lupea Leach (a
La plupart des Lupées sont remarquables par l'aplatissement et la grande étendue ti*ansversale de leur carapace (PI. 17, fig. 1 ). En général le diamètre transversal de ce bouclier dorsal a plus du double de sa longueur. Le front est presque toujours étroit et beaucoup moins saillant que le bord inférieur ou l'angle externe de l'orbite ; les bords latéro-antérieurs de la carapace sont au contraire très*longs et fonnent en général , avec le bord antérieur , un segment de cercle très-régulier et très-ouvert; chacun d'eux est aimé de neuf dents plus ou moins saillantes et spini-
(0 Latreille »Eiicyc. t. X, p. 19a. Cancer uavigator7 Herb. t. H . p. i55, PI. 37, fig. 7.
(2)Portunus Fab. — Bosc. Hist. nat. des Crast. t. I, p. aog. — Latr. Hist. nat. des Crnst. et des Insectes, t. VI; Enc7cl. Méthod. t. X, etc. ^Lam. Hist. nat. des Anim. sans vert, t. V. Lupea. Leach. Edinb. Encyc, art. Crastaceology» v. 7, p. 390 , etc. — Desm. Considérations snr les Crast. p. 97. — Lat. Règne animal , a«. cdit. t. IV, p. 33.
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Formes, et dans l'état «ctncl de la Bcîenœ, ce caractère» d'me importance tout^4ait tecoadalre , auffit pour distbi* guer les Lupées de tous les autres Portnniœs. Enfin » la deruièi^ de ces épines est en gkkénl beaucoup plus grandes que toutes les autres et se porte directement en dehors i mais quelquefois elle ne diif^ pas de celle qui la précède. Les orbites sont ovalaires et dirigées obliquement en avant et en haut ; leur paroi inférieure n'arrive pas jusqu'au front, et il existe au canthus interne une lai^e échancrure que remplit l'article basilab*ede L'antenne externe (PI. 17, fig. 2. ) ; au bord supérieur de ces cavités on remarque deux fissures. Les fossettes qui logent les antennes internes sont peu profondes et à peine recouvertes par le front ; la lame verticale qui les sépare entre elles est armée d'une pointe spinifoi'me qui se prolonge souvent au devant du bord antérieur de la carapace; en dehors ces cavités sont complètement séparées des orbites , «t la tige des antennes qui s'y insèrent est assez courte pour s'y reployer en entier. L'article basikire des aneemut extetn€9 m sonde au bord infiérieur de l'angle supérieur et externe du fimnt 1 il a peu de largeur et donne insertion par l'extrémité de ton boi*d interne à la tige mobile formée par des articles anivans, de façon que cette tige, dont la longueur est oonaîdérable , parait naître du canthus interne de l'œil, et que rien ne s'oppose à ce qu'elle se repi<ne en dehors pour se cacher dans h cavité orbitaire. Uêpistimie est extrêmement étroit, et le cadi*e buccal est à peu près carrée, mais en général plus large en avant qu'en arrière. Le troiaième article des pates-mdchoires externes ( PI. 17, fig. 3 ) est assez fortement tronqué en avant et en dedans. Le plastron sternal est pi^esque toujôun assez bombe longitndtnaiement , trèslarge et à peine resserré postérieurement ; sa sutui^e médiane en occupe les trois derniei*s segmens ( fig. 4 }• Les potes de la première paire sont très-grandes ; on y observe toujours un certain nombre d'épines , et les doigts sont allong s et pas . notablement courbés eu dedans. Les pâtes des trois
paires suivantes sont beaucoup moins longues et ont toutes à peu près la mtoie grandeur -, tantôt Tarticle qui les termine est grêle, arrondi, styliforme et en gënéral canelé, d'autres fois il est aplati , lamelleux et natatoire ; dans le premier cas^ ces pâtes paraissent destinées spéciale^ ment à la marche , tandis que dans le second leur disposition est plus favorable à le natation Les pâtes de la cinquième sont ti*ès-fortes et constituent , par Tëlargissement de leurs deux dei^iiers artides , des rames puissantes j le troisième article qui enti*e dans leur composition ( on la cuisse ) , est en générai gros, mais trèsHMiurt , et ne présente presque jamais d'épines comme chez les Thalamites ; enfin* le dernier article est toujours ovalaire. Chez la femelle , Vabdomen ne présente rien de remarquable , seulement sa longueur est ti*èscotisidérable ; chez le mâle sa stracture est la mémt que dans les genres précédensi 6n n'y voit que cinq pinces distinctes, le troisième « le quatrième et le cinquième anneaux étant soudés entre eux , les trois premiers segmens sont toujours très-larges ; mais au niveau du quatrième if y a un rétrécissement biiisque , et les trois derniers sont plus ou moins étraits.
Les Lnpëes sont des GrustacM esstntiellemeDtPélagiens et se rencontrent souvent en pleine mei*. Plusieurs voyageurs en ont vu tu milieu de l'oeéan « n'ayant pour lieu de i*epos que des lucusQottans. La facilite avec laqvtelie ils nagent est extrême ) el « d'après les obiervations de Bosc « il paraîtrait même qu'ils ont la faculté de se soutenir à la suiface de l'eau , dans un état stationnaire et sans exécuter aucun mouvement apparent*
Ce genre peut se ditiaer «A k'ois peiitÉ pompèê SMèndaîres &ciles à disting-ner pkf les earàf^ères sitiv«iM %
AA. Espèces ayant le corps très-épais et bombé en dessus ; les pâtes de la première paire grosses et peu allongées ; la main notablement moins longue que la carapace.
LUPÉES COirVEXES.
J A. Espèces ayant le corps très-comprîmé ; les pâtes de la première paire très-allongées ; les mains presque toujours plus longues que la can^ce.
G. Tarse des pâtes des deusdème, troisième et quatrième paires aplati, lamelleux, et de forme presque lancéolée.
LuPées KAOEU0BS.
B. Tarse des pâtes des deuxième, troisième et quatrième paires étroit et stjliforme.
LVPBES MA&CBBUSIS.
i^'. SouB-genre. Lcpiss coiTTEXEs.
Les Lupées de cette subdivision diffèrent des suîrans par la conrexité de leur carapace et la brièveté de leurs pâtes antérieures , caractère qui les rapprochent des Fortunes ; aussi eat-oe dans ce dernier genre qu'on les a rangés jusqu'ici ; mais c'est avec les Lupées qu'elles ont réellement le plus d'analogie.
Ce sous -genre ne renferme encore qu'une seule espèce.