genre ERIPHIE. — Eriphia (i
Les Eriphies se rapprochent beaucoup des Ruppellies ; mais ils tendent , par la forme générale de leur corps , à établir le passage vers les Thelphuses. Leur carapace (PI. 16, fig. 1 6 ) est bien moins élargie et plus quadrilatère que chez les autres Cancériens ; sa longueur dépasse de beaucoup les deux tiers de sa largeur , son bord fronto-orbitaire occupe plus de la moitié et quelquefois même plus des trois quarts de sa largeur, et ses bords latéro-antérieurs, dirigés presque directement en arrière, ne décrivent qu'une faible courbure et ne se prolongent que peu. Les orbites sont conformés comme dans le genre Ruppellie ; mais l'espace qui sépare leur bords de l'article basilaire des antennes externes est très-considérable (PI. t6, fig. 17); cet article est peu développé, et n'occupe pas le quart de l'espace compris entre la fossette antennaire et le canthus interne des yeux ; au contraire , la tige mobile des antennes externes est beaucoup plus développée que chez les Ruppellies , et s'insère à peu de distance de la fossette antennaire. Du reste , les Eriphies ne diffèrent pas essentiellement de ces derniers Cancériens.
(1) Cancer. Fabr. Herb. etc. Eriphia. Latr. Reg. Anim. iTe. édit t. III , p. 18, etc. — Desm. p. 125.
§ A. Espèces ayant les mains tuberculeuses . a. Front armé d'épines.