LàNCODSTE DÂSTPE* —P. dasypus (l
anneau aniennulaire armé de quatre grandes dents égales^ éloignées entre elles et disposées en carré, et de quatre épines très-petites disposées de même au milieu de V espace occupé parles précédentes. Carapace couverte de tubercules yerruqueuz , dont quelques - uns ovalaires , et n'ayant guère d*épines que sur la région stomacale. jibdomen lisse , et présentant sur chaque anneau un seul sillon transversal qui s* efface presque sur la ligne m^^i/a/K?. Cornes latérales des anneaux abdominaux présentant un petit lobe denticulé vers la base de leur bord postérieur. Pâtes de la troisième paire très-longues. Couleur générale verte, avec des taches blanches irrégulières sur le thorax , et une multitude de petits points blancs sur l'abdomen. Pâtes entièrement vertes. Longueur, environ 14 pouces.
Habite les mers de l'Inde. ( C. M. )
i3. Langouste aecus. — P. argus (2).
Anneau antennulaire armé de quatre petites dents coniques assez rapprochées de la ligne médiane , mais dont les deux antérieures sont très-éloignées des deux postérieures. Cornes rostrales extrêmement longues ; carapace très^pineuse ; les épines latérales de son bord antérieur médiocres; une série de petites épines rudimentaires sur la ligne médiane de la région stomacale. Abdomen lisse, et présentant sur chaque anneau un sillon pilifère inter-
(1) Latreille , C6llection du Moséam. — Locusta marina ? Rbnmph, PI. i,fig. A.
(a) Latreille, Ann. du Maséam , t. III , p. SgS ; et Nouv. Dict. d'hist nut. t. XVII, p. agS. —Olivier, Encycl. t. VIII , p 653.— Lamarck, Hist. des an. sans vert. t. Y, p. ajo. ^-Oesmarest, Consid. sar les Gnut. p. ]C^.
DES CI|l178TACÉS. 3ot
rompu'surla ligne médiane. Patesde la deuxièmepaire un peu plus longues que celles de la troisième paire. Couleur verdâtre tirant sur le violet, maculé irrégulièrement de jaune sur le thorax, fascié de jaune sur les pâtes , et présentant sur labdomen une bande jaunâtre transversale près du bord postérieur de chaque anneau , et quelques taches circulaires , dont deux situées sur le deuxième anneau et deux sur le sixième « sont très-grandes et entourées d une bordure verte foncée.
Habite les Antilles. (CM.)
Il nous paraît difficile de décider à quelle espèce appartient la Langouste a queue lisse (i)« dont Latreille et M. Desmarest parlent* comme ayant été trouvée sur les côtes du Brésil, par Lalande* Voici tout ce que ces auteurs en disent : « Carapace épineuse avec six pointes aiguës en avant , dont quatre disposées en carré au milieu* et ime sur chaque orbite. Segmèns de Fabdomen> lisses > avec les bords latéraux de chacun crénelés en arrière et unis en avant Couleur rougeâtre, parsemée de petites taches blanchâtres ; ' pâtes rayées longitudinalement de rouge pâle. »
La LiNGotsTE BORDÉE* de MM. Quoy et Gaimard (2)* appartient à ce soûs- genre , et paraît se rapprocher beaucoup de la Langouste dasype , mais n'a pas été observée avec assez de détail pour être déterminable. Dans la description que ces naturalistes en ont donnée* on ne trouve guère d'indication que sur la disposition de ses couleurs.
Il existe* dans la collection du Muséum* une pâte de Langouste
(1) Palinurus /cpwcau£?tf, Latreille, Nouv. Dict. d^hist. nat. t. XVII, p. 395. — Desmarest, Consid. sar les Crast. p. i85. — Ces auteurs rapportent a cette espèce la Langouste figurée d'une manière extrêmement grossière par Pison , sous le nom de Potiquiqujra ( Hist. nat. Brasil.).
(3) Palinurus marginatus , Qaoy et Gaimard, Voyage de l'Uratiie^ partie zoologiqae, p. 53;, PI. 81, et atlas du Dict. classique d'hist. nat. PI. 65.
ÎO'k HISTOIRE HATQRÉLLE
proYenant de l'Ile-de-France ^ et paraissant «ppartedir k la troisième paire , qui est très-remarquable par sa grande taille^ et qui doit faire présumer l'existence de quelqu'espèce gigantesque, dont les naturalistes nont pas connaissance. Elle a, en efiet» plus de s pieds de long.
On a trouvé, danë le calcaire inameûz du Monte-Bolca, un grand Gnistacé fossile qUi appartiëtit évidemment a ce genre , et qui est à peu près de la taille de la Langouste commune ; mais qui n'a pas été rencontré en assez bon état de conservation pour qu'il soit possible d'y assigner des caractères précis (i).
M. Desmarest rapporte aussi à ce genre deux autres espèces de Crustacés fossiles; mais nous ne partageons pas l'opinion de ce zoologiste relativement aux affinités naturelles de ces animaux. Le Palinurut Reglianus (i) nous paraît avoir plus d'analogie avec les Néphrops qu'avec tout autre Macroure. Et le PiilinurusSuerii^i)^ quoiqu'appartenant bien certainement à cette famille, ne nous semble pa&devoir être considéré comme tme véritable Langouste, car la disposition des régions de la carapace est très-différente. Le dessus du test y au lieu d'être divisé seulement en deux portions par un sillon profond , situé en avant des régions brancbiales , est divisé en trois bandes > dont la postérieure est formée par les régions branchiales, l'antérieure par la région stomacale , et la moyenne |>ar les régions hépatiques ou génitales très-développées. Il y a aussi, entre cette dernière portion de la carapace et tes régions branchiales , une espèce d'écusson triangulaire qui représente la région cordiale. Quant à la disposition du rostre, on ne peut pas l'observer, et il nous semble probable que , lorsque ce fossile sera mieux connu, on en formera un genre particulier. 11 se trouve dans te Muschelkalk.
Nous croyons devoir ranger aussi dans la famille des Macroures
(i) yoyes Desmarest, Grust. fossiles, p. i3i.
(2) Desmarest, Crust. fossiles, p. i32, PI. ii, fig. 3.
(3) Desmarest op. cit. p. i32, PL lo, %. 8 et 9. — Meyer, Nova acta Physico-medica acad. Gcsar. Leopoldino-Gatolin» natar. carios. Bonn», i833, t. XYI, pt. a, p, Si;, PL 38.
durasfës le Maermrit^s pttudoi^ltarus , df Schothein (i), Grustace fo88ile« dont la ttructure paraît ayoir été très-singulière. La carapace est courte^ épineuse « et terminée en avant par un petit rostre aplati ; les antennes sont grêles et à pédoncule alongé. Les pâtes de la première paire sont très-grosses et épineuses dans les deux tiers de leur longueur, mais paraissent terminéel par une petite main didactyle presque âlifbrme. Leé pâtes suivantes Soxlt courtes* grélet et monodaetyles. £tifiii l'abdomen est grand > et ccmfonne k peu près comme éhei les Langoustes* Un des Ma^ croulres fossiles , figurés par Baier (i)« se rapproche beaucoup du précédente
FAMILLE DES THALASSINIENS
Où Die MaCkOURte Foui^Et^në.
Lei Crtt«tacé« , dont irrite petite famille se dôin« pose, se resseâtblent •pAtlent/adieê^ et sortit remarquables par rallongement extrême ie I abdomen et lè péû de consistance des tégumetis (3)<La carapace est petite et irès^comprimée latéralement ; en général , elle se termine en avant par un rostre très-court, mais quelquefois en manque complètement ; les jeux sont or-=dinairement petits ; les antennes internes se terminent par deux filets multi-articulés ; les externes s'insèrent en dehors et un peu au-dessous des premières, et leur pédoncule , grêle , cylindrique et dépourvu de lame spimmiforme^ ne porte toutau plus qu'une épine mobile tà'ès-pe&ite ^ qui représeiite cet appendice. La disposition des parties de la bouche Tarie. Le sternum est
1 Tinin ^ III I ■« If III lin II II» ■ .11 ti n .111*1 »« r nri-ti r nTTfwifirrTi-wf yT"
(I) 8eMotlK>»,retnfoeteiik«iièéy Pi. t^, fig. $« (a) Oryctographia norica, Pi. 9^ Sg« jp« (3) PL a5 bis , Eg. 5, i et %• é;
'3o4 HISTOIRE -NATURELLE
presque linéaire dans toute *sa longueuf, et ne constitue pas de plastron, hespates antérieures sont grandes^ plus ou moins complètement didactjles et triangulaires entre elles; celles des paires. suivantes, se relèvent de chaque côté du thorax. \J abdomen^ comme nous l'ayons déjà dit , est très-long , et en génféral fort étroit; il. est plutôt déprimé verticalement que comprimé latéralement , et les bords latéraux de larceau dorsal de ses divers anne^aux ne se prolongent que fort peu, et n'encaissent pas la base des fausses pâtes , comme nous le verrons chez les Salicoques ; enfin , il ne diminue que fort peu de grosseur vers, sa .partie pos.térieur^. Quant à la structure de ses appendiqes , elle varie. La disposition de V appareil respiratoire varie également; tantôt il n'existe, comme c'est l'ordinaire chez les Décapodes, que des branchies thoraciques renfermées : sous la carapace dans des cavités spéciales : d'autres fois, au cop traire 9 il existe, outre ces branchies thoraciques, des appendices branchiaux accessoires suspendus sous l'abdomen et fixés aux fausses. pates.d). Cette dijQTérence importante nous conduit à diviserla famille des.Thalassiniens en dieux tribus : les Gryftqrranciuides çt les Gastrobranchides.
TRIBU DES CRYPTOBRANCHIDES.
Ce groupe comprend tous les Thalassiniens dépourvus d'appendices respiratoires suspendus sous l'abdomen. Leurs branchies sont eu général composées decylindres, réunis en manière de brosse. Les espèces dont on connaît les mœurs habitent dans le sable, où elles s'enfouissent profondément.
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(i)Pl. 25Wj, fig. 8etj3.
DES GRUSTACBS* 3o5
Cette tribu renferme cinq genres , reconnaissables aux caractères suivans -
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