‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animaux; (volume 5)Chapitre 211 sur 265 · SiCTONiE LiNOiFÈas. n- 1^. [lancifer · texte numérisé non relu

SiCTONiE LiNOiFÈas. n- 1^. [lancifer

Cette espèce ne nous est connue (}ue par la description et la figure qn en a données Olivier, mais nous paraît différer d^ deux espèce^ précédentes par le nombre de dçntelure^ d^ la cairène dorsale de la carapace. On en compte cinq ou si^ eu arrière du niveau de l'origine des yeux, tandis que che? 1^ précédentes il n'en existe que deux ou trois,

Le Crustacé fossile , désigné par Schlotlieim sous le nom de Macrourites J'uciformis {^) , nous paraît etrq intermédiaire entre les Sicyonies , les Palémons et les Hippolytes , mais devoir prendre place dans la tribu des Penéens. La carapace est très-courte , et suruiQutée d'une crête médiane dentelée qui en occupe toute la longueur, et qui se termine antérieurement par un petit rostre infléchi et dentelé en dessus. L'abdomen parait être également caréné en dessus : enfin , les pâtes des trois premières paires sont didactyles ; mais celles de la première et de la troisième paire sont grêler.

(1) Krabben, t. II, p. 176, Pl. 43, fig. 3.

(2) Palemon carinatus , Olivier, Encyclop. t. VIII, p. 667. — Sicjroniacariuataj Edwards, Annalas des»cien. uat. i'^^. série, t. XIX,

p, 344, PI. 9.%- 44.

(3) Palemon lancifer, Olivier, Encycl. t. Vï, p. 664, Pl. 3|7, %. 2.

(4) Petrefactenkunde , Pl. 2 , fig. 2.

tandis que celles de la seconde paire sont très-grosses , quoique de longueur médiocre. Il devra probablement former le type d'un genre pai^ticulier.

GEîfRB PENÉE. — Penœus (1).

LesPenées sont remarquables par la forme comprimée de leur corps (2) , par la brièveté de leurs antennes internes, et pai' la conformation de leurs pâtes.

Leur carapace est garnie en dessus d'une crête médiane plus ou moins longue , qui se continue en avant avec un rostre à peu près droit, lamelleux et dentelé ; on y remarque de chaque côté, près de l'insertion des antennes supérieures , une grosse dent et un sillon longitudinal, courbe, qui circonscrit latéralement la région stomacale , et donne naissance, vers son milieu, à un autre sillon oblique qui descend le long de la partie antérieure de la région stomacale ; presque toujours il existe aussi une épine au point de jonction du sillon stomacal et du- sillon de la région branchiale , et quelquefois on voit une petite crête entre le pi^mier de ces sillons et la crête basilaire du rostre, hesyeux sont gros et arrondis Le premier article des antennes supérieures est très-grand et excavé en dessus, de manière à former une cavité qui loge les yeux ; son bord externe est armé d'une dent, et son boixl interne porte un petit appendice lamelleux et cilié qui se recourbe en haut et en dehors (3). Les deux derniei»s articles du pédoncule sont cylindriques et très-courts ; enfin ces organes se terminent par des filamens dont la longueur varie. Les antennes externes ne présentent rien de remar-

(i) Squilla, Rondelet. — Astacus , Seba. — Cancer y Forskael , Herbst, Linné. — Penœus, Fabricias, Snppl. Ent. syst. — Bosr, t. IL — Palemony Olivier, Encycl. méth. — Penœus, Latreille , Lamarck, Leach, Desmarest, Roux, etc.

(2) Voyez Vi. 25, fig. i.

(3) PL a5, fig. a.

4l2 HISTOIRE NATURELLE

quable. Les mandibules sont poui*vues d'un palpe lamelleux très-large (1). Les pates-mâchoires des deux dernières paires portent un palpe foliacé très-long et multi-articulé , et sont pourvues aussi d'un appendice flabelliforme qui remonte entre les branchies (2) ; les pates-mâchoires externes sont longues, grêles et pédiformes. Les pâtes thoraciques des quatre premières paires sont également pourvues d'un fouet qui remonte dans la cavité branchiale comme chez les Écrevisses, et à la base de toutes les pâtes on trouve un petit appendice lamelleux, analogue au palpe des pâtesmâchoires (3) ; mode de conformation qui rappelle celui -pix>pre à la plupart des Stomapodes. Les pâtes des trois premières paires sont terminées par une petite main didactyle, et augmentent progressivement de longueur d'avant en arrière. Les pâtes des deux dernières paires sont monodactyles et de longueur médiocre. JJ abdomen est extrêmement grand et très-comprimé ; sa moitié postérieure est surmontée d'une crête médiane plus ou moins marquée. Les fausses pâtes sont plus encaissées par les lames latérales de l'abdomen , et se terminent par deux lames ciliées d'inégale grandeur. La nageoire caudale est grande, sa lame médiane est triangulaire, et creusée en dessous d'un sillon médian. Enfin les branchies sont disposées en faisceaux comme chez le Homard ; elles sont au nombre de dix-huit de chaque côté , et entre chaque faisceau se trouve l'appendice flabelliforme de la pâte située au-dessous.

(1) PI. 25. fig. 3.

(2) PI. a5, fig. 4 et 5.

(3) PI. 25, fig. 6.

§ I , Espèces aj^ani les antennes terminées par des filets très-courts, ^ Un sillon médian s étendant de la base du rostre au bord postérieur de la carapace.

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