‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animaux; (volume 5)Chapitre 220 sur 265 · Penée membraneux. — P, memhranaceus (i · texte numérisé non relu

Penée membraneux. — P, memhranaceus (i

Carapace légèrement carence dans toute sa longueur ; rostre un peu relevé , lamelleux , très-court ( ne dépassant pas les yeux), armé en dessus de cinq ou six dents assez grosses , et cilié en dessous. Yeux gros et courts. Filets terminaux des antennes supérieures beaucoup plus longs que la carapace; Tun grêle et cylindrique , l'autre gros , aplati et cilié en dedans. Antennes externes médiocres. Pâtes courtes ; celles de la troisième paire ne dépassant qu'à peine le pédoncule des antennes supérieures. Lame

(i) Sapplém. Ëntom. syst. p. 409.

(2) Risse, Crast. de Nice, p, 98, et Hist. nat. de l'Europe mér. t. V, p. 68.

4l9 UISTOUI lfATVAtU«E

médiane de la nageoire caudale alongée et armée d'une paire d'épines latéralea pria de sa pointa. Longueur, environ 3 pouces. Habite la Méditerranée. (C. M.)

io« Psifii eutMcoiiii, ^ P. ffa/nVemi/.

Espèce trefr-Yoisjne du P. membraneux , mais dont le rostre est droit et armé en dessus de dix à douze deuts très-petites, dont les pâtes sont extrêmement longues ( celles de la troisième paire àépassant le pédoncule des antennes supérieures, daus UU9 longueur égale à celle de ce pédoncule ) , et dont la lame médiane de la nageoire caudale n'est pas épineuse sur les côtés. Longueur, environ 3 pouces.

Habite les côtes de Vlnde. (G. M.)

1 1 . PiifiE tf tlipAu. -^ p. ifyliflntê.

Rostre styliformei long « dépas8«iut notableoient lepédououle

des antennes supérieures , relevé vers le haut , et armé en dessus de six ou sept petites dents c|ui en occupent la moitié postérieure; ni dents ni cils sur son bord inférieur. Enfin une petite crête médiane qui s'étend de sa base vers la partie supérieure de la carapace. Yeux gros et courts ; filets terminaux des antennes supélieures grêles , cylindriques, à peu près de même grosseur, et un peu plus^longs que la carapace ( le rostre non compris). P9tes grêles et de longueur médiocre \ celles de la troisième paire ne dépassant que de peu le pédoncule des antennes externes » et beaucoup moins longues que celles de la cinquième paire. Lame médiime de la nageoire caudale alongée et armée de quelques épines très-petites sur ses bords latéraux. Longueur» environ 4 pouces.

Habite les environs de Bombay. (Q. M»)

Le Penée foliacé de M. Risso (i) paraît être une espèce bien distincte de toutes les précédentes , à en juger d'après la figure

(i) Penœus foliaceus f Hist, natur. de l'Europe mér. t. V, p. 6û, PI. a, fig.6. *^ '' ^

»£• CRUSTACÉS. ^l^

qu'il en « donn^. Cette Salicoque aurait le rûsfo^ plus long que le thorax, multidenté en dessus et lisse en dessous ; les antennes internes terminées par un filet très-long, et un second nidimen* taire ; le palpe des pates-mâchoires externes en forme de plume et excessivement long , et la lame médiane de la nageoire caudale fortement dentée dans toute la longueur de ses bords latéraux ; mais de nouvelles observations nous paraissent nécessaires pour fixer Topinion des zoologistes relativement à cette espèce , qui , suivant M. Risso, habite les côtes de Nice.

Le Petiêe très-pomctcé de Bosc (i) a été trop mal observé pour mériter de fixer Tattention ; c*est probablement quelque espèce de Palémon.

Le PBHiB MÀfts de M. Risso (a) me paraît avoir M mal observé ; eet auteur y assigne pour caractère : un cartilage en forme de crête charnue , d'un bleu céleste ^xé au sommet , d'un rostre petit et bidentelé; disposition qui semble devoir être attribuée plutôt à quelque circonstance accidentelle qu • la conformation •normale de Tanimal.

Le Pekée em crête , que M. Risso (S) décrit dans son dernier ouvrage comme une espèce nouvelle , est évidemment le même animal auquel il avait donné précédemment le nom de Penée mars.

11 nous paraît difficile de se former une idée exacte du Pênes AUX LONGUES ANTENNES du même auteur (4), soit par la description qu'il en donne , soit par la figure bizarre qui s'y rapporte; d après celle-ci , le palpe des pates-mâchoires externes serait plus long que

(i) Penœus punetaUssimus , BosCj Uist. des Grust. t. II > p. 109,

Pl. 14, fig. 3. — Latreille, Hist. nat. des Crust. et des lus. t. VI, p. 247» PI- 54, fig. I (d'après Bosc).

(a; Penœus marsy Risso , Crust. de Nice , p. 9^ , PL 5 , fig. 5. — Desmarest , Consid. p. 2*^9.

(3) Penœus cristatus , Risso, Hist. nat. de TEurope oiérid. t. V, p. 67.

(4) Penœus antennarius^ Risso, Crust. de I^ice, p. 96, Pl. a, fig. 6^ et Hist. nat» de l'Europe mérid. t. Y, p. 63. — Desmarest, Consid* sur les Crust. p. 2*26. - Roux, Salicoques, p. ai.

le thorax, et les lames externes des appendices latéraux de la nageoire caudale seraient à peu près trois fois aussi longues que les lames internes.

Le genre Melicertus , de Raffinesrjue (1) , paraît différer peu de celui des Penées ; il y assigne les cai*actères suiyans:

Tête rostrée ; antennes intérieures très-courtes ; les externes très-longues, simples, avec récaiJle de leur base lisse. Les trois premières paires de pâtes didactyles, Fantérieure étant la plus longue.

Le Melicertus tigrinus, qu'il cite comme type de ce genre , est glabre , a le rostre court , dentelé en dessus , non dentelé en dessous , et la queue comprimée et carénée en dessus (2) .

Genre EUPHÈME. — Euphema.

Dans ce nouveau genre les pâtes paraissent , comme chez les Mysis , complètement bifides par TefFet de Talongement considérable du palpe lamelleux, dont tous ces organes sont pourvus à leur base. La forme générale du corps se rapproche beaucoup de celle des Hippolytes. La carapace se termine antérieurement par un rostre très-long , et l'abdomen est coudé vers le milieu; son second anneau se prolongeant postérieurement en une longue épine , qui se dirige horizontalement en arrière, comme le fait le rostre en avant. Les yeux sont gros et courts. La disposition des antennes ne présente rien de remarquable ; celles de la première paii*e ont, comme de coutume, leur premier article excavé en

(i) Précis de découvertes somiologiqaes. — Desmarest, Gousid. sur les Crustacés, p. ai 5.

(2) Voyez Desmarest, Gonsid. sut les Grust. p. ai5.

dessus 'pour loger les yeux , et elles se terminent par deux filets multi-articulés. Les antennes de la seconde paire slnsèrent au-dessous des précédentes. Les mandibules sont courtes, grosses, peu dentelées et pourvues d'une tige palpiforme , courte , large et bi-articulée. L'appendice valvulaire des mâchoires de la seconde paire est ovalaire , et ne se prolonge que très-peu en arrière. Les pates-mâchoires des deux dernières paires sont médiocres, pédiformes, et pourvues d'un palpe lamelleux, presque aussi long que leur tige interne; ' elles portent aussi à leur base un appendice qui représente le fouet, mais qui est membraneux et vésiculeux, à peu près comme chez les amphipodes. Les paies thoraciques des trois premières paires sont terminées par une petite main imparfaitement didactyle ; et celles des deux dernières paires sont monodactyles et fortement ciliées , de manière à être plutôt natatoires qu'ambulatoires ; toutes portent à leur base un petit fouet très-court , aussi bien qu'un palpe lamelleux. Les appendices des cinq premiers anneaux de V abdomen sont composés d'un pédoncule cylindrique et de deux articles terminaux , comme chez les Salicoques ordinaires ; seulement les lames ne sont pas ciliées. La nageoii^e caudale ne présente rien de remarquable. Enfin les branchies sont lamelleuses et fixées sur plusieurs rangs de chaque côté du thorax.

Cette division générique ne comprend encore qu'une seule

ËDPBÈME ABMÉ. — E, armaia.

Rostre de la longueur de la carapace , horizontal , armé d'une dent à sa base , et légèrement denticulé le long de son bord supérieur ; une petite épine de chaque côté sur le. bord antérieur de la carapace. Antennes internes moins longues que le rostre. Pâtes de la première paire les plus courtes. Épine dorsale du second anneau abdominal longue et acérée ( dépassant l'anneau suivant ) ; une épine très-petite sur le milieu du bord postérieur de chacun des quatre segmens suivans. Lame médiane de la na-

geoire caudale étroite, pointue, et terminée par deux petites épinef ; lamei latérales étroites et ciliées. Longueur, environ S lignes.

Trouvé en mer, dans l'océan Atlantique austral , par M. Key* naud.

Gbwre ÉPHYRE. — Ëphyra (1).

La petite division générique , établie par M. Roux sous le nom d'Ephyre , n*est encore que très - imparfaitement connue, mais paraît devoir prendre place entre les Penées et les Oplophores. M. Roux nous apprend que ses Ephyres ont le corps comprimé latéralement ; la carapace lisse , Tabdomen caréné et le rostre denté ; les pates-mâchoires sont trèsalongées et les pâtes thoraciques portent à leur base un appendice palpiforme ; mais ne paraissent pas avoir de point comme dans le genre suivant ; les pâtes des deux premières paii'es sont petites , plus courtes que les suivantes , et didactyles j enfin les carpes sont simples. M. Roux ne donne pas d'autres détails sur leur organisation , et rapporte à ce nouveau genre deux Salicoques déjà décrits par M. Risso comme étant des Pandales , savoir :

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