‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animaux; (volume 5)Chapitre 231 sur 265 · Mrsis |.oifG|qoRi(^. -r- M* lon^icçirnii^ (PL · texte numérisé non relu

Mrsis |.oifG|qoRi(^. -r- M* lon^icçirnii^ (PL

Roftro tr4iK)oiirt. Antennas internes longues; lear pédoncule grêle et très-alongé. Appendice lamellenx des antennes externes pointu au bout et cilié sur ses deux bords. Lame médiane de la nageoire oaudale ciliée plutôt qu'épineuse sur les çôtés^ se rétrécissant gradH«ll«ment tots 1» bout, et terminées par une points obtuse ; les quatre lames latérales assez larges à leur base , maif extrêmement étroites dans leurs deux tiers postérieurs. Longueur, environ 6 lignes.

Trouvé à Naples.

4* Myw commun. — M. vulgarii (i).

Rostre médiocre ; antennes internes courtes, ayant leur pédoncule conformé comme chez le M. spinuleux. Appendice lamelleux des antennes externes comme chez le M. lougicorne ; lames latérales et mitoyennes de la nageoire caudale diminuant graduellement de largeur depuis leur base jusqu'à leur extrémité. Longueur , environ i pouce. Couleur grisâtre.

Habite les côtes de l'Irlande.

S. Mysis fscntàl. •— M, fiontalù.

Rostre grand et dépassant notablement les pédoncules oculaires ; pédoncules des antennes externes grêles et très-longs ; appendice lamelleux des antennes externes arrondi et un peu élargi au bout, et sans cils sur le bord externe . Lames delà nageoire caudale con« formées comme dans l'espèce préçideAt« , wm pliu alongées^ IXKigaeur, environ i pouce.

Habite les côtes de Nice. «

(1) Thompson , op. cit. p. 3o, PL 4) fig. i-ia» :

460 HISTOIRE NATUREI.LE

Le Mtsis entier (i), décrit par Leacb , n*est que très-imparfaitement coimu ; tout ce que nous en savons c'est que la lame médiane de la nageoire caudale est sans échancrure comme dans les espèces précédentes , que sa longueur n'est que de 4 lignes, et que sa couleur est grisâtre, avec des pointes brunes et rousses.

11 habite les côtes de l'Ecosse.

Le Cancer ocuiatus d'Othon Fabricius (s) appartient à ce genre ; mais il nous paraît impossible de décider à quelle espèce il doit se rapporter.

Le Mjrsit plumomt de M. Risso (3) ne peut appartenir à ce groupe ; mais il serait difficile de deyiner à quel genre il appartient.

Genbb CYNTHIE. ^Cynthia (4).

M. Thompson a donné le nom générique de Gynthia a des Crustacés qui ont la plus grande analogie avec les Mysis, mais qui s'en distinguent par l'existence d'appendices branchiaux fixés aux fausses pâtes abdominales, par la structure de ces derniers organes , et par quelques auti^es caractères.

Le corps des Cynthies est grêle , et de mémej forme que chez les Mysis; la carapace est plus petite que chez ces derniers Crustacés, et se termine antérieurement par un petit prolongement rostral. En arrière elle laisse à découvert un certain nombre des anneaux thoraciques. Les yeux sont gros et courts, de longueur médiocre. Les antennes de la

(i) Mysis integer^ Leach , Transs. of the Linn. soc. vol. XI , p. 35o. — Desmarest, loc. oit — Mysis scotius , Thompson, op. cit. p. 3o.

(a) Fanna Groenlandica , p. 245, fig. x , A, B. — ^^Herbst, PI. ^4 , ûf^. 5 et 6. (D'après Oth. Fabricius.) — Mysis ocuiatus , Latreitle, Hist. des Grust. t. YI, p.a85, PI. 56, fig. a et 3(daprèsFabriçias). — Lamarck, Hist. des anim. sans vert. t. V, p. 200.

(3) Crustacés de Nice , p. 116.

(4) Thompson , Zoological researches.

première paire sont èxcavées à leur base pour faire de la place aux yeux; leur pédoncule est gros, et leurs filets terminaux au nombre de deux. Les antennes de la seconde paire s'insèrent au-dessous des précédentes comme chez les Mysis , mais sont beaucoup plus petites ; l'appendice lamelleux qui en recouvre la base est moins long que le pédoncule des antennes supérieures. La conformation de l'appareil buccal est à peu près la même que chez les Mysis ; la tige palpiforme des mandibules est très-gi^ande, et les mâchoires de la seconde paire sont lamelleuses , et divisées du côté interne en plusieurs lobes. Suivant M. Thompson les huit paires de membres qui font suite aux mâchoires doivent toutes être considérées comme des pâtes natatoires ; mais nous ne partageonspas cette opinion, et nous croyons que la première paire de ces organes appartient encore à l'appareil buccal, et constitue des pâtes -mâchoires; en effet, ces appendices , quoique plus alongés que chez les Mysis , sont de même reployés en dedans au-dessous des mâchoires, et leur branche interne se termine par un article élargi qui est propre à retenir les alimens pendant la mastication, tandis que les pâtes se terminent par un petit ongle crochu; la branche moyenne ou palpe de ces pates-mâchoires est conformée comme chez les Mysis , mais le fouet ou branche externe qui, chez ces derniers, constitue une grande lame membraneuse , paraît manquer complètement. Les membres thoraciques de la première paire diffèrent aussi un peu des six dernières paires de pâtes ; ils sont plus élargis et se terminent par un article lamelleux dont les bords sont ciliés;, mais néanmoins, à raison de leur longueur et de leur position , ils doivent être considérés comme servant à la locomotion , et ils nous fournissent un nouvel exemple de la manière graduelle dont le passage se fait entre des animaux chez lesquels les mêmes organes se modifient dans leur structure pour servir à des usages différents. Chez les Cynthies le nombre des pâtes thoraciques s'élève donc à sept paires ; du reste, par leur structure et par leurs fonctions, ces organes

46ll HISTOlm KJlTVRKUE

ne (Merent pas notablement de ceux dei Mym ç leun itnx branches sont également très-déveioppées , seulement le pé* nultième artide de la tige interne est plus fort, ne se ré» trécit pas vers le bouti et n'est pas annélé de façon à parai* tre multi-artioulé » et Totigle terminal est plus gros. Nous ne connaissons pas la conformation des appendices , qui eitis-^ tent probablement aux pâtes postérieures chez les femelles^ et qui » selon toute apparence » doivent remplir les mêmes fonctions que chez les Mysis ; chei les mâles on remarque à la base des pâtes postérieures une petite lame qui repré* sente Tappendice flabelliforme. h'abdonwn est conformé comme chex les Mysis» si ce n'est que hs fausses pâtes, fixées aux cinq premiers anneaux, sont très <^ développées» et de même forme que ches les Salicoques) chacun de ces tnem*» bres se compose d'un ai^icle pédonculaire très - gros , et de deux longues lames multi-articulées et ciliées sur les bi»*^« Enfin, il existe aussi des appendices bNinchiauJS d'une ibi^me particulière , attachés à l'extrémité des pédoncules de ces fausses pâtes en arrière des lames terminales ; ces appen^ dices consistent en un cylindre membraneux bifurqué près de sa base , et dont chacune de ses branches s'eUroule sur elle-même (t).

€es Crustacés sont tous de très-petite taille, et paraissent avoir les mêmes mœurs que les Mysié $ car on les trouve souvent ensemble. On n'a observé encore que des mâles, et il serait bien possible que , lorsqu'on connaîtra les deux s^œsi on soit obligé de modifier les caractères assignés à ce genre.

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