DES
ATOMÉTOPES.
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1 ment du piastre Loubi.ntraTersJ"''"»""- Ibasilaire des p4 Irieures, et se ^ I suite dans un o * ^^^ I versai du sternu
Tribo
des
GrxpsoÏdiens-
CRUSTACÉS, TOME II, p
DES GKUSTACES. J
par leur organisation. Un certain nombre de Catomè* topes sont complètement terrestres; d'autres vivent habituellement sur la plage et s'y creusent des terriers ; la plupart sont d'une agilité extrême , et il eu est qui établissent leur demeure dans l'intérieur de la coquille de divers mollusques bivalves , comme nous aurons , du reste , l'occasion de le voir plus en détail par la suite.
Le groupe des Gatomètopes renferme plusieurs types d'organisation assez distincts pour motiver sa division en six tribus naturels qu'on peut cary tériser analy tiquement delà manière indiquée dans le tableau ci-joipt. Les Tbelphusiens et les Gonoplaciens établissent le passage entre cette famille et la précédente , et semblent appartenir h deux séries parallèles formées l'une par les Thelphusiens, les Gécarciniens, les Ocypodiens et les Pinnotbériens ; l'autre par les Gonoplaciens et les GrapsQïdiens : les premiers sont pour la plupart plus ou moins terrestres 5 les seconds , au contraire 9 ne sortent que rarement delà mer.
TRIBU DES TBELPHEUSIENS.
Les Tbelpheusiens ont beaucoup d'analogie avec les Cancériens, et ils établissent évidemment un passage entre ces Crustacés et les "Gécarcinîens.; en effet, la forme générale de plusieurs d'entre eut diffère peu de celle des Eriphies, et la disposition des organes de la génération est la même que dans les deux familles précédentes ; mais la structure de leur appareil respiratoire, et d'autres caractères que le zoologis te ne peut négliger, les éloignent àè te^ groupes naturels , et ne permettent pas de
8 HISTOIBE NAÏUKELLE
les séparej des Gatomètopes. Ainsi , chacune des cavités branchiales occupe environ le tiers de la carapace et s'élève en voûte à une distance très-considérable des branchies. Quelquefois la membrane qui la tapisse est couverte de végétations spongieuses. Les branchies sont , il est vrai , au nombre de neuf de chaque côté, savoir : deux réduites à l'état de vestiges et fixées aux pates-màchoires , et sept couchées sur la voûte des filancs comme chez les Cyclomètopes ; mais leur texture est plus molle, et elles se dirigent en arrière 4e manière à recouvrir la presque totalité de la ▼oûte des flancs, disposition qui ne se rencontre que dans la famille des Gatomètopes.
La carapace des Thelpheusiens (PI. i4 bis^ fig. 9, et PI. 18, fig. i4 ) est peu ou point bombée, et notablement plus large que longue; son bocd antérieur est droit et occupe environ les deux tiers de son diamètre triansversal ; enfin ses bords latéraux décrivent toujours une courbure régulière et assez forte, he front est, notablement plus large que la portion antérieure du cadre buccal et plus ou moins recourbé en bas. Les jreux ont un pédoncule gros et court, dont la longueur n'est jamais plus du double du diamètre, et dont la face inférieure est occupée par la cornée dans environ la moitié de sa longueur. Les orbites sont ovalaires et présentent toujours à leur angle interne un hiatus étroit, rempli par l'antenne externe (PI. 18, fig. i5). Les antennes internes sont horizontales^ et en général presque entièrement cachées par le front qui ne laisse entre son bord inférieur et l'épistome qu'un espace linéaire. L'article basilaire des antennes externes pénètre dans l'hiatus qui occupe l'angle interne de
Forbite , et sépare cette cavité des fossettes antennai* rcs; du reste, il est peu développé, et la tige mobile qui en nait dans le même biatus est très-petite. L'apistome ( fig, 1 5 ) est presque linéaire et placé sur le même niveau que le bord inférieur de l'orbite. Le cadre bucceU est presque aussi large en avant qu'en arrière , et le quatrième article des pates-mâchoires externes s'insère tantôt à l'angle interné ( fig. 1 8 ) , tantôt au milieu du bord antérieur de l'article précédent (fig. i6}, et d'autrefois à son angle externe. Les pâtes antérieures sont beaucoup plus fortes et presque toujours plus longues que les suivantes; elles ne sont que peu ou point comprimées . Les pâtes de la troisième paire sont les plus longues de toutes , mais elles n'ont pas deux fois la longueur de la portion post-frontale de la carapace , et elles se terminent comme les autres par un tarse styliforme. Le second article de V abdomen du. mâle recouvre la portion correspondante du plastron sternal^ans toute sa largeur, et s'étend jusque sur l'article basilaire des pâtes postérieures. Enfin , les appendices abdominaux de la seconde paire cbez le mâle sont filiformes vers le bout, et au moins aussi longs •que ceux de la première paire.
Les Thelpheusiens présentent des particularités de mœurs très-remarquables. Tous ceux dont les babitudes sont connues vivent dans l'intérieur des terres , près du bord des fleuves ou dans les forêts bumides. Ils ont beaucoup d'analogie avec les Gécarciniens. On en connaît trois genres faciles à distinguer aux caractères suivans :