Gélasime LUisAirTB. — G. nitidus (a
Espèce fossile qui paraît très -voisine du G. maracoani, mais qui a les bords latéraux de la carapace tout- à-fait lisses et le front terminé par une pointe aiguë très -courte.
On ignore le gisement de ce Grustacë. (G. M. )
(1) Latreille , Collection du Maséam.
(q) Gonoplace luisante, Desmarest , Nouv. Dict. d'hist. nat. a«. éd. t. VIII, p. 5o5. — Gelasime luisante t ejasdem, Uist. nat des Crustacés fossiles^ p. 206, PI. 8, iig. 7 et 8.
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TRIBU DES GONOPLACIENS.
Dans cette petite iribu la carapace est carrée ou rhomboïdale et beaucoup plus large que longue ; son bord postérieur (mesuré entre la base des pâtes de la cinquième paire) égale presque toujours la moitié de son diamètre transversal, tandis que dans la tribu précédente , de même que cbez les Gyclométopes et la plupart des Oxyrhinques , la longueur de ce bord n'est que d'environ le quart de la plus grande largeur de la carapace, l^e front est peu incliné et trèslarge ; il ne se recourbe pas en bas de manière à se réunir dans presque toute sa largeur à l'épistome, comme cela se voit cbez les Ocypodiens , et il est égal aux deux tiers du cadre buccal mesuré dans le point de sa plus grande largeur. Les pédoncules oculaires sont en général très-allongés et assez menus ; leur longueur égale souvent cinq ou six fois leurdiamètre, et la cornée qui les termine est toujours petite ; enfin l'angle externe de l'orbite occupe ordinairement l'extrémité latérale de la carapace. Les antennes internes sont toujours borizonlales , parfaitement à découvert et logées dans des fossettes bien distinctes des orbites. Les antennes externes sont disposées à peu près comme dans la tribu précédente. Uépistome est souvent placé à quelque distance en arrière du bord orbitaire inférieur, caractère qui se rencontre toujours cbez les Cyclométopes , et n'existe que très-rarement dans la famille des Gatométopes. Le cadre buccal est en général plus large à son bord antérieur qu'à sa partie postérieure , et le quatrième article des pates-mdchoires externes s*insère presque toujours à l'angle
DES CHUSTACÊS. 5?
interne de l'article précédent, he plastron stemal est très-large ; il est quelquefois perforé pour le passage des i^erges ; mais en général ces organes s'insèrent comme dans les familles précédentes à l'article basilaire des pâtes postérieures, et se logent ensuite dans un petit canal transversal creusé dans le plastron sternal au point de réunion de ses deux derniers segmens , canal qui leur sert de gaine jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au-dessous de l'abdomen. La longueur des pâtes antérieures varie ; elle est quelquefois très-considérable , et celles de la troisième ou quatrième paire, qui sont toujours les plus longues parmi lesbuit dernières , ont à peu près deux fois et demie la longueur de la portion post- frontale de la carapace ; elles sont toutes grêles et terminées par un tarse styliforme. Enfin , Vahdomen de la femelle est très-large , et recouvre presque tout le plastron stemal ; mais celui du mâle est au contraire très-étroit, et au lieu de s'étendre jusque sur l'article basilaire des pâtes postérieures , laisse à découvert une portion assez considérable du plastron stemal entre son bord externe et la base de ces mêmes pâtes. Il est aussi à remarquer que dans la plupart des cas son second anneau est tout>à< fait linéaire, tandis que les autres sont assez développés.
Cette tribu ne se compose que d'un très-petit nombre de Crustacés , qu'on peut distribuer en quatre genres ainsi qu'il suit :
Pédoncules oculaires très-courts. Bord fronto-orbiiairé n oc- 1 Cttpant ({a^environ la moitié do diamètre transversal de la carapace.
Pédoncules oculaires longs. Bord j fronto-orbitaire oc- y cupant la presque to-C talité du diamètre \
Quatrième article des pâtes- mâchoires externes inséré à l'angle interne de larticle précédent.
' Front très-étroit, n'occupant qu'environ le cinquième du diamètre transversal de la carapace. Pédoncules oculaires très-longs et grêles.
Troisième article des, pates-mâcboîres externes beaucoup
Quatrième article
transversal de la ca- \^^^ pates-mâchoires /moins grand que le | rapacé.
externes s'insérant à/ précédent, l'angle externe ou au\
milieu du bord an térieur de l'article précédent.
Front occupant environ le tiers du bord | antérieur de la ca- ^ rapace. Pédoncules i oculaires ^ros et del longueur moyenne. , Troisième article desj pates-mâchoires ex-i ternes à peu près de
. même grandeur que I
\le second.
Genre Pseudorhombile , — Pseudorhombila ( i ) .
Le Crustacé qui nous a fourni le type de ce nouveau genre est très-remarquable en ce qu'il tient le milieu entre les
(1) Thelpheusa? Latr. Collect. du UvLS.—MœUa, Latr. Encyc. t. X, p. 706.
Gancëriens et les Gonoplaces. En effet , la foime de sa carapace se rapproche de celle des Panopés et de quelques autres Gancériens , car elle est légèrement arquée en avant , et entre les orbites et les bords latéraux il existe une por» tion assez considérable de son contour qui se recourbe en arrière à la manière du bord latéro -antérieur de la carapace des Gyclométopes j mais cependant sa forme générale est celle d'un rhombe y et son bord postérieur occupe plus du tiers de son diamètre. Le corps est très-épais et très -élevé antérieurement. Le front est presque horizontal et divisé en deux lobes tronqués très-larges. Les j^eao:, les antennes , ï épistome et les pates-^mâchoires externes présentent la même disposition que chez les Crabes. Le plastron sternal est beaucoup plus large que long et assez fortement courbé d'avant en arrière ; à sa partie postérieure , qui est très-large, on remarque de chaque coté , chez le mâle ^ un canal d'un calibre assez grand , qui loge les verges dont Torigine se voit à la base des pâtes postérieures. Les pâtes antérieures sont très-fortes et très-longues chez le mâle j les suivantes ne présentent rien de remarquable , si ce n'est que celles de la seconde paire sont presque de même longueur que celles de la troisième paire , et que ces dernières sont un peu plus longues que les suivantes. Quant à la forme des appendices de \ abdomen du mâle , elle diffère peu de ce que nous avons vu chez les Xanthes, etc.
Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce.