‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animaux; (volume 5)Chapitre 67 sur 265 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

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pliquer exactement contre la région buccale. Quant à la forme des autres pâtes , elle est variable.

Les Crustacés que nous réunissons dans cette famille ont jusqu'ici été dispersés dans plusieurs divisions différentes. Ainsi , dans la métbode adoptée par Latreille dans la plupart de ses ouvrages, les Leucosiens forment utie famille désignée sous le nom d'Orbiculaires ; les Galappes sont réunis aux OEtbre» dans la famille des Cryptopodes, à cause des prolongeni en 8 latéraux de leur carapace ; les Orithyies et les Matutes sont confondus avec les Portuniens , parce que leurs tarses sont élargis ; les Hépates et les Mur« cies sont placés à côté des Crabes, auxquels ils ressemblent eilectivement par la forme de leur carapace ; et les Dorippes sont rangés dans une autre famille , celle des Notopodes, qui se compose principalement de divers Décapodes Anomoures. Tous ces Crustacés ont cependant entre eux la plus grande analogie de structure; plusieurs, il est vrai, établissent le passage vers la famille des Gyclômètopes , et d'autres semblent conduire vers la section des Anomoures; mais nous croyons qu'on ne peut , sans rompre les liaisons naturelles, séparer entre eux nos Oxystoraes. Quant aux caractères d'après lesquels Latreille a établi lesfamillesdes Cryptopodes et des Notopodes, ils ne nous paraissent pas assez importans pour servir de base à des divisions pareilles.

Nous établirons dans la famille des Oxystomes quatre tribus naturelles reconnaissables aux caractères suivans.

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TRIBU DES CALAPPIRNS.

Les Oxystomes dont se compose ce groupe ont la carapace tantôt circulaire , tantôt très- élargie, et toujours plus ou moins bombée (PI. i5, fig. 12, et PI. 20 5 fig. I et 3). Le front est de largeur médiocre , et les bords latéraux de la carapace minces et plus ou moins dentelés. Les antennes externes sont petites , mais bien distinctes ( PL 20, fig. 2 et 7). Les pâtes externes sont fortes , comprimées , courbées de manière à s'appliquer contre la région buccale, et armées en dessus d'une crête plus ou moins élevée (PI. 20, fig. i et 3). Enfin, les ouvertures par lesquelles l'eau arrive dans les cavités respiratoires, sont disposées de la manière ordinaire au devant de la base des pâtes antérieures , et le nombre des branchies est normal.

Nous rangeons dans ce groupe les genres Galappe, Platymère , Mursie, Orithyie, Matute et Hépate, dont les principaux traits caractéristiques sont résumés dans le tableau suivant.

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Genre CALAPPE.

Les Calappes sont des Crustacés faciles à reconnattre du premier coup d'œil par leur carapace (PL 20, fig. i) fortement bombée en dessus, arrondie en avant et trèslarge en arrière où el'e se prolonge de chaque côté, de façon à former, au-dessus des pâtes des quatre dernières paires, une voûte mince et inclinée, sous laquelle ces organes peuvent se cacher complètement, lue front est étroit et triangulaire ; les orbites petits et presque circulaires ; les yeux gros et courts. Les antennes internes sont de grandeur médiocre et se reploient presque verticalement sous le front. L'article basilaire des antennes externes est très-large et logé dans une échanci ure de l'angle interne de Torbite; il n'atteint pas jusqu'au front et porte l'article suivant à la partie interne de son bord antérieur; enfin la tige mobile de ces appendices est courte et grêle. Il n'y a point d'épistome distinct; le cadre buccal se termine antérieurement par une espèce de canal longitudinal qui arrive jusqu'au bord des fossettes antennaires, et qui est divisé en deux gouttières distinctes par une lame longitudinale très-saillante, s'étendant depuis ces fossettes jusqu'à la lèvre supérieure; les pales - mâchoires externes n'occupent pas cette portion terminale de l'espace bucal , mais elle est recouverte et transformée en deux canaux par un prolongement de l'appendice latéral des pates-mâcholres antérieures qui est lamcUeux et s'avance jusqu'au bord des fossettes antennaires; les canaux ainsi formés servent à conduire au dehors l'eau venant des branchies. Les pâtes - mâchoires extérieures ressemblent beaucoup à ceihs des Périmèles ; leur branche externe a la forme ordinaire et leur troisième article , presque aussi large en avant qu'en arrière , est échancré à l'extrémité de son bord interne pour donner insertion à l'article suivant qui est grand et à découvert. Le plastron sternal est très-étroit et formé de deux plans inclinés réunis sur la

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ligne médiane, de façon à constituer une large gouttière longitudinale très -profonde; la selle turcique postérieure est très-grande et la voûte des flancs presque verticale. Les pâtes de la première paire sont très-grandes, mais disposées de manière à s'appliquer exactement contre la hancbe , et à se cacher presque entièrement sous la partie antérieure du corps ; la main est toujours très-comprimée et surmontée en dessus d'une crête très-élevée ; enfin les pinces sont médiocres, maculées en dedans et trèî>-inclinées en bas. Les pattes suivantes sont grêles et de longueur médiocre ; elles ne dépassent que de peu les prolongemens clypéiformes de la carapace , et se terminent par un article styliforme et cannelé. Enfin, on compte sept articles distincts à l'abdomen de la femelle , et seulement cinq chez le mâle , les trois que précèdent le pénultième étant soudés entre eux.

J A. Espèces ayant le bord postérieur de la carapace presque droit et armé de dents, a. Point de dent médiane sur le bord postérieur de la carapace»

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