I. TaicHODACTYLB CARRÉ. — T. quadrata
Carapace lisse ; ses bords latéraux un peu relevés. Pâtes médiocres. Tarses cylindriques, allongés et couverts d'un duvet court et serré. Longueur, i pouce.
HabiteleBrésil. (G. M.)
TRIBU DES GÊCARCINIENS.
La tribu des Gçcarciniens est un des groupes les plus remarquables de la classe des Crustacés , car elle se compose d'animaux à branchies qui sont cependant • essentiellement terrestres, et qu'on peut même faire périr d'asphyxie en les tenant long-temps submergés. On
(1) Latr. Encyc. t. X, p. 7t)5.
(à) Latr. Collection da Maséam» ^ Trichodactylus Jiuviatilis , ejnsdem Encyc. t. X , p. 7o5.
DHS GBUSTAGES. ij
les distingue facilement des autres Gatométopes a leur carapace ovalaire transversalement très-élevée et bombée en dessus (PL i8, fig. i ). Les régions branchiales sont en général bien distinctes et trèsrenflées en dessous; elles occupent environ les deux tiers de sa surface. Le front est à peu près aussi large que le cadre buccal , et fortement recourbé en bas. Les orbites sont ovalaires, médiocres et très-profondes. Les bords latéraux de la carapace sont trèsarqués, et décrivent en général presque un demicercle. Les antennes internes sont logées sous le front , et se reploient transversalement dans des fossettes étroites et souvent presque linéaires (PL i8, fig. 2). La disposition des antennes externes varie; il en est de même pour les pates-màchoires; tantôt leur quatrième article s'insère à Tangle externe du précédent et reste à découvert comme chez les Ocypodiens , tantôt se cache en entier sous sa face interne. Les pâtes de la première paire sont longues et fortes; les suivantes sont également robustes et longues-, le tarse est pointu et quadrilatère. Enfin Tabdomen du mâle est reçu dans une fosse profonde du plastron sternal , et son second article atteint presque toujours la base des pâtes postérieures ; en général^ il est si long, qu'il arrive jusqu'à la base de la bouche; et les appendices cachés au-dessous sont remarquablement gros.
Les branchies ne sont souvent qu'au nombre de sept, savoir : cinq fixées à la voûte des flancs, et deux, à Tétat rudimentaire, cachées sous la base des précédentes et prenant naissance des pates-mârhoires ; mais, dans d'autres espèces, on en compte de chaque côté neuf, comme d'ordinaire. La cavité respiratoire
CKUSTACKS, TOME H. * ^
{8 HISTOIRE NATUREJLLE
est très-grande et s élève en une voûte trèa-élevée audessus des branchies , de façon qu'il exisle au*âessus de ces organes un grand espace vide. La membrane tégumentaire dont elle est tapissée est aussi très* spongieuse, et forme quelquefois le long du bord inférieur de la cs^vité un repli d'où résulte une espèce de gouttière ou d>uge longitudinale propre à contenir de l'eau lorsqi^e l'animal reste e:(posé à l'air.
Les Géçarciniens, qu.e dans nos colonies on désigne $QUS les noms «le Tourlouroux, de Crabes de terre^ etc., h^btent les parties chaudes des deux hémisphères, et ont d^3 mœurs très-remarquables, car, au lieu de vivre daAs l'eau comme les Crustacés ordinaires, ils sont terrestre^ et quelques-uns d'entre eux périssent même a^e« promptement par la submersion. La plupart se ti^fnnent d'ordinaire dans les bois humides, et se cacl^ent dans les trous qu'ils creusent dans la terre ; mais le* localités qu'ils préfèrent varient suivant lea espèces» les unes vivent dans les terrains bas et xnaréçageux qui avoisinent la mer, d'autres sur les collines boisées , loin du littoral, et à certaines. époques ç^s dernières quittent leur demeure habituelle pour gagner la mer., On rapporte même qu'alora ces Crustacés se réuxûssent en grandes bandes , et font ainsi d^s voyages très-longs , sans se laisser arrêter par awun obstacle, et en dévastant tout sur leur passage. I1& se nourrissent principalement de substances végétale$ et j^nt nocturnes ou crépusculaires. C'est surtout lors des pluies qu'ils quitteatleurs terriers , et ils courent avec une grande rapidité. Il paraîtrait que c'est à l'époque de la ponte qu'ils se rendent à la mer et . qu'ils y déposent leurs œufs: mais nous ne connaissgns aucune observation bien positive à cet égard.
DXS CRUSTACÉS. 19
Pendant la mue ils restent cachés dans leurs terriers.
On trouve dans les ouvrages de Rochefort ( Hist. nat. des Antilles) , de Feuillée (Observ. faites sur les côtes d'Am^ique), de Labat (nouv. Voy. aux îles d'Amérique^ t. II) , de Brown ( Hist. of Jamaica ) , et de plusieurs autres voyageurs qui ont visité les Antilles, beaucoup de détails sur les moeurs des Crabes de terre ; mais en général les espèces ne sont pas assez bien distinguées par ces naturalistes pour qu'on puisse les déterminer avec certitude.
La tribu des Gécarciniens , ou Crabes de terre , se compose de quatre genres faciles à distinguer pat les caractères suivans t
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DES CRUSTACES. 21
Gehbe UCA. — J7ca(i).
Le genre Uca établit à quelques égards le passage entre les Ocjpodes et les autres Gécarcîniens , car la disposition du front et des pates-mâchoires externes se rapproche de ce que l'on voit chez les premiers , tandis que IVusemble de l'organisation est la même que chez les Gécarcins. La cara^ pace est beaucoup plus large que longue , déforme ovalaire et très-élevée. Le front est pius^troit que chei les autres Gécarciniens , trèâ-incliné et presque semi-cii'culaire. Les orbites sont assez grandes et ouvertes en dehors au-dessous de leur angle externe. Les /ossetces antérieures sont ovalaii*es , petites et séparées par un petit prolongement triangulaire de Fépistome. L'antenne externe occupe le canthus orbita ire interne. Le cadre buccale, la forme d'un rhomboïde. Le deuxième et le troisième article des pates-mâchoires externes (PI. 18, fig. 7) sont quadrilatèi*es , à peu près de même grandeur, et se terminent du côté interne par un bord droit; le quatrième article s'insère à l'angle externe du précédent et s'applique contre son bord antérieur. Les pâtes ne présentent rien de particulier, si ce n'est que les pinces sont UD peu élargies au bout et faiblement creusées en cuillère , et que les tarses sont aplatis , non épineux et à peu près de même forme que chez les Ocypodes. Il n'y a que cinq branchies thoraciqaes, et la membrane ^que tapisse la voûte de la cavité branchiale se replie en bas et au dedans de façon à former à sa partie inférieure une soite de gouttière ou d'auge.
Ces Crustacés vivent à terre , mais on ne connaît pas les particularités de leurs mœurs.
(1) Cancer, Herbst, etc. — - Geearcinus, Latr. Nony. Dict. d'hiit. nat. a*, éd. — Desmarest, Gonsi4- fur les Crnst. p. 114. •— Vca, Leach, Latr. Re^. anim. V» éà, t. III, p. 18. *^£nryc. méth. t. X, p. 685, etc.
sa nifTOim nàtvhills