‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animauxChapitre 185 sur 376 · Akilocre Rissonien. — A. Rissoniana (i · texte numérisé non relu

Akilocre Rissonien. — A. Rissoniana (i

Antennes très-courtes. Épimères thoraciques très-petits, un peu rennes et très-obtus. Dernier segment de l'abdomen de la largeur de l'anneau prèce'dent, point dilaté au milieu et arrondi au bout. Lames terminales des dernières fausses pâtes ovalaires ; l'interne au moins aussi grande que l'externe.

Patrie inconnue. ( Muse'e britannique. )

G. Amlocre laticxlde. — .1 . laticauda.

Antennes internes n'atteignant pas , à beaucoup près , le bord postérieur de la tète. Pièces épimériennes des deux derniers segmens thoraciques légèrement acuminées au bout. Dernier segment de l'abdomen très-grand, renflé vers le milieu (notablement plus large que l'anneau précédent ) , et arrondi postérieurement. Lames terminales des dernières fausses pâtes ovalaires ; l'interne de même grandeur que l'externe, ou plus petite. Longueur, environ 1 4 lignes.

Habite la mer des Antilles. (G. M.)

Le Cymothoa oi-alis de Say (2) paraît appartenir à cette division , mais se distingue des espèces précédentes , en ce que les yeux ne sont pas apparens.

Genre LIVOAÈCE. — Livoneca (3).

Le genre Livonèce de Leach se rapproche extrêmement des Anilocres , mais s'en distingue facilement du premier

(1) Canolira Rissoniani. — Anilocra Rissoniana, Edvv. Atlas du. Règne anira. de Cuvier , Crust. PL 6G , fig. 2.

(2) Journal of the Acad. vol. 1 , p. 3<)4- M. Say rapproche de cette espèce 1 Anilocre désigné par INicholson sous le nom de Pou de Sarde (Essai sur 1 Ilist. nat. de Saint-Domingue , p. 338, PL 6 , iig. 3 et 4).

(3) Leach , Dict. des Se nat. t. 12 , p. 55i. — Desmarest , Con-

26o HISTOIRE NATURELLE

coup d'oeil par la fowne générale du corps , qui est ovalaire et toute d'une venue, l'abdomen étant à sa base aussi large que le thorax, et diminuant graduellement vers son extrémité. La tête de ces Crustacés est petite, et les yeux très-apparens , mais sans granulations bien distinctes ; le front est avancé, arrondi et recourbé en bas, mais ne se prolonge que peu ou point entre la base des antennes à la face inférieure de la tête et n'y constitue pas une espèce d ecusson ou'de chaperon (1) ; sa disposition est par conséquent intermédiaire entre celle propre aux Anilocres , et celle qui se remarque chez les Nérociles. Les antennes sont très-petites et composées d'articles à peu près de même forme. La bouche ne présente rien de remarquable. Le thorax est peu bombé et s'élargit beaucoup , mais très-graduellement jusqu'au cinquième segment ; puis se rétrécit de la même manière ; son premier anneau s'avance un peu de chaque côté de la base de la tête. Les pièces épimériennes occupent la face dorsale du thorax , elles sont plus étroites, plus longues et plus épaisses que chez les Anilocres, et ne dépassent que peu ou point les angles correspondans de la pièce tergale , lesquels sont obtus et ne se prolongent pas en arrière comme chez les Nérociles. L "abdomen est très-large à sa base, mais se rétrécit graduellement jusqu'à son extrémité ; les angles latéraux des cinq premiers anneaux se prolongent en une petite dent obtuse , qui ne se reploie pas en dessous comme chez les Anilocres , mais s'applique sur les voisines , de façon à rendre le bord latéral de cette partie de l'abdomen presque continu. Le dernier segment est plat et plus ou moins triangulaire. Les pâtes sont conformées comme chez les Anilocres , mais extrêmement courtes , et lorsqu'elles sont reployées dans leur position ordinaire, elles laissent à découvert le tiers ou même la moitié de la face inférieure du thorax.

sid. p. 307. — Ichthyophilus , Latreille , Règne anim. de Cuvier, ae édit. t. 4> P- *33.

(1) Voyez l'Atlas du Règne anim. Crust. PI. 66, fig. 3 b.

hesfausses pâtes abdominales des cinq premières paires sont conformées de la même manière que chez les Nérociles , si ce n'est que les postérieures ont leurs lames membraneuses presque lisses. Enfin les fausses pâtes de la dernière paire sont petites et conformées comme celles des A ni! ocres de la seconde division , c'est-à-dire terminées par deux petites lames ovalaires à peu près de même grandeur.

Les Livonèces se tiennent fixées sur les branchies ou sur d'autres parties du corps de divers Poissons , et quelquefois se déforment en grandissant, de façon que la ligne médiane, au lieu d'être droite , décrit une courbure très-forte. Toutes les espèces connues proviennent des mers de l'Amérique ou de l'Inde.

§ 1. Espèce dont le premier anneau thoracique n encaisse pas notablement la tête.

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