Crevette orisée. — G. Ornatus
Cette espèce se rapproche beaucoup de la Crevette locuste, mais s'en distingue, ainsi que de toutes les espèces précédentes, par la disposition des antennes inférieures, dont les neuf ou dix premiers articles de la tige terminale portent chacun en dessus une petite cupule membraneuse , légèrement ciliée sur les bords, fixée par sa base et entourée de quelques poils. Il est aussi à
(1) Edw. Ann. des Se nat. t. 20, p. 36g, PL 10, lig. 1-8.
(2) Espèce nouvelle communiquée par le prince de Musignano.
(3) Edw. Aun. des Se. nat. t. 20, p. 3;2, PI. io, Jfig. 9-10.
noter que les yeux sont presque linéaires et recourbés en avant; que le pédoncule des antennes supérieures est presque aussi long que celui des antennes inférieures; que les pattes de la seconde paire sont notablement plus grosses que celles de la première paire , et leurs mains se terminent antérieurement par un bord oblique bien distinct du bord inférieur et armé d'une ou deux épines ; que le premier article des trois dernières paires de pâtes, au lieu d'être à peu près ovalaire comme d'ordinaire, a Ja forme d'un carré allongé ; enfin que les deux appendices styliformes , par lesquels l'abdomen se termine , sont très-petits. Habite les côtes de l'Amérique Septentrionale. (G. M.)
o. Crevette péloponêsienke. — G. Peloponesivs (i).
Cette espèce ressemble à la précédente par l'existence de petites cupules membraneuses sur chacun des articles de la tige terminale des antennes inférieures ; mais s'en dislingue par la brièveté des antennes supérieures , dont le pédoncule dépasse à peine le pénultième article pédonculaire des antennes inférieures. Les pâtes des deux premières paires sont à peu près de même grandeur. Les pâtes postérieures et l'abdomen sont comme dans l'espèce précédente.