Leptomère ventrue. L. venlricosa (i
Antennes inférieures presque aussi longues que celle de la première paire; pâtes de la cinquième paire beaucoup plus longues que celles de la quatrième paire.
11 est à noter qu'on ne connaît que le mâle du Leptomère pédiaire, et la femelle du Leptomère ventru; aussi serait-il possible qu'on ait pris pour des espèces distinctes les deux sexes d'une seule et même espèce.
FAMILLE DES LOEMOD1PODES OVALAIRES
OU CYAMIENS.
Cette division, composée de Lœmodipodes parasites à corps déprimé, ne se compose que d'un seul genre.
Genre CYAME. — Cyamus (2).
Les Cyames , connus depuis long-temps sous le nom vulgaire de poux de baleine , ont la tête petite et soudée au premier anneau du thorax , qui est renflé et donne à l'article
(i) Squilla ventricosa , Muller , Zool. Dan. t. 2 , p. 20 , PI. 56, fig. 1-3. — Cancer gamarcllus ventricosus , Herbst, t. 2 , p. i44» PI. 36, fig. ii (d'après Muller). — Caprella ventricosa, Latreille, Hist. des Crust. t. 6, p. 327. — Leptomcra rubra , Lamarck , Hist. des anim. sans vert. t. 5, p. 172. — Leptomera ventricosa , Desmarest , Consid. p. 276.
(2) Pediculus , Sé"ba. — Oniscus, Linn. Syst. nat. — Pallas, Spicil. Zool. — Mulier, Zool. Dan. t. 3. — Squilla, Degéer, Mém. pour servir à i'Hisf;. des Ins. t. 7. — Oniscus , Pallas. — Cymothoa, Fabricius, Ent. Syst. t. 2, p. 5oq. — Pycnogonum , Ejusdem. Supplém. p. 570. — Cyamus, Lamarck, Syst. des anim. sans vert, p. 166 et Hist. des aniin. sans vert. t. 5. — Latreille, Hist. des Crust. et Ins. t. 6, p. 32S ; Gênera, t. 1 ; Règne anim. etc. — Panope, Leacli , Édin b. Encyclop. t. 7. — Larunda, Leach , Linn. Trans. vol. XI, p. 363. — Cyamus, Savigny, Mém. sur les anim. sans vert. icr fase. — Desmarest , Consid. p. 279. — Roussel de Vauzèmc, Ann. des Se. nat. 2e série, t. 1.
céphalique ainsi composé un aspect pyriforme (PI. 33). Les antennes sont insérées à l'extrémité antérieure de la face supérieure de la tête; celles de la première paire sont grandes et composées de quatre articles cylindriques dont le dernier est très-petit. Les antennes de la seconde paire , insérées audessous des précédentes, sont extrêmement petites, et se composent aussi de quatre articles dont le dernier est conique ; au-devant et au-dessous de leur base on aperçoit un petit tubercule qui paraît être un organe auditif. Les yeux sont circulaires , et se trouvent sur les parties latérales et supérieures de la tête, dont la bouche occupe l'extrémité. Celle-ci est garnie d'un labre à peu près quadrilatère , d'une paire de mandibules fortement dentées, d'une lèvre inférieure conformée, à peu près comme chez les Chevrolles, de deux paires de mâchoires insérées presque sur la même ligne transversale , et d'une paire de pates-mâchoires (PI. 33). Les mâchoires de la première paire sont fortes, convexes, recourbées en dedans, vers le bout, qui est armé d'épines, et portent sur leur bord externe un petit appendice biarticulé. Les mâchoires de la seconde paire sont placées entre la base des précédentes, et sont presque rudimentaires ; elles ne se composent que d'un pédoncule commun occupant la ligne médiane, d'une lame tronquée au bout , et d'un petit appendice fixé sue le bord antérieur de cette lame. Enfin, les pates-mâchoires se composent d'une pièce basilaire médiane et transversale sur chaque côté de laquelle naît une branche palpiforme cylindrique , assez allongée, et divisée en cinq articles. Le thorax n'offre que six anneaux distincts de la tête ; ces segmens sont aplatis, très-larges, et profondément séparés entre eux latéralement. Les pâtes , au nombre de cinq paires, sont toutes imparfaitement extensibles et plus ou moins préhensiles; celles de la première paire s'insèrent sous la tête, et sont difficiles à apercevoir quand on regarde l'animal par le dos ; elles sont grêles , composées de cinq articles, et terminées par une petite main subchéliforme un peu ovalaire. Les pates de la seconde paire sont très-
grosses , crochues , et composées seulement de quatre pièces distinctes ; la main qui les termine est très-renflée et dirigée en dehors. Le second et le troisième article du thorax ne portent point de pâtes., mais donnent attache, parleurs extrémités latérales , à des appendices respiratoires qui sont cylindriques très-allongés, et en général recourbés au-dessus du dos; tantôt ces appendices sont simples, d'autres fois profondément divisés en deux stylets semi-membraneux, et chez le mâle, on aperçoit à leur base une petite lamelle cornée , quelquefois deux; enfin, chez la femelle, ces lames sont remplacées par de grandes feuilles qui constituent , par leur réunion , une poche ovifère. Les pâtes des trois dernières paires s'insèrent de chaque côté des trois derniers anneaux thoraciques , et ressemblent beaucoup à celles de la seconde paire ; elles sont seulement un peu moins grosses, et présentent cinq articles distincts. Enfin V abdomen a la forme d'un tubercule à l'extrémité duquel se trouve l'anus ; à sa base on remarque deux petits appendices styliformes dans lesquels, suivant M. Roussel de Vauzème , viendraient se terminer les canaux déférens; mais, suivant Tréviranus, le véritable pénis serait un petit appendice situé entre ces organes, opinion que, par analogie, nous serions porté à adopter. Les vulves se trouvent à la face inférieure de l'antépénultième segment thoracique , près de la ligne médiane , et sont protégées chacune par une lamelle inclinée en dedans, de façon à constituer avec sa congénère un petit tubercule. La structure intérieure des Cyames , étudiée par Tréviranus (1) , et plus récemment par M. Roussel de Vauzème (2) , se rapproche beaucoup de celle des Isopodes. Ces Crustacés vivent sur la peau rugueuse des Baleines , et la rongent plus ou moins profondément ; les uns se tiennent agglomérés sur la tête de ces grands Cétacés, les autres
(i) Verniischte Schriften , anatomischen und physiologischen Inlialts, Baud 2, p. i.
(a) Mémoire sur le Cyainus Ceti , Annales des Sciences naturelles, 2e série, t. j , p. 23n.
DES CRUSTACES. Il3
sont errans et se cramponnent dans les replis des parties génitales, aux aisselles, etc. Il en existe plusieurs espèces qui, jusqu'en ces deux années, avaient été confondues par tous les naturalistes , mais dont on doit la distinction à M. Roussel de Vauzème.