‹ Histoire naturelle des crustacés des environs de NiceChapitre 15 sur 94 · P. A DEUX TACHES. N. P. BigUttûlUS. N · texte numérisé non relu

P. A DEUX TACHES. N. P. BigUttûlUS. N

Planch. I , fig. 1 .

P. Testa ovata, lœvi, luteo-alba, rubro-guttata, fronte proéminente , carpis œqualibus , subvillosis. N*

Le tét de cette espèce est d'un blanc jaunâtre , orné de deux grandes taches d'un rouge de corail. Il est subcordiforme, lisse, bombé , garni d'un petit rebord. Le front est proéminent, terminé en une pointe onduleuse sur les côtés. Les deux premiers articles des antennes extérieures sont renflés* Les pinces sont pubescentes ; la troisième et quatrième articulation sont unidentées ; la dernière est marquée par des rainures en-dessus. Les pattes sont larges , courtes , applaties ; les postérieures ovales , lancéolées, aiguës. La femelle a ses taches rouges plus grandes que celles du mâle. Elle pond des œufs d'un jaune doré, en mai et août.

Dimens. long. 0,020 larg. 0,022. Séjour , dans la région des èoraux.

02 OXYRYNgUES.

Deuxième famille.

OXYRYNQUES.

G. VIII. Dorippe. Dorippe. Fabr.

Têt déprimé subovoïde où quadrangulairéy tronqué sur le devant, les quatre patlesr postérieures recourbées sur le dos. Latr.

' t)e tous leâ oxyrynques qui vivent dans nos mers,* l'espèce qui joint aux dimensions les plus grandes, la forme la plus élégante, est celle a qui j'ai donné le nom du célèbre auteur de l'Anatomie comparée. Ce dorippe paroît terminer, parmi nos crustacés y le dernier degré de l'échelle géographique, que j'ai remarquée depuis la surface sèche de nos bords , jusque dans les vastes et profondes vallées sousmarines où règne constamment une température uniforme de dix degrés. L'on tenteroit en yam d'étudier les mœurs et les habitudes de cette espèce qui n'approche jamais des bords, et ne s'avance que pendant les fortes chaleurs de l'été , encore à la profondeur de deux mille mètres environ, où on le pêcheau palangre. J'ai eu occasion de voir deux individus vivans de cette espèce; leur contenance éloit menaçante ; ils se relevoient sur leurs longues pattes,marchoient avec précipitation , et uecessoient de remuer vivement les parties qui composent leur bou-

fche , présentaient leurs pinces en ayant 1 une contré l'autre, en faisant battre les doigts. Ces animaux se laissoient mourir peu de tenips après leur sortie dé l'eau. Le nom de MaSta , que nos pêcheurs leur donnent, semble ne leur avoir été impose qu'à cause de la frayeur qu'il font éprouver pat leur attitude» leur chair est meilleure que celle du Homard.

L'espèce que je nomme épineuse n'avoit été remarquée, depuis Rondelet, par aucun naturaliste* Ces animaux habitent les profondeurs de deux Cents à trois cents mètres , et se réunissent le plus ordinairement sur de petits espaces graveleux , où on les pèche en jetant des filets serrés, pendant le calme de la mer , en juin et juillet. Le masCarone et le facchino sont assez rares sur nos côtes.

ESPÈCES, i. D. Mascarone. Latr. D. Mascaroriius. Làti*.

D. Testa quadrangiilari , sublœvi, lateritio, fronte spi-* nissexbrevissintiS) lateribus integerrimis ; pedibus, ma-* nibusque lavis. Làtr. Hist. nat. des Oust, et des Ins. t. 6, p. 1 28. N. 4> Inachus Mascaroriius, FaSr. Supp. ent. syst. p. 357* N. 12. Herbst. t. g ou 11 , fig. 69 ?

Les figures que plusieurs naturalistes Ont données de cette espèce, sont aussi défectueuses que les descriptions qu'ils en ont faites. Son têt est quadrangulaire, plane , presque lisse. Ses bords laiéraut sont droits et unis. Le front est divisé et garni de chaque côté de trois pointes aiguës. Les yeux sont situés sur de longs pédicules. Les trois premiers ar-

34 OXYHYNgUES.

ticles des antennes extérieures, sont très-longs. Les pinces courteset glabres, ont leur cinquième article un peu renflé. La première et la seconde paire de pattes sont alongées et grêles. La conleur de ce dorippe est d'un rouge pâle varié de grisa tre. La femel le est un peu plus grosse et moins colorée que le mâle. Dimens.long. 0,009 &"*£• 0,006. Séjournait milieu des plantes marines»

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