‹ Histoire naturelle des crustacés des environs de NiceChapitre 22 sur 94 · M. Abacnide. Lam. M. Aracnidcs · texte numérisé non relu

M. Abacnide. Lam. M. Aracnidcs

Testa sultrigona , inaquali , posticœ spinosa ; rostro

brevi. N.

M. deLamarck a, dans la collection du Muséum d'histoire naturelle , donné le nom d'aracnide à cette espèce de macrope que je n'avois considérée que comme une variété. Son têt est presque triangulaire , unpeubombé sur le devant, et parsemé de quelques pointes sur les angles postérieurs. Son rostre est peu avancé , presque arrondi. Les pinces sont grosses, grandes, presque lisses. Les pattes sont aussi longues et parsemées de poils* La femelle est peu. différente du mâle.

Dimens, long, o,o36 larg. 0,01 6. Séjour; dans les fucus*

MÀÏAS. 4 e

G. XI. Màïa. Maïa. Lam.

Pattes postérieures très-petites; yeux écartes t palpes extérieurs point avancés; les deux premiers articles de leur division interne larges. Latr.

Les mains forment le genre le plus nombreux en espèces de tous ceux qui composent la série des oxyrynques. Ces crustacés se distinguent par la forme presque arrondie, en cœur, quadrangulaire, ou presque pentagone de leur têt, qui est toujonrs hérissé d'aspérités, de protubérances ou d'aiguillons. Leur front est toujours muni de deux pointes aiguës, et leurs pattes sont ordinairement parsemées de poils ru<Jes. Lorsque les naaias sont prêts à changer de têt , ils se retirent dans les moyennes profondeurs, se cachent sous les ulves, les algues, ou les fucus, et restent plusieurs jours dans un état de torpeur. C'est ordinairement après cette espèce de métamorphose que le mâle court à la recherche de la femelle pour s'accoupler. Plusieurs espèces portent au-delà de six à dix mille œufs; d'autres n'en font qu'un petit nombre et ne frayent qu'une fois dans l'année. Dans le prélude de leurs amours les grandes espèces s'approchent du rivage, et parcourant la mer en tous sens se jettent plus facilement dans les filets , que pendant les autres épo-

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ques de leur vie. Aussitôt que la femelle vent se débarrasser de ses œufs, elle choisit les endroits tapissés de plantes marines , et les dépose parmi ces végétaux. La plupart des maïas vivent plusieurs années; ils ne vont ordinairement à la recherche de leur nourriture que pendant la nuit.

ESPÈCES

Tét épineux ; pinces longues et épaisses.

i. M. Condyle. 01. M. Condyliata. Ol.

74, Testa cor data, paullo muricata, lateribus utrinquc quinquespinosis ; rostro brevissimo ; carpis elongatis^ iriangularibus , ruberrimis. N. Ol. Encycl. méth., p. 370. Fabh. ent. Syst. p, 324. n°. 65. Herbst. pi. 18, fig. 99.

Celte belle espèce a le tét cordiforme, d'un ronge pâle, couvert d'un duvet brunâtre, et parsemé de petites proéminences épineuses qui diminuent insensiblement vers le front ; celui-ci est terminé par deux pointes coniques très-courtes, les bords latéraux *ont armés de cinq épines aiguës; la partie postérieure est garnie de trois pointes. Les pinces sont triangulaires, épaisses, d'un beau rouge de corail ; le premier article est glabre , le troisième long , épineux-, le quatrième couvert de pointes en dehors , et le dernier quadrangulaire, renflé , lisse d'un côté avec quelques aiguillons de l'autre. Les pattes sont arrondies , annelées de rouge et de, brun avec des.

poils courts et des ongles crochus. La femelle est pleine de petits œufs d'ua rouge cinnabre eu juillet.

Dimens. long. 0,060 larg. 0,0 5 o. Séjour} dans les profondeurs habitées par les coraux* *

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