S. Cigale. N. S. Cicada. N
S. Testa lœvi 9 ruhra; antennis exterioribus quinqueden-* tatis. N. Rond., p. icfi , c. VI.
La Cigale se distingue de l'espèce précédente par
02 LANGOUSTINES.
son corps lisse d'un rouge de corail. Le corcelet est traversé par trois rangées de pointes obtuses. Le front est uni. La première pièce des antennes extérieures est lisse d'un côté et dentée de l'autre ; l'intérieure n'a qu'une seule pointe , et la supérieure a cinq dents. Les pinces sont renflées, les pattes arrondies ; l'écaillé natatoire du milieu est trèscourte. La femelle est pleine d'œufs d'un rouge vif au printemps.
Dimens. long. 0,060 larg. 0,018. Séjour ; dans les rochers du UtoraL
Var. A. Je place a la suite de cette espèce , la description d'un scyllare dont les caractères ont beaucoup d'analogie avec ceux de cette même espèce ; je serois même tenté de l'en séparer. Son corps est déprimé, pubescent, d'un beau jaune doré. Le corcelet est garni de trois rangées de proéminences arrondies. La pièce supérieure des antennes extérieures est quadridentée.' Les pinces sont courtes , les pattes petites , les écailles natatoires jaunes , les latérales situées sur une plaque bifide et dentée.
Dimens. long. 0,046 larg. 0,0 1 5. Séjour; dans les algues.
G. XVI. Paunure. Palinurus. Fabr.
Antennes extérieures très-longues , et sétacées ; yeux portés sur un pédicule commun. Latr>
PAJLINURES. 63
Les anciens naturalistes ont fait mention des palinures , et les modernes les ont décrits d'une manière plus propre et plus facile à les faire distinguer. Aux traits historiques que Ton a recueillis sur l'espèce la pi us commune de la Méditerranée! on peut ajouter que le mâle diffère de la femelle par la petitesse des appendices du ventre, et par les tubercules charnus et labiés qu'ils ont à la base inférieure de la dernière paire de pattes , lesquels ne sont autre chose que les organes de la génération. Les ovaires de la femelle sont situés sous le têt ; à mesure qu'ils grossissent , ils deviennent d'un rouge de corail , et descendent , le long du ventre, en sortant par l'anus. C'est en avril et août que les mâles vont à la recherche des femelles. Aussitôt qu'ils le^ rencontrent, ils se jettent dessus, s'accouplent face contre face , et se pressent si fortement avec leurs pattes , qu'on a de la peine a les séparer , même étant hors de l'eau. Sur nos côtes, on pêche la langouste aux nasses. A cet effet , on met , dans des cages d'osier , des pattes de poulpes brûlées avec de petits poissons des crabes, etc.; on les descend pendant la nuit dans les endroits rocailleux , de cinquante à deux cents mètres de profondeur , et on prend le matin les langoustes qui sont dedans. La quantité immense de ces homardiens de toute grandeur , qu'on pêche pendant toute l'année sur nos bords , sembler oit devoir en détruire l'espèce, si sa fécondité ne correspon-
64 LlïCOT*TI5Il.
éàk a la coa^xsxnadoa qaaii es tait sarr cette partie de la Médîcemiiée. Les lamgootstes pat* viennent dai» ao» bk» jasqi'aa poids de sept kilogramme. Le* pécheurs «Mit \ m ■ m i nVr i qn'ello ont plus de enair pendant les pleines lames qoe dan* tout autre temps.
ESfÉCEi l. P. Lkscocsrz» LaCr. F. /"afearâ. Lamr.
P« Sfaûs superacmlarihu imètmi dmtmtis;
domxmû iwIcq trtauverso , icetfzo bUrrrwpi*. L-axa- Gca. Crast. et Ins. t. i . p. 43. sp. 1. Heibst-, t. 5i , fig. 1. Fa* a- Eat sfsL p. 4.00. y. r.
Cette espèce , extrêmement abondante sur notre cote , a le corps alougé , d'an rouge de laque Tarie de jaune. Le corcelet est hérissé de pointes et couvert de poils fautes. Les bords latéraux sont rudes. Le front a huit épines et est terminé de chaque coté par un long aiguillon. Les pinces sont courtes , renflées, a premier article glabre ; le second , tridente en-dessous ; les antres épineux. Les pattes sont arrondies. L'abdomen est composé de six segmens sîllonés, ayant chacun une pointe bîdentée sur leors Lords. Les écailles de la queoe sont rougeâtres , et ciliées. La femelle a son ventre recouvert de larges feuillets avec lesquels elle retient ses œofs, qu'elle' dépose en avril et août.
Dimcns. long, o ; 3oo larg. o,o5o. Séjour; dans Us thers profonds*
PÀLINURES. 65
*• P. Fascié, Latr. J\ Fasciatus. Fabr.
P» Virescens; dbdominis segmentis fascia postiea alla. Latr, Hist. nat des Crust. et des Ins. t. 6, p. 193. £ N. 3. FABfc.Ent. syst p. 400. N. 3. He&bst. t. 3a.
Tous les caractères que les auteurs attribuent à la langouste fasciée, qu'on prend dans les mers des Indes , se retrouvent dans des palinures qui vivent sur nos bords : mari gré ces ressemblances , il est douteux (Joe les unies et lés autres appartiennent à une seule espèce. Notre Langouste a le corps coloré de vert , de blanc et de rougeâtre. Soncorcelet est garni de pointes verdâtres avec des poils rudes : ses bords latéraux ont des épines blanches sur le devant. Son front est surmonté- de six pointes. Ses pinces sont triangulaires , garnies d'une série de pointes sur l'angle supérieur, et de quelques épines isolées en dessous :• elles sont presque aussi longues que le9 pattes qui sont blanches, lisses, parsemées de poils. L'abdomen est fascié de blanc ; sessegmens sont garflis de pointes tridentées sur leurs bords. Ses écailles natatoires sont blanches, granulées ou scabreuses.
Dimens. long. 0,2 2 5 larg. o,o5o. Séjour; dans Us rockets profonds.
64 LANGOUSTINE*.
doit a la consommation qu'on en fait sur cétttf partie de la Méditerranée. Les langoustes par* viennent dans nos mers jusqu'au poids de sept ki* logramraes. Les pêcheurs, sont persuadés qu'elles ont plus de chair pendant les pleines lunes que? dans tout autre temps.
ESPÈCES
i. P. Langouste. Latr. P. Vulgaris. Latr.
P. Spinis superocularibus subtus dentatis; segmentis aï* dominis sulco transverso , medio interrupto. Latr. Gen/ Crust. et Ins. t. i , p. 48. sp. 1 . Herbst^ t 3 1 , fig. 1. Fabr. Ënt. syst. p. 400. N. i*
Cette espèce , extrêmement abondante sur notre côte , a le corps alongé , d'un rouge de laque varié de jaune. Le corcelet est hérissé de pointes et couvert de poils fauves. Les bords latéraux sont rudes. Le routa huit épines et est terminé de chaque côté par un long aiguillon. Les pinces sont courtes , renflées , à premier article glabre; le second, tridenté en-dessous; les autres épineux. Les pattes sont arrondies* L'abdomen est composé de six segmens sillonés-, ayant chacun une pointe bidentée sur leurs bords. Les écailles de la queue sont rougeâtres , et ciliées. La femelle a son ventre recouvert de larges feuillets avec lesquels elle retient ses œufs , qu'elle' dépose en avril et août.
Dimens. long % o ; 3oo larg. 0,0 5 o. Séjour ; dans les re-* thers profonds*
PALINURES. 65
û. P. FAScié, Latr. J\ Fasciatus. Fabr.
P. Vireseens } atdominis segmentis fascia postiea alba. Latr, Hisfc nat des Crust. et des Ins. t. 6 , p. ig3. £ N. 3. FABfc.Ent. syst p. 400. N« 3. Herbst. t. 3a.
Tous les caractères que les auteurs attribuent à la langouste fasciée, qu'on prend dans les mers des Indes , se retrouvent dans des palinures qui vivent sur nos bords : malgré ces ressemblances , il est douteux (Joe les unies et lés autres appartiennent à une seule espèce. Notre Langouste a le corps coloré de vert , de blanc et de rougeâtre. Son corcelet est garni de pointes verdâtres avec des poils rudes : ses bords latéraux ont des épines blanches sur le devant. Son front est surmonté de six pointes. Ses pinces sont triangulaires , garnies d'une série de pointes sur l'angle supérieur, et de quelques épines isolées en dessous :- elles sont presque aussi longues que les pattes qui sont blanches, lisses, parsemées de poils. L'abdomen est fascié de blanc -, sessegmens sont garflis de pointes tridentées sur leurs bords. Ses écailles natatoires sont blanches, granulées ou scabreuses.
Dimens. long. 0,2 2 5 larg. 0,0 5 o. Séjour y dans Us rockets profonds.
6$ ' LANGOUSTINE».
Les deux pattes antérieures en forme de bras, terminées par une main didactjrle.
- G. XVII. Porcellane. Porcellana.
Tét presque carré, premier article de la divi* sion interne des palpes extérieurs dilaté au côté interne. Latr.
Les porcellanes , dont deux espèces ont été figurées par Rondelet , sous le nom de cancre velu , sont toutes de la Méditerranée. On ne connoissoit point encore leurs habitudes, lorsque je lésai trouvées sous les pierres du rivage, et fuyant toujours la lumière. Foibles et timides , elles restent pendant le jour dans une immobilité parfaite, et si on les poursuit , elles se traînent plutôt qu'elles ne marchent sur les cailloux, d'où elles ne sortent que pendant la nuit pour chercher leur nourriture. Les femelles déposent leurs œufs dans le sable graveleux baigné par les flots., L'espèce à laquelle je donne le nom de mon ami M. Blutel, naturaliste, et surtout entomologiste distingué, paroît avoir quelques rapports avec la porcellane galathine des mers
PORCELLÀNES. 67
des Antilles , décrite par M. Bosc. Celle que je comme longue patte,' n'avoit encore été mentionnée , dans aucun ouvrage.
1 • P. La r g e pi n c e. Latr. P. Platychelcs Latr.
P. Testa margine arUico denlibus tribus integris; chelis maximis ; carpis interne denticulatis ; manibus extuê ciliatis. Latr. G en. Crust. et Ins. t. 1 , p. 49, sp. 1. Herbst» , Cane. , t. a , fig. 26.
Cette espèce qu'on trouve dans toutes les mers, a le têt presque carré, scabreux; d'un rouge lavé , nuancé de verdâtre : ses bords latéraux sont lisses. Le front est terminé par trois pointes ; la base des antennes extérieures est renflée. Les pinces sont larges, granuleuses, et ont leurs trois premiers articles dentés en dedans; les autres sont ciliés, poilus sur leurs bords extérieurs. Les pattes sont courtes , presque applaties, parsemées de poils. La femelle est pleine d'oeufs rougeâtres, au printemps.
Dimcns. long. 0,0 10 larg. 0,009. $$our ; dans les sables et galets»