A» de Tyrhène. N. A. Tyrhcnùs. N
Planch. a, fig. 2*
A. Testa rotundata , lœvi, inermi; hrachio sinistro majore; pedibus filiformibus. N. Cancer candià]us. Oliv. Zool. Adr., p. 5i ,pl. 5, f. 3. Astacus Tyrenus. Petagn. , t. 5 , fig. 5.
Le corps de cette espèce est d'un rouge aurore 9 traversé, avec beaucoup de régularité, par de petites lignes blanchâtres. Le corcelet est large, bombé, arrondi, terminé sur le devant par une pointa courbe qui forme le rostre. Les yeux sont .petits 9
ÀLPHÉES. g5
grisâtres; le*, antennes supérieures sont courtes. Les pattes delà première paire sont grêles ; celles de la . agoonde paire sont très-longues , épaisses , renflées, la $auche est toujours plus grosse que la + droite -, les autres pattes sont petites et crochues* t*es' écailles natatoires sont ovales , arrondiesj bordées, de poils, adhérentes a une plaque solide,' fort courte, bifide à l'extrémité. La femelle porte de petits œufs rougeâtres pendant rété.
Dimens. long* 0,045 larg. 0,010. Séjour; dans les vaU ves $u jambonneau marin.
Gr. XXV. Pbnée. Peneusiilàbr.
Les trois premières paires de pattes didac-»
tyles. Latr.
La nature semble n'opérer qu'avec un certain ménagement pour passer de la composition d'un être à un autre: souvent le moindre changement lui suffit pour établir un système différent parmi v des animaux, qui d'ailleurs présentent entre'eur . beaucoup d'analogie. Ces principes peuvent s'adap- $çr au genre pennée , lequel ne paroît différer des jftlphcesque par ce qu'il présente une paire de pat-
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tes didactyles de plus. Ce caractère fixe et inyariable ne laisse point d'occasionner des changemens considérables dans leur manière d'être. Les pennées toujours ensevelis dans les vastes abîmes des mers , n'abandonnent jamais ces régions profondes et servent de nourriture anx divers poissons pélagiens qui les habitent tandis que la plus grande partie des alphées se tiennent constamment à peu de distance du rivage, et se laissent entraîner chaque jour dans les filets des pêcheurs. Les trois espèces que j'ai découvertes, dont une a été dédiée a mon compatriote Fa voGat Mars, naturaliste distingué, diffèrent par beaucoup de caractères de celles des Indes , décrites par le célèbre Fabricius, à qui noua devons la connoissance de ce genre. Les pennées ne font ordinairement qu'une ponte dans Tannée» Leur chair est délicate et d'un très-bon goût.
ESPÈCES