‹ Histoire naturelle des crustacés des environs de NiceChapitre 67 sur 94 · HUITIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

HUITIÈME FAMILLE

ASELLOTES.

G. XXXVIII. Aseixe. Asellus. Latr.

Queue formée d'un seul segment , avec deux styles bifides. Quatre antennes sétacées , et terminées par un grand nombre des petits articles Latr.

espèce.

A. Ordinaire. A. Vulgaris.

A. Oniscus aquaticus. Linn. Sy st. nat. éd. i5 , t. 1 , p. 2, p. 1061. Geo ff. Hist. des Ins., t. 2, p. 672, pi. 22, fi g. 2. Asellus. Latr. Gen. Crus t. et Ins., p. 63. N* 1 • Idotea. aquatica. Fab r. Suppl. ent. syst. , p. 3o3.

Le corps de l'aselle est alongé x formé de hait segmens découpés sur leurs bords , d'une couleur brune , mêlée de gris et de jaunâtre, avec une raie obscure longitudinale. Sa tête est grosse, sinueuse; ses yeux sont petits* Ses antennes extérieures sont longues et les intérieures courtes. Sa queue est garnie de deux appendices cylindriques divisés en filets à l'extrémité.

l54 AftELLOfES.

Les aselles se trouvent fort comman^ment dans" tous les réservoirs naturels des environs de Nice. Les observations qui ont été faites sur ces animaux me dispensent d'entrer dans aucun détail sur leurs mœurs et leurs habitudes. •

Dimens. long* o,oo& larg. Séjour : dans les eau* douces* •

G. XXXIX. Idotef. I do te a. Fabr.

Queue formée de deux ou trois segmens , sans styles bifides. Antennes supérieures filiformes , n'ayant que quatre articles. Latr.

Les idotées ne sont pas aussi voraces que les cymothoées , et les espèces qui composent ce genre ne sou i point aussi niultipliées dans nos mers. Leur mouvement consiste à plier Jeur corps en-dessous, et à le redresser aussi- loi en ouvrant les deux plaques solides qui sont au-dessous de leurqueue pour donner un libre essor à dix lames foliacées que Tanimal dirige d'avant en arrière pour repousser l'eau et c'est uniquement à l'usage de ces organes que Ton doit attribuer le mouvement des Idoles, car ayant plusieurs fois détruit ces parties , j'ai vu ces animaux ne pouvoir plus se soutenir, tomber au fond de l'eau, et être obligés de

IDOTÉES* l35

se traîner sur le fond avec leurs pattes. Ils font ordinairement leur séjour à quelque distance du rivage. Leur accouplement ne paroît avoir lieu que pendant l'été r puisque malgré mes recherches, je n'ai trouvé que dans cette saison des femelles portant sous le ventre de trente à quarante petits individus qu'elles déposent sur les plantes marines.

ESPÈCES

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