‹ Histoire naturelle des crustacés des environs de NiceChapitre 8 sur 94 · G. Mélangé. Latr. G, Varius. Latr · texte numérisé non relu

G. Mélangé. Latr. G, Varius. Latr

G. Testa, postice lateribus plicata, antiee ad angulos M' dentata, fronteplicis quatuor ; braehiis brevibus, digitis vpice concawis. Latr. 6en. Oust et Ins. t. 1 , p. 3a , sp, 1. Rond., h i&, p. 406. Fapr. eut Sysi. t. a, p. 45,o. Herbst;. t. 30, fig. u4>

Un mélange de nuances vertes , grises , brunes, et blanches colorent cette espèce. Son tét est lisse ; le front est avancé et orné de quatre plis festonnés; les bords latéraux ont chacun trois pointes j les pinces QiH leur premier article unidenté , te troisième den-

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télé*, les pattes sont aplaties, dentelées au milieu) et poilues. La femelle a des couleurs plus ternes que celles du mâle, et pond plusieurs fois dans Tannée»

Var. à. Des individus de cette espèce sont couverts de grandes zones transversales , blanches , et constituent , par leur singularité , une très-belle variété.

Var. B. D'autres sont absolument noirs ( on doit concevoir combien il doit se trouver de nuance» entre ces deux variétés ).

Quoique ce grapse soit celui sur lequel un observateur patient pourrait étudier avec le plus d'exactitude les mœurs des animaux de ce genre, il s'en fa ut bien que ses observations puissent se rapporter à leur véritable objet. Foibles et timides , les grapses cessent leurs courses, leurs jeux ou leurs combats r aussitôt qu'ils ont à redouter le moindre danger ; ils s'arrêtent en fixant l'objet de leur crainte, et ils ne tardent pas à se rassurer, et à reprendre leurs exercices si Fou ne les trouble pas ; ou bien dans ce cas ils fuyent avec vitesse au moindre mouvement que Ton fait pour les saisir. Il est vraiment digne de la curiosité d'un naturaliste d'étudier les combinaisons que cet animal emploie pour se soustraire à son ennemi, quand il est poursuivi, surtout dans un réservoir d'eau séparé de la mer et peu étendu , tel qu'il s'en trouve sur nos rochers. 11 semble cal* culer ses démarches , il court dans un sens , revient

GRAPSES. 25

oo s'arrête, et s'il rencontre quelques fissures pour s'appuyer, il menace de ses pinces, et ne fuit que quand il est assuré d'échapper au danger. Le grapse mélangé abandonne, plusieurs fois le jour, sa demeure aquatique pour se promener au soleil. Il rôde pendant la nuit pour rechercher les corps morts rejetés par les flots. Les femelles pondent chaque fois de quatre à cinq cents petits œufs, alors elles se tiennent sous les pierres jusqu'à ce qu'ils soient éclos.

Dimens. long» 0,026 milLlarg. 0,02 8. Séjour sur toute notre côte.

G. VI. Pinnothère. Pinnoiheres. Latr.

Têt presque orbiculaire ; palpes extérieurs réunis; animal vivant dans un Bivalve. Latr.

espèce.

F. D es Mo u les, Latr. P. Mytilorum. Latr*

P. Testa ovato-orliculata 9 antice subangustiore, convexa, solida , albida ; manibus ovatis ; digitis arcuatis. Latr. G en. Crust et Ins. t. 1 , p. 34, sp. 2. Herbst. p. io3. N. 27.

Le têt de ce pinnothère est orbiculaire ^ lisse , d'une consistance un peu molle : un blanc rose le colore, ses bords latéraux paroissent un peu déprimés-, le front est avancé en pointe mousse. Les pinces ont leur dernier article renflé, terminé par des dents très-ouvertes. Les pattes ont peu de longueur.

s4 cAifciniBEsr

Les crustacés qui composent ce genre, sont g£« néralement fort petits. Leur forme approche beau? coop de celle des leucosies; mais ils s'écartent de celles-ci parla disposition de leurs palpes , par l'insertion de leurs antennes , ainsi que par leurs mœurs et leurs habitudes. Les anciens naturalistes, ens'occupant de ces animaux, leur ont donné des qualités si merveilleuses , qu'ils semblent avoir voulu égayer Timagination plutôt qu*éclairerl l esp rit. Les modernes, en les dépouillant de ce qu'on luiattribuoit de singulier , n'ont cependant guère contribués a mieux faire connoitre leur histoire. Animal faible et pusillanime , le pinnpthère se trainç de rochers en rocher^ jusqu'à ce qu'il ait atteint le byssus de la pinne marine, sur lequel il grimpe pour se glisser entre les valves de ce mollusque , pour se nourrir sans doute de la substance glaireuse qui en découle.

. Dimens. long. 0,01 1 larg. 0,014* Séjour dans les vah> yes du jambonneau marin.

G. VIL Portune. Portunus. Fabr.

Pattes postérieures termine'es en nageoires; yeux grièvement pédicules. Latr.

Un des caractères propres aux portunes, consiste clans la largeur de leurs pattes postérieures qui sont çn forme de rames , et qui leur servent à nager avça

FORTUNES* fl5

vélocité , en parcourant d'assez grandes espaces tour joursen lignes courbes. Tous les portunesqui habitent notre mer, vivent réunis en société; et chaque espèce choisit une demeure conforme à ses besoin^ et a ses habitudes. Le bimaculp fait son séjour dans la région des polypiers corticifères. Le pubère et le plissé préfèrentles rochers de quatre à cinq cents mètres de profondeur. Le dépura teur nese plaît que dans les plaines de gallêts , se mêlant toujours avec les colonnes de petites dupées, telles que les anchois et les sardines. Un autre, imparfaitement décrit par Rondelet , dont il porte lé nom , se cache sous la vase de nos bords. Le moucheté habite au milieu des algues qui croissent à quelques mètres de profondeur ; et l'espèce a laquelle j'ai imposé le nom de longues -pattes , fréquente les trous du calcaire compacte qui bordent nos rivages. Les porlunes se nourrissent de mollusques, et de petits crustacés qu'ils brisent par morceaux , et broyent au moyen des osselets de leur estomac. Leur chair n'a pas le même goût dans toutes les espèces, et ce n'est que celles qui vivent dans les rochers, qui sont employées comme comestibles. Les autres servent d'appât pour la pêche.

Plusieurs de ces crustacés sont tourmentés par de petits asellotes parasites qui se glissent sous leur corselet et s'attachent sur leurs branchies. Les femelles des portunes font plusieurs pontes (Uns l'année, et déposent chaque fois de quatre

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cents à mille six cents petits œufs globuleux tranaFparens, qui éclosent en plus ou moins de temps, suivant le degré plus ou moins considérable de la température.

ESPÈCES

Bords latéraux à quatre dents.

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