‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 10 sur 487 · FRE 2: ARE RS · texte numérisé non relu

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mal - te ré ur a l'extrémité Eee un prolongement fron tal qui s'avance beaucoup au-dessus de l'insertion des antennes inférieures.

IscayxROCENE,

Griffe des pates de la première paire formée par les deux £ derniers articles de ces membres.

TRIBU DES MARCHEURS. Pates de la première paire préhensiles. , . . ,., . . . ... NET ol M ge c = CE NOIR DITES

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Corps peu ou point com | Pairenon préhensiles| … Pates de la première Antennes inférieures terminées par un filet flexible, multi-articulé. , . Dexamns. primé; pièces épimériennes paire non préhensiles Petites et n'encaissant pas les [pates. Fausses pates des trois i ire si Rires paires terminées par Griffe des pates de la seconde paire simple, . ..........,...... nos re = NS de petites lames natatoires et i inféri be constituant pas un ser Pates de la seconle Griffe des/ Antenñes inférieures pédiformes. , . .. nées. | paire préhensiles, paies de Ja

Antennes inférieures DÉDIONNER NME 0 ere CEE ESSOR

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deux articles. Pas de pales au milieu du Lhorax. , . , . ... + + CéRAroDINE

ac, TOME Il, page 11.

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DES CRUSTACÉS, il

côtés de l'abdomen. Enfin, les quatre derniers anneaux du corps sont peu mobiles, et forment, avec les trois paires de membres qu’ils supportent, une espèce de queue stylifère qui se replie sous le thorax , et qui , en se redressant brusquement, à la manière d’un ressort qui se détend , agit comme un organe de saut et lance l'animal au loin.

Les mœurs de ces petits Amphipodes sont en rapport avec leur organisation ; lorsqu'ils nagent, ce n’est pas dans la position verticale comme les autres Crustacés , mais couchés sur le flanc; lorsqu'ils sont hors de Peau, leur mode de locomotion est également caractéristique, ils ne marchent que difficilement, mais sautent et bondissent avec une force et une agilité extrêmes.

On peut distinguer dans cette tribu deux races dont les caractères sont assez tranchés. Les uns, essentiellement arénicoles, ne présentent au plus que des vestiges d’une tige palpiforme aux mandibules, tandis que les autres, qui vivent habituellement dans l’eau et ne viennent guère sur la plage, ont les mandibules garnies d’une tige palpiforme très-longue.

Le premier de ces groupes se compose des genres Talitre et Orchestie; le second , des genres Crevette, Amphitoe, Isæa, Anisope, Lysianasse, Alibrote, Phlias, Acanthonote, Ischyrocère et Leucothoé, divisions qu'il est facile de distinguer à l’aide des caractères indiqués dans le tableau ci-joint.

GexrEe TALITRE.— Talitrus (1).

Le genre Talitre a été établi par Latreille pour recevoir nou-seulement les Crevettines auxquelles on donne aujour-

(1) Cancer, Linn. Syst. nat. — Gammarus, Fabricius. Entomol. Syst. — Oniscus; Pallas, Spicilegia zoologica, fasc. 9. —

lat) HISTOIRE NATURELLE d'hui ce nom, mais aussi les Orchesties qui en ont été séparées par Leach.

Le corps de ces petits Crustacés (PI. 29, fig. 1) est moins svelte que celui de la plupart des Crevettines. Les antennes supérieures ne dépassent qu'à peine l’avant-dernier article du pédoncule des antennes inférieures et ne sont guère plus longues que la tête; elles sont subulées et formées d’un pédoncule de trois articles dont le premier est le plus court et d’une petite tigelle terminale multi-articulée. Les antennes inférieures sont au contraire remarquables par leur longueur, qui excède quelquefois celle du corps ; le dernier article du pédoncule de ces organes est beaucoup plus grand que les articles précédents, et leur tige terminale est assez grosse jusque vers le bout. Les mandibules (fig. 3) ne présentent que des vestiges d’un appendice palpiforme, ou en manquent même complétement. Les mächoires de la première paire se terminent par deux lames, dont l’interne est plus ou moins styliforme, et dont l’externe, assez large , porte sur son bord antérieur une rangée d’épines. Les mâchoires de la seconde paire portent sur le bord interne de la lame terminale interne un petit appendice filiforme qui n’existe pas chez les Crevettes. Les pates-méchoires sont larges à leur dernier article au lieu d’être terminées par un ongle aigu et obtus. Le ‘horax ne présente rien de remarquable, si ce n’est que les lames épimériennes du cinquième anneau sont presqu'aussi développées que celles situées plus antérieurement , tandis que chez les Crevettes et tous les autres Sauteurs excepté les Orchestiens, ces pièces sont trèsétroites et semblables aux lames épimériennes des deux der-

Othou Fabricius, Fauna Groenland. —7'alitrus , Latreille , Genera Crust. vol. 1, p. 57: Hist. des Crust. et Ins. t. 6, p. 294; Règn. anim. de Cuv. 2e édit. t. 4, p. 119; Cours d'Entom. p. 396, etc. — Bosc, Hist. des Crust. t. 4, p. —Leach, Art. Crust., Edinb. Encyclop. et Trans. of the Linn. Loc. vol. XI, p. 359. — Risso, Crustacés de Nice, etc. — Say, Crust. of the United states. Jour. of the Acad. of Philad. vol. 1, p. 384. — Desmarest, Consid. sur les Crustacés , p. 260. — Edwards, Ann. des Sc. nat. t. 20.

niers anneaux thoraciques. Les pates antérieures sont grèles et non préhensiles; celles de la première paire sont terminées par une griffe immobile, dont la conformation varie; celles de la seconde paire sont tantôt faibles et repliées sous le thorax " tantôt fortes et terminées par une griffe non préhensile ; dans ce dernier cas elles paraissent devoir agir comme des organes fouisseurs. Les pates suivantes ne présentent rien de remarquable ; toutes sont terminées par une griffe légèrement recourbée et non préhensile. Enfin, les appendices des trois derniers anneaux de l’abdomen sont courts et épineux, et les rudimens du segment caudal affectent la forme d’un petit tubercule médian épais et triangulaire.

Les Talitres habitent les plages sablonneuses ; elles aiment à se cacher sous les débris de plantes marines amoncelées sur le rivage, et sautent avec tant d’agilité qu’on leur a donné le nom populaire de Puces de mer; c’est aussi à cause de la manière dont elles bondissent sur le sol que les naturalistes les ont appelées Talitres (1). Elles vivent réunies en troupes très-nombreuses, et dévorent rapidement les cadavres des petits animaux rejetés par la mer : il paraît probable que c’est le besoin de chercher un lieu humide qui les rassemble sous les débris de fucus, et lorsqu'on les en chasse, on les voit bientôt s’enfouir dans le sol qu’elles creusent avec leurs pates de devant, en même temps qu’elles rejettent derrière elles, avec leurs pates postérieures, le sable qu’elles ont ainsi détaché.

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