‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 15 sur 487 · ORCHESTIE LITTORALE. — O. littorea · texte numérisé non relu

ORCHESTIE LITTORALE. — O. littorea

Antennes supérieures grêles. Pates de la première paire trèspetites, et terminées par une petite main dont l'angle antéroinférieur est arrondi en forme de lobe chez le mâle, et dont l’ongle, presque rudimentaire, se déploie verticalement ( c’est-à-dire contre le bord antérieur de la main). Pates de la seconde paire très-grandes ; main très-large, et terminée en avant par un bord oblique, convexe, et finement denté qui décrit à peu prés la même courbure que la griffe, ne présente pas de tubercule vers son milieu, et se termine inférieurement par un tubercule arrondi ; griffe très-grande et sans dents, ou tubercule pointu sur son bord interne. Pates de la sixième paire de même forme que celles de la cinquième, et intermédiaires pour la longueur entre celles de la cinquième et de la septième paire; ces dernières, les plus longues de toutes et très-élargies vers le milieu, leur pé-

(1) Baster, Opusc. sub. PI. 3, fig. 7 et 8. (fig. reproduite dans l'Encyclop. méthod. PI. 328, fig. 10).—Cancer gammarellus , Herbst, t. 2, p.129, PI. 36, fig. 2 et 3 (d'après British).—Gammarus littoreus, Montagu , Trans. of the Linn. Soc. vol. 9, p.96, PI. 4, fig. 4. — Orchestia littorea, Leach, Encyclop. d'Edinb. PL. 221, fig. 6. — latreille, Encyclop. méthod. PI. 336, fig. 1 (d'après Montagu). — Desmarest, Consid. p. 261, PI. 45, fig. 3. — Edw. Ann. des Sc. nat. t. 20.

nultième article étant grêle comme d'ordinaire ; mais l’antépénultième presqu'aussi large que long, et l'article précédent en forme de triangle renversé. Abdomen lisse en dessus , et terminé par une petite lame épaisse, dont les bords sont arrondis et épineux ; stylet terminal des dernières fausses pates extrêmement court. Longueur, environ 1 pouce.

Habite nos côtes.

Il est évident que les Amphipodes, désignés sous les noms d'Oniscus gammarellus, par Pallas (1) ; et d'Oniscus stroemianus , par Othon Fabricius (2), doivent appartenir à cette division du genre Orchestie; mais ils sont trop imparfaitement connus pour que nous puissions savoir avec certitude s'ils se rapportent à l’une des espèces décrites ci-dessus, ou s'ils doivent constituer des espéces distinctes.

Le Talitrus gryllus, de Bosc (3), nous paraît être dans le même cas.

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