‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 196 sur 487 · CassiDixE TYPE. — C. {ypa · texte numérisé non relu

CassiDixE TYPE. — C. {ypa

(PI. 32, fig. 10-16.)

Corps très-large, régulièrement ovalaire et très-bombé ; antennes antérieures courtes ne dépassant guère le pédoncule de celles de la seconde paire; dernier article de l'abdomen triangulaire à sommet arrondi. Longueur, environ 4 lignes.

TRIBU DES SPHÉROMIENS CHÆLIFERS.

Cette division, caractérisée par la conformation particulière des pates des deux premières paires, ne renferme encore qu’un seul genre; tout ce que nous

pourrions en dire trouvera par conséquent sa place dans l’article consacré à l’histoire particulière de ce petit groupe.

GExre ANCINE. — Ancinus.

Le petit Crustacé pour lequel nous établissons cette nouvelle division générique ressemble beaucoup, par sa conformation générale, aux Sphéromiens ordinaires, et surtout aux Nésées, mais s’en distingue par l’aplatissement extrême de son corps, et par les grands ongles crochus dont les pates antérieures sont armées (PI. 32, fig. 17-20).

La téte est grosse, transversale et arrondie en avant comme chez les Sphéromes ; mais les yeux, au lieu d’être latéraux, en occupent la face supérieure, sont éloignés des bords et n’avancent pas sur le premier segment thoracique, Les antennes sont disposées comme chez les Sphéromes , seulement elles sont plus longues. Le thorax, ainsi que nous l'avons déjà dit, est très-aplati, et ne présente, du reste, rien de remarquable,

Les pates des deux premières paires sont ancreuses; les antérieures ( fig. 18) se terminent par une grosse main armée d’un ongle crochu qui se reploie contre son bord antérieurde la même manière que chez les Crevettes ; celles de la seconde paire (fig. 19) sont également sub-chéliformes, mais la main, au lieu d’être ovalaire, est très-étroite et recourbée en arc. Les pates suivantes sont simplement ambulatoires, elles sont toutes grèles et terminées par un ongle droit (fig. 20). L'abdomen est conformé à peu près comme chez les Nésées, seulement sa portion antérieure est moins développée et moins distinctement séparée de la suivante, quiest grande et triangulaire. Enfin les dernières fausses pates se composent d’un article basilaire très-court, et d’une seule lame qui est longue et saillante.

Nous ne savons rien des mœurs de ces Crustacés.

CRUSTACÉS , TOME Il. 15

ANGINE DÉPRIME. — À. depressus (1).

(Planche 32, fig. 17.)

Corps presque foliacé. Front garni d'un petit prolongement médian , arrondi et horizontal. Dernier article de l'abdomen triangulaire, mais ayant son extrémité tronquée. Lame terminale des dernières fausses pates étroite, très-pointue, presque droite, et dépassant de beaucoup l'extrémité de l'abdomen.

Patrie inconnue. (Collect. du Mus. brit.)

FAMILLE DES CYMOTHOADIENS.

Les Cymothoadiens ont en général le corps large vers le milieu, mais fortement rétréci en arrière et surtout en avant (2). La têteest petite, et les antennes s'insèrent tantôt à son bord antérieur, tantôt sous le front. Les mandibules sont en général à peine dentelées à leur extrémité, et leur appendice palpiforme est très-sros (3). Les méchoires de la première paire sont réduites à une petite tige simple, étroite et faiblement dentée au bout; celles de la seconde paire se composent d’un article basilaire assez grand, qui est bilobé au bout, ou bien porte vers sa partie antérieure un petit article moins saillant que son extrémité. Les patesmâchoires sont en général larges et operculiformes, et elles ne se terminent presque jamais par une tige palpiforme, comme cela se voit dans la famille des Sphéromiens. Les six derniers anneaux du thorax présentent

(1) Nœsea depressa, Leach, Cellect. dn Musée britannique de Londres. Cette espèce nous paraît être la même que celle décrite sous ce nom par Say (Journal of the Acad. of Philadelphia, vol. 1, p. 483). L

(2) PL 31, fig. 17, 22, 25; PI. 33, fig. r'et 2.

(3) PI. 33, fig. 5.

de chaque côté une pièce épimérienne distincte de leur lobe médian ou pièce tergale. Les pates sont armées d'ongles qui sont toujours assez forts et qui sont souvent très-gros et crochus ;.-en général la griffe des pates des trois premières paires est en même temps assez mobile pour se reployer au point detoucher presqu’au bord antérieur d’une partie voisine du membre; disposition qui rend ces organes propres à fixer l'animal sur les poissons auxquels il s'attache, et qui constitue le caractère propre aux pates que nous désignons sous le nom de pates ancreuses. Quelquefois les pates des quatre dernières paires sont simplement ambulatoires, et d’autres fois toutes sont ancreuses. Les cinq premiers segmens de l'abdomen sont presque toujours bien développés, et ne sont que trés-rarement soudés entreeux ni avec le sixième article, qui est assez granû et lamelleux. Les fausses pates des cinq premières paires sont dirigées directement en arrière et ne se logent jamais dans une fosse sous-abdominale comme chez les Sphéromiens; enfin celles de la dernière paire se composent d’un article basilaire plus ou moins allongé, et de deux appendices terminaux , lamelleux et mobiles.

Ces Isopodes éprouvent en général, par les progrès de l’âge, des changemens de forme assez considérables. À leur naissance ils n'ont que six paires de pates et leur abdomen, beaucoup plus développé que par la suite, est mieux organisé pour la nage. Tous paraissent être plus ou moins parasites, mais les uns conservent toujours la faculté de marcher avec facilité, tandis que chez les autres les pates finissent par devenir presque impropres à la locomotion.

On peut diviser cette famille en trois tribus reconnaissables aux caractères suivans :

CÿMOTHOADIENS

dont les pates antérieures sont RAVISSEURS.

dont les antennes | subchéliformes , tandis que tou-

sont insérées au tes les autres sont semblables.

bord antérieur de

la tête et sont à \dont les pates antérieures ii

découvert à leur semblables à celles des deux | Cymornoapiens

base, paires suivantes et sont ambula- ERRANS. toires ou ancreuses.

CYMOTHOADIENS

CYMOTHOADIENS

de la tête et sont recouvertes à leur base par le front PARASITES,

dont les antennes sont insérées à la face se tront] qui s’avance plus ou moins loin.

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