‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 344 sur 487 · FAMILLE DES MONOCLES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES MONOCLES

Ce groupe est caractérisé principalement par l’existence d’un œil unique situé sur la ligne médiane, à la partie antérieure et supérieure de la tête. Les Crustacés dont il se compose sont tous d’une petitesse extrême, et sont remarquables par les métamorphoses qu'ils subissent dans le jeune âge. Pour que l’accouplement puisse s’eflectuer, le mâle s'accroche à la queue de la femelle à l’aide deses antennes, qui diffèrent presque toujours par leur forme de celles de cette dernière, et sont souvent pourvues d’un renflement préhensile. La manière dont la fécondation s'opère est des plus remarquables ; M. Siebold a constaté dernièrement qu'iln”y a pas de véritable coït; mais que le mâle produit un spermatophore tubulaire qu’il accole à l’abdomen de sa femelle, tout près de la vulve, et que, par un phénomène d’endosnose, la liqueur fécondante est ensuite expulsée de ce réservoir pour pénétrer dans l'appareil femelle, ou pour se porter surles œufs au moment de leur passage de l'ovaire dans le sac ovifère (1). La femelle, beaucoup plus grande que le mâle, l’entraîne pendant quelque temps avec elle ; et, après la fécondation, pond un nombre assez considérable d’œufs qui, pendant toute la durée de l’incubation, restent suspendus sous son abdomen dans une ou deux grosses poches ovoïdes. Les petits qui en éclo-

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(1) Voyez les observations de M. Siébold sur l'accouplement du Cyclope castor, dans les Mém. des curieux de la nât. de Dantzig, et dans les Annales des sciences natur. 2 série, t. 14,

sent sont de forme presque circulaire et ne sont pourvüs que d’une paire d'antennes et de deux paires de pates natatoires ; ils ressemblent alors si peu à leurs parens, qu'un zoologiste habile, Müller, en a formé un genre distinct , sous le nom d’ÆAmymone. Mais ils changent plusieurs fois de peau , et à chaque mue leur thorax, puis leur abdomen, se développent de plus en plus, et on voit paraître en même temps les membres, qui d'abord manquaient complétement. Lorsqu'ils n’ont que six pates, ils constituent le genre MNauplius de Müller.

Les Monocles présentent, dans la structure de leurs antennes inférieures et de leurs pates-mâchoires, des différences qui nous semblent suflisantes pour motiver leur division en trois genres, dont les principaux caractères sont indiqués dans le tableau ci-joint :

Pates-mâchoires pos-/ Antennes de la pe CLoPA a À Lérieures médiocres et| paire simple, . . . . . . . . : ne constituant pas de grosses mains subché- Antennes de la seconde

: : : , CxcLoPsine.

liformes. paire bi-ramées. . . . . . .

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