‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 368 sur 487 · NOGAGUE BRÉVICAUDE, — V, brevicaudatus · texte numérisé non relu

NOGAGUE BRÉVICAUDE, — V, brevicaudatus

Espèce très-voisine du Nogague grêle, mais ayant l'abdomen plus court, et composé d’une seule pièce subtriangulaire. Trouvé aux environs de Ténériffe. (C. M.)

Le Caligus paradoxus d'Otto (2) paraît appartenir à ce genre ; la femelle est représentée avec six tubes oviferes.

(3) Dinematura gracilis, Burmeister, loc. cit. p. 284, PI. 23, fig. 1. (2) Mém. des Cur. de la nat, de Bonn. t, 14, PL 22, fig. 5,6.

TRIBU DES PANDARIENS.

Les petits Crustacés que nous réunissons sous le nom de Pandariens, sont remarquables par les prolongemens lamelleux dont le dessus de leur thorax est garni. Souvent ces appendices ressemblent à des élytres d’insectes, et leur nombre est quelquefois considérable, car on en compte jusqu’à trois paires. En général, la tête est moins élargie et moins clypéiforme que chez les Caligiens , et les pates ne sont que rarement garnies de grandes soies plumeuses; souvent leurs rames terminales ne sont même représentées que par des lobes foliacés, submembraneux ; enfin l'abdomen présente fréquemment de chaque côté de sa pièce terminale un appendice lamelleux plus ou moins saillant.

Cette tribu se subdivise en deux petits groupes naturels, caractérisés principalement par la forme générale du corps et par la disposition des tubes ovifères, qui dans l’un sont à découvert et étendus en ligne droite à l'arrière du corps, tandis que dans l’autre, ces tubes sont contournés sur eux-mêmes et cachés entre la face supérieure de l'abdomen, et une lame clypéiforme qui naît du dernier anneau thoracique.

Les genres Pandare, Dinemoure, Euryphore et Phyllophore composent le premier de ces deux groupes.

Les genres Cecrops et Læmargus appartiennent au second (voyez le tableau , page #36).

CRUSTACÉS, TOME lil. 30

Genre EURYPHORE, — Zuryphorus (1).

Le petit Crustacé qui a servi à l'établissement de ce genre nouveau, forme à certains égards lepassage entre les Dinemoures et les Caligiens. La carapace (PI, 39, fig. 4) est à peu près de même forme que chez ces derniers; les trois premiers anneaux du thorax sont aussi confondus entre eux, et assezintimement unis à la tête. Le pénultième anneau est très-petit et le dernier grand, de facon que le corps est étranglé vers le milieu; mais les deux derniers anneaux thoraciqués , au lieu d’être simples au-dessus, portent chacun une päiré de prolongemens élytroïdes, peu développés il est vrai, mâis bien distincts. L’abdonien est très-dévéloppé, et se termine par deux petits appendices foliacés Les antennes, le sucçoir et les pates-mâchoires sont conformés de la même manière que chez les Gäliges ; on trouve aussi sur le sternum une petite fourche sternale. Les pates, proprement dites, sont petites et conformées comme chez les Nogagues, c’est-àdire terminées toutes par deux rames sétifères; à la partie antérieure de la face inférieure du dernier anneau du thorax, on apercoit deux lobules ovoides qui semblent être des vestiges d’üne cinquième paire de membres thoraciques. Enfin, les tubés ovifères naïssent de la manière ordinäire, et on trouve souvént près des vulves deux petites ampoules cornées qui y adhèrent par un col très-grêle, et qui pourraient bien être des Spermatophores.

Echypnoné ne Nonnanx. = Æ, Nôrdmannit.

(Planche 39, Hg. 1.)

Carapace presque circulaire et peu distincte du premier article

du thorax qui est logé dans une échancrure profonde de son bord

done de AR ve Ps TL E AE ‘ LES LME F y

(1) Mon ami, M. Nordmann, en examinant avec moi les divers Crustdcés parasites conservés dañis la collection dh Muséum, à inscrit ce nom générique sur lé bocal contenant les Siphoñostomes dont it est ici question , el par conséquent je me suis fait un devoir de l'adopter, mais Je trois que les caractères de ce £eñre n'ont pas encore élé publiés par le savant professeur d'Odessa.

DES CRUSTACÉS. 463 postérieur. Appendices élytroïdesdelapremière paire subovalaires, et laissant entre eux un espace vide assez considérable : dernier anneau thoracique arrondi, presque «entièrement à découvert, et portant sur son bord postérieur une paire de petits prolongemens élytroïdes. Abdomen pédonculé et composé de deux articles dont le premier très-grand, subovalaire, et logeant le second dans une fente profonde de son bord postérieur; ce second article cylindrique, allongé et terminé par deux lamelles ovalaires et ciliées , dont l'extrémité est dépassée de beaucoup par les lobes terminaux de l’article précédent. Longueur, environ trois lignes et demie. Mâle inconnu.

Des mers d'Asie. (C. M.)

Genre DINEMOURE. — Dinemoura (1).

Le genre Dinemoure ou Dinemature se compose de quelques parasites très-voisins des Pandares, mais dont les rames des pates postérieures sont foliacées, membraneuses et impropres à la marche, tandis que celles des pates précédentes sont garnies de longues soies plumeuses comme chez les Caliges, et dont les appendices lamelleux de l'abdomen sont aussi, comme chez ces derniers, terminales au lieu d’être latérales comme chez les Pandares. (PL. 38, fig. 15, 16, 17.)

Le corps des Dinemoures est allongé et rétréci au milieu, mais cet étranglement est bien moins marqué que chez les Caligiens. La carapace est à peu près de même forme que chez les Caliges, mais moins mince. Le premier anneau {horacique est confondu avec la tête, et les deux anneaux suivants sont soudés ensemble , de facon à constituer un seul

(1) Latreille, Règne anim, de Cuvier , t. 4, p. 195%.

M. Burmeister a substitué au nom de Dinemoura celui de Dinematura , comme élant plus régulièrement construit; mais je n’ai pas cru devoir adopter icitette innovation, parce que Île genre Dinematura, tel que M. Burmeister l'a caractérisé, ne correspônd pas à la division dont il est ici question , et ne diffère pas du genre Vogagus de Leach ; l'emploi du nom de Dinemutura pour des vraies Dinemours aurait par conséquent augmenté la confusion qui règne déja dans des synonymies entomolosiques.

article quadrilatère logé dans l’échancrure postérieure de la carapace et offrant de chaque côté un petit prolongement lamelleux ; vestige des appendices dorsaux de la première paire chez les Pandares. Le quatrième anneau ou pénultième article thoracique est également petit, mais porte en dessus deux grandes lames qui occupent toute la largeur du corps, se prolongent au-dessus de l'anneau suivant et imitent des élytres. Le dernier anneau thoracique est trèsgrand et se termine postérieurement par deux grands lobes qui dépassent l'abdomen et le cachent plus ou moins complétement. Les tubes ovifères sont très-longs et naissent comme d'ordinaire près le bord postérieur du dernier anneau thoracique à côté de l’insertion de l’abdomen. Enfin l’abdomen est petit, quadrilatère et garni à son bord postérieur de deux appendices lamelleux , dont la forme et la grandeur varient suivant les sexes. Les antennes, et le siphon sont dis-

* posés comme chez les Pangares; il en est encore de même pour les pates-mächoires, si ce n’est que celles de la première paire n’offrent pas de lobule à leur base, et que leur griffe, ainsi que celle des pates-mächoires de la troisième paire, est plus développée. Les pates sont conformées presque entièrement de même que chez les Nogagues ; il est seule ment à noter que les rames terminales de celles de la quatrième paire sont grandes, ovalaires, entièrement membraneuses et dépourvues de soies ou de crochets marginaux. Enfin , il existe à la face inférieure du dernier anneau thoracique, près de l’insertion de l’abdomen, une petite fourche cornée qui pourrait bien ètre un vestige d’une cinquième paire de pates.

Page 1