‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 377 sur 487 · PANDARE FISSIFRONTALE. — P. fissifrons · texte numérisé non relu

PANDARE FISSIFRONTALE. — P. fissifrons

Espèce très-voisine de la précédente, mais ayant l’échancrure médio-frontale profonde et très-étroite , les lames dorsales de la 1e paire un peu plus courtes, et les appendices latéraux de l’abdomen triangulaires. Couleur générale jaunâtre avec une grande tache noire sur la carapace. Longueur, environ 3 lignes.

Le Panpare pe Bosc (3) est très - voisin des espèces précédentes

res te on nd rmmpenieere À memmmiement pen tentmenenisse

(1) Leach. Encycl. Brit. supplém. t. 3, PL. 20. — Caligus bicolor, Lamarck, op. cit. t. 5, p. 142.—Pandarus bicolor, Latreille, Encyelop. méthod. PI. 331, fig. 25, 26.—Desmarest, Consid. p. 330, RIS6 fat 5.

(2) Op. cit. t. 2, p. 34, PL. 1 , fig. 6.

(3) Pandarus Boseii, Leach. Encyclop. Brit. supplém. t. 1, pl. 20 et Dict. des Se. nat. t. 14, p. 535. — Latreille, Encyclop. PI. 335, fig. 28. — Desmarest, Consid. p. 339.

et ne devrait peut-être pas en être distingué, "mais M. Leach, seul auteur qui l'ait vu, ne l'a pas fait connaître avec assez de précision pour qu'on puisse se prononcer définitivement à cet égard.

Le Pandarus sinuatus de Say (1) paraît appartenir à cette division, mais n’est qu'imparfaitement connu.

Genre PHYLLOPHORE. — Phyllophora.

Le type de ce genre nouveau est un petit Crustacé trèsremarquable par la disposition des appendices lamelleux dont son dos est couvert; par son aspect, il se rapproche un peu des Anthosomes, mais d’après la structure de ses pates et l’ensemble de son organisation , on ne peut le séparer des Pandariens. |

La téte (PI. 38, fig. 14) est obtuse en avant et se prolonge postérieurement en deux lobes lamelleux , divergents et arrondis , de facon à présenter un aspect cordiforme. Chacun des trois premiers articles du thorax faisant suite à la tête, portant aussi sur son segment dorsal une paire de grandes lames foliacées qui se recouvrent les unes les autres ; celles de la première paire sont écartées entre elles, mais les suivantes se croisent sur la ligne médiane, et toutes débordent le corps de beaucoup latéralement ; le dernier anneau thoracique qui naît au-dessous de ces appendices est grand et n'offre rien de remarquable ; enfin l'abdomen est conformé à peu près de même que chez les Pandares, seulement son segment basilaire se prolonge en forme de lobe arrondi audessous de la lame caudale, et les tubes ovifères qui naissent de la manière ordinaire , se portent en arrière entre ces deux segmens abdominaux et ne deviennent visibles qu'après en avoir dépassé le bord postérieur, de sorte qu’au premier abord, on pourrait les croire fixés à l'extrémité de l'abdomen au lieu de naître du‘dernier anneau thoracique, comme chez tous les autres Siphonostomes.

(1) Jour». of the acad. of Philad. vol. 1 , p. 436

Les antennes et le sunçoir ne présentent rien de remarquable ; il en est de même des pates-mächoires des deux dernières paires ; mais celles de la première paire sont extrémement grandes, et ont la forme de deux longues cornes dont la pointe dirigée en arrière atteint la base du thorax (fig. 15). Les pates sont toutes terminées par deux rames ovalaires , membraneuses et dépourvues de soies ou de crochets marginaux ; celles de la première et de la dernière paire ne sont pas réunies à leur base, tandis que celles de la seconde et de la troisième paire constituent par leur soudure médiane deux grandes nageoires impaires ; enfin celles de la troisième et de la quatrième paire, se font remarquer par le prolongement foliacé du bord externe de leur article basilaire. On apercoit à la partie postérieure et inférieure du dernier segment thoracique deux petits appendices lobulaires. Enfin les appendices abdominaux naissent près de la base du segment basilaire (ou lobe inférieur) et se dirigent en dehors comme chez les Pandares, mais sont petits et obtus.

Je ne connais qu’une seule espèce de ce genre, que je désignerai sous le mom spécifique de

PHYLLOPRORE CORNU. — P. cornuta.

(Planche 38, fig. 13, 14.)

Ce parasite, long d’environ dix lignes, a été trouvé près de Tongatabou. (C. M.)

Genre CÉCROPS. — Cecrops (1).

Les Cécrops ont le corps ovalaire , épais et trapu. La carapace présente en avant deux prolongemens lamelleux et

(1) Oniscus, Lamartinière, Mém. sur quelques insectes; journ. de physique, 1987, t. 31, p. 209. — Cecrops, Leach. Encyclop. brit., et Dict, des sc. nat. t. 14, p. 434. — Lamarck, Hist. des anim. sans vert. 1.5, p. 137. — Desmarest, Consid. sur les Crust. 338. — Latreille, Règne anim. de Cuv. t. 4, p. 199, etc. — Nordmann , Mikrogr. Beitr. t. 2, p. 30. — Burmeister, loc. cit. p. 330.

errondis, qui ressemblent à des oreilles et qui correspondent aux pièces frontales des Caligiens ; ses régions latérales sont séparées de la région médiane par des sillons obliques, et se prolongent beaucoup plus loin en arrière en forme de lobes, entre lesquels se irouve le premier article du thorax. Cet article est petit et correspond aux anneaux qui portent les trois premières paires de pates ; l'anneau suivant est beaucoup plus développé, et porte en dessus un appendice élytroïde assez grand, et échancré postérieurement sur la ligne médiane. Le dernier anneau thoracique, recouvert en partie ou en totalité par ce prolongement lamelleux, est peu développé chez le mâle, mais forme chez la femelle la moitié de la masse totale du corps, et constituechez celle-ci un grand bouclier bombé en dessus, échancré postérieurement qui recouvre complétement l’abdomen. Enfin cette dernière portion du corps est petite et ovalaire chez le mâle, mais très-grande et bilobée chez la femelle.

Les antennes sont très-petites, mais disposées de la manière ordinaire dans cette famille ; le bec est très-court, et ne présente rien de remarquable ; il en est de mème des pates-mdchoires; seulement il est à noter que celles de la seconde paire sont très-petites , tandis que celles de la première et de la troisième paire sont très-développées, et se terminent par un ougle crochu très-fort. Les pates sont petites ; chez le mâle elles sont toutes terminées par deux rames armées de crochets ; chez la femelle, celles des trois premières paires présentent la même disposition ; mais celles de la quatrième paire sont transformées en deux grands lobes foliacés, portant chacun une seule rame marginale, et offrant sur sa surface supérieure un repli épais et onduleux. Les appendices terminaux de l'abdomen sont trèspetits, ovoïdes et garnis sur le bord de quelques soies coùrtés et simples. Enfin les tubes ovifères naissent, comme d’ordinaire, vers le bord postérieur du dernier segment thoracique, près de l’origine de labdomen ; mais au lieu d’être simples et de se prolonger à l’arrière du corps comme dans

tous les genres précédens, ils sont très-nombreux , reployés

en forme d’anses , et cachés entre l'abdomen et l’espèce de

bouclier dorsal formée par le dernier anneau thoracique. On ne connaît encore qu’une espèce de ce genre, le

Cécnors ne Larreizre.— C, Latreillüi(r).

Qui à jusqu'à un pouce de long, et vit sur les branchies du Thon. Le mâle est de moitié plus petit que la femelle, etse trouve accroché sous la partie postérieure de son corps. (C. M.)

Genre LÆMARGUE, — Zæmargus (2).

Cette petite division générique, établie récemment par M. Kroyer, est très-voisine des Cérops, et s’en distingue principalement par la structure foliacée des pates,

La carapace (PI. 39, fig. 2) est bombée, arrondie en avant, et tronquée transversalement en arrière; on n'y aperçoit pas de régions distinctes et elle est confondue avec le premier anneau thoracique. Le second et le troisième segment du {hor4x sont au contraire distincts; ils sont étroits et courts ; le pénultième anneau est plus grand, et porte en dessus un large bouclier dorsal élytroïde , qui recouvre une grande partie dé l’annéau suivant ; ce dernier est très-développé. Ghez le mâle il est simplement bilobé, et donne insertion à l’abdomen par son bord postérieur ; mais chez la femelle il se continue en arrière avec deux grandes lames élytroïdes qui cachent toute la portion postérieure du corps. L'abdomen est court et étroit chez le mâle ; très-grand, ovalaire et bilobé postérieurement chez la femelle ; enfin les appendiees qui de terminent sont petits et ovalaires.

(1) Leach. Eneyelop. brit. suppl. x, pl. 20 , fig. 1-5. = Lamarek, op. cit. p. 138. — Latreille, Eneyelop. méthod. pl, 335, fig. 3-9. (d'après Leach). — Desmarest, Consid. sur les Crustacés, p. 338, PI. 50, fig. 2 (d'après Leach). — Guérin, Iconogr. Crust. PI. 35, fig. 8.

(2) Kroyer , Naturhistorisk tidsskrift. B, 1, p. 500.

DES GRUSTACÉS. 475 Les antennes, le suçoir et les pates-mächoires sont disposées à peu près comme chez les Cécrops. Les pates sont toutes bi-ramées ; cel!és de la première paire chez la femelle et celles des trois premières paires chez le mâle, sont trèspetites ; mais dans les deux sexes, celles de la quatrième paire sont fort grandes ét sé composent d’un article basilaire presque circulaire, et de deux ramés terminales ovalaires, foliacées et dépouivues dé soies où de crochets; chez la femelle, les pates de l’avant-dernièré paire sont conformées à peu près de la mème manière que les pates postérieures, et toujours la portion basilaire médiane qui les unit est très-peu développée. Enfin les tubes ovifères sont multiples, reployés en forme d’anse, et cachés entre l'abdomen et le dernier bouclier thoracique, comme chez les Cécrops.

On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, le

LÆMARGUE MURIQUE, — L. muricatus (1).

(Planche 59 , fig. 2.)

Carapace convert dé pétits tubercules, et beaucoup moins grande que la portion postérieure du corps chez la femelle; les lames élytroïdes finement dentéés sur le bord. Longueur de la femelle, environ 10 lignes ; mâle ; environ 6 Jignes<

Paraît habiter sur les môles. (C. M.)

FAMILLE DES PACHYCÉPHALES.

Dans cette division de l’ôrdre des Syphonostomes, la tête m'est pas élargie, limelleuse et clypéiforme comme dans la famille précédente, et les antennes , au lieu d'être courtes , aplaties et bikarticulées , sont grèles , cylindriques , allongées et composées de cinq ou six articlés; dont la grosseur diminue vraduellement

ah - À y bhiiiiof Vi +)

(1) Kroyer , op. cit. £. 1, p. 487, pl. 5, fig. A,B,c.

de la base vers la pointe de l'organe (1). Il est aussi à noter que l'appareil de succion est en général moins développé chez ces Crustacés que chez les Peltocéphales, et le mode de conformation des appendices qui paraissent représenter les pates-mächoires est moins constant ; enfin les pates ne sont pas soudées sur la ligne médiane et par conséquent ne constituent pas des nageoires impaires comme cela arrive souvent dans la famille précédente.

Les Pachycéphales forment deux petits groupes naturels : celui des Ergasiliens et celui des Dichélestiens (voyez le tableau p. 436). Le premier établit le passage entre les Gyclopes et les Lernides ; le second entre ces derniers et les Pandariens.

TRIBU DES ERGASILIENS.

Ce petit groupe se rapproche beaucoup de celui des Cyclopes et se fait remarquer par la conformation pyriforme du corps , la grosseur de la tête et le développement de l’abdomen (2). Nous ne connaissons encore que trois genres appartenant à cette division , savoir : les Ergasiles , les Bomoloques et les Nicothés. (Voyez le tableau, page #36.)

Genre ERGASILE. —Zrsasilius (3).

Le genre Ergasile de M. Nordmann se compose de Crustacés qui ressemblent extrêmement aux Cyclopes, mais qui

(1) PL. 30, fig. 3, 4, 6, 6.

(2) PI. 39, fig. 3, et PI. 4o, fig. 23.

(3) Lernea, Oth. Fabricius, Mém. de l’acad. de Copenh. 1994, t. 3, p. 21. — Érgasilius, Nordmann , Micrographische beitrage, B. 2, p. 7. — Edw. Annot, de Lamarck, 1. 5, p. 212.

vivent en parasites et qui ont au-devant de la bouche une paire de grands crochets à l’aide desquels ils se fixent sur leur proie. Leur corps (PI. 39, fig. 5) est pyriforme ; la téte est renflée et porte sur le front un petit œil médian ; elle semble être formée de deux parties et est en général assez distincte du premier anneau thoracique, lequel est très-grand. Les quatre derniers segmens du {horax sont toujours bien distincts et diminuent progressivement de grandeur. Enfin l’abdomen est conique, se compose de deux ou trois anneaux, et se termine par deux appendices divergens et garnis de longues soies. Les antennes sont assez longues ; elles égalent au moins le tiers de [a longueur de la tête et elles se composent d’environ six articles. Une seconde paire d’appendices qui paraissent être les analogues des pates-mächoires antérieures des Caligiens et des Pandariens, s’insère à peu de distance en arrière de la base des antennes ; ces organes se composent d’une portion basilaire grosse et cylindrique, et d’un grand crochet terminal qui paraît être formé de deux articles. La bouche est située assez loin en arrière et n’est que peu saillante ; on n'y distingue pas de bec conique comme dans la famille précédente, mais seulement un mamelon garni de quelques appendices peu développés. Il n'existe pas sur les côtés de cet orifice, ni plus en arrière, d’autres pates-mâchoires ancreuses ou préhensiles comme chez la plupart des Siphonostomes ; mais on trouve sous le thorax, quatre paires de pates natatoires , composées chacune d’une pièce basilaire et de deux rames formées de trois articles et garnies de longues soies. Le dernier anneau thoracique est apode comme d’ordinaire, et porte chez la femelle deux grands sacs ovifères.

Ces Crustacés subissent après la naissance des métamorphoses considérables ; en sortant de l'œuf, ils sont ovalaires et pourvus de trois paires de rames natatoires', dont les deux premières paires deviendront par la suite des antennes et des pates-mâchoires ancreuses ; les pates natatoires du thorax n'existent pas encore et l’abdomen n’est pas distinct.

Les Ergasiles sont de très-petite taille et vivent sur les

CRUSTACÉS , TOME Il. 31

branchies des poissons; on ne connaît encore que des fcmelles.

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