CLAVELLE DU ScarE. — €. Seari
Tête petite et quadrangulaire. Thorax allongé, quadrangulaire, sans rétrécissement notable à sa partie antérieure, et offrant sur le dos trois rangées longitudinales de six ou sept petites bosses déprimées ; les angles latéro-postérieurs à peine prolongés; tubercule abdominal arrondi.
La Lernea clavata de Müller (2) appartient probablement à ce genre, mais n’a pas été suffisamment caractérisée.
La Lernea uncinala du même auteur (3) a été également rapportée à ce genre par Cuvier et par quelques autres zoologistes; mais sa structure ne me parait pas assez bien connue pour que l’on puisse lui assigner une place dans une classification naturelle.
Genre CYCONE. — Cycnus.
Dans cette petite division générique, très-voisine des Clavelles, la téte porte comme d’ordinaire une paire d’antennes, deux paires de crochets et des vestiges d’une paire de patesmächoires intermédiaires placées sur les côtés de la bouche. Le thorax porte à sa partie antérieure quatre paires de membres ayant la forme de petites pates biramées ou de tubercules bilobés. Enfin l’abdomen est bilobé au bout (PL 41, fig. 2).
Les Cycnes établissent , comme on le voit, un passage entre les Lernanthropes et les Clavelles.
(x) Kroyer ; loc. teit. t. a, p. 131, PI. 3, fig: 1.
(2) Zoologia Danica , t, 1, p. 38, PL. 33 , fig. x (reprod. dans l'Encyclop. méthod., vers, PI, 78, fig. 3, 4).— Lamarck, op.cit.T,3, p.231. — Blainville , Journ. de physique, t. 95, p. 437. — Clavella clavata , Cuv. loc. cit.
(3) Müller , Zool. Danica, t. 1, p.38, PI. 33, fig. 2 (reproduit daus l'Encyclop. méthod., vers, PI. 178, fig, 7). — Lerneomyzon uncinata, Blainville, loc. cit. p. 438. Desmarest, Consid. p. 348.
CyonE GRËLE. — L. gracilis.
(Planche 41, fig. 1.)
Tête globuleuse et petite; antennes filiformes. Thorax divisé par des étranglements en trois portions, dont les deux premiers ont la forme de petits nœuds moins larges que la tête, tandis que le troisième est cylindrique et trés-allongé. Les pates des deux premières paires petites , biramées et fixées sous le premier nœud thoracique ; celles de la troisième paire semblables aux précédentes et fixées sous le second nœud thoracique; enfin celles de la quatrième paire ayant la forme de petits tubercules bilobés et fixés sous la partie antérieure de la troisième portion du thorax. Abdomen tres-petit et conique. Longueur, environ trois lignes.
Trouvé sur les branchies d’une Morue.
Mâle inconnu. ( C. M.)
Genre TUCQUE.— Tucca (1).
Le genre Tucca de M. Kroyer ne se compose que d’une seule espèce reconnaissable aux caractères suivants : la £éte est petite et bilobée de chaque côté et porte au-dessous une paire de petits crochets ; le {Lorax est très-grand , presque carré et profondément bilobé postérieurement ; au point de jonction de cette portion du corps avec la tête on trouve une paire de pates très-petites. Enfin l’abdomen est conique , composé de deux anneaux et terminé par deux petits
stylets. Le type de cette division générique a recu le nom de :
TucQuE MARQUE, — 7. impressus (2),
à raison de quatre fossettes qui se remarquent sur la face dorsale du thorax.
Trouvé sur le Diodon histrix.
nn hmemmnt)
(1) Kroyer , naturhist. Tids. B, 1, p. 182.
(2) Kroyer, loc. eit. p. 179, PI. 5 , fig. 2,
DES CRUSTACÉS. 497 Gevre PÉNICULE.— Peniculus (£).
Le genre Pénicule de M. Nordmann ressemble beaucoup par la conformation générale aux Clavelles ; seulement ie système appendiculaire est réduit à un état plus rudimentaire. Le corps est droit, très-allongé, cylindrique, rétréci en manière de cou à quelque distance de son extrémité antérieure, et dépourvu d’une portion abdominale , de façon que les tubes ovifères naissent de son extrémité postérieure. La bouche est antérieure et armée d’une paire de crochets qui paraissent représenter des pates-méächoires, et sur les côtés de la partie antérieure du thorax on trouve plusieurs paires de petitsappendices cutanés en forme de lobules simples qui représentent des #27embres, mais la tête n’est pas armée de cornes.
PENIGULE SONDE. — G. fistula (2).
Tête trés-grêle, atténuée antérieurement et sub-ovalaire, suivie d'une espèce de cou qui, à son tour, est séparé de la portion principale du thorax par un petit renflement presque sphérique ; quatre paires de petits appendices sub-foliacés fixés de la manière suivante : deux à la partie postérieure de la tête, une vers la partie postérieure du cou, et la dernière au bord postérieur du renflement antérieur du thorax. Tubes ovifères longs et droits. Longueur, environ trois lignes.
Trouvé sur le Zeus aper.
GENRE LERNANTHROPE. — ZLernanthropus (3).
Le genre Lernanthrope de M. Blainville se compose de Lernéides, dont le système appendiculaire est plus développé que dans les autres groupes de la même famille, Chez
PECA 8
(1) Nordmann, Mikrogr. beitr. t. 2, p. 107.—Burmeister, loc. cit. (2) Nordmann , loc, cit. PI. G, fig. 9-13.
(3) Blainville, Journal de physique, t. 95, p. 443, et Diet. des sc.
la femelle, la céte porte une paire d'antennes sétacées et multi-articulées, un suçoir conique et trois paires de patesmächoires ancreuses et assez fortes (PL. 41, fig. 2). Le ‘horax est garni d’une paire de petites pates biramées et sétifères, d’une paire de prolongements cylindriques et bifurqués, qui représentent une seconde paire de membres thoraciques ; enfin d’une paire de prolongemens semblables aux précédens , mais simples et paraissant être les représentants de la troisième paire de pates. L’abdomen est bilobé. On ne connaît pas encore la conformation des mâles.
$ 1. Espèces dont les prolongemens brachiformes postérieurs sont cachés sous une espèce de bouclier postérieur.
£. LERNANTHROPE MaïLLOT.— À. pupa (1).
( Planche 41, fig. 2.)
Tête grande, hexagonale et portant de chaque côté un lobe lamelleux recourbé en dessous et en dedans; un œil circulaire au milieu du front; antennes sétacées et paraissant être multi-articulées: bouche conique dirigée en arrière et garnie à sa base d’une paire de petits appendices , terminés par un ongle crochu; trois paires de pates-mâchoires ancreuses , dont la premiére plus grosse que les autres. Thorax pyriforme et obscurément divisé en deux portions dont la première est la moins grande, ct la seconde subscutiforme et terminée en avant par un bord droit. Pates de la première paire tres-petites et insérées sous le cou ; celles de la seconde paire représentées par deux appendices brachiformes bifurqués , qui naissent vers le milieu de la première portion du thorax; deux paires de prolongemens analogues, mais simples ct beaucoup plus grands, naissant du bord postérieur de la première portion du thorax ct se dirigeant en arrière sous la seconde portion, qu'ils ne dépassent pas; une paire d'appendices pyriformes situés entre la base de ces espèces de cornes. Longueur, environ 3 lignes.
Trouvé sur les branchies d'un Platax du Brésil.
nat. & 26.—Æpachtes, Nordmann, Mikrogr. beitf.—Lernanthropus , Burmeister, Mém. des cur. de la nat. de Bonn, t. 17. G) Burmeiïster , loc, cil., p. 303, PI. 24, fig. 7-13.
. Le LerNaANTMROPE MOUCHE (1), mentionné par M. de Blainville, appartient à cette division ; il se distingue par la briéveté du lobe thoracique postérieur ; mais il n’a pas été décrit avec assez de détails pour qu'on puisse le caractériser convenablement.
Il a été trouvé sur la peau d’un Diodon de Manille.
$ 2. Espèces dépourvues de bouclier dorsal posthoracique. 2. LERNANTHROPE parADOxAL, — L. paradoxus (2).
Tête plus petite que dans le Lernanthrope maillot et séparée du thorax par un étranglement plus marqué. Pates de la seconde paire représentées chacune par deux prolongemens ovoïdes naissant isolément. Quatre prolongemens brachiformes trés-longs, naissant du bord postérieur du thorax et entièrement à découvert. Longueur, environ 4 lignes.
Paraïît se trouver sur les Muges.
Genre CHONDRACANTHE. — Chondracanthus (3).
Les Chondracanthes femelles se font remarquer par les tubercules souvent de formes bizarres dont leur corps est
garni. La téte est en général moins distincte du thorax que
chez les Clavelles ; le thorax n’est pas divisé transversalement, et se termine postérieurement par deux prolongemens en forme de cornes, entre lesquels se trouve un petit tubercule abdominal, et les orifices d’où naissent les
(1) Lernanthropus musca, Blainville, Jour, de Phys., tom. 95, Le 444, fig. 14, et Dict. des Se, nat. t. 26, p. 128.
(2) Epachthes paradoxus , Nordmann , Mikrogr. beïtr. t. 2 , p. 45. — Lernanthropus paradoxus , Burmeister , op. cit. p. 307, PL. 14, fig. 12.
(3) Lernea, Müller, Chondracanthus, de la Roche, Bullet. de la Soc. Philom. 1811.—Lamarck, Hist. des anim. sans vert. t. 3, p. 227. —Cuvier, Règne anim. t. 3, p. 258.—Lernentoma, Blainville, loc. cit.—Desmarest, Consid. p. 348.—Anops, Oken Lehrb.—Chondracanthus, Nordmann, Mikr. beïtr. t, 2.— Burmeister, loc, cit,—Kroyer,
loe. cit.
tubes ovifères. A l'extrémité antérieure de la tête se trouve une paire d'antennes rudimentaires, et une paire de patesmâchoires ayant la forme de crochets assez forts. La bouche est située assez loin en arrière , et armée de chaque côté d’un petit crochet, devant laquelle se trouve une troisième paire de pates-mâchoires plus grandes que la précédente, et ancreuses comme celles de la première paire, mais plus petites. A ces organes succèdent deux paires de lobes bifurqués , qui représentent autant de pates thoraciques. Enfin, on voit souvent sur la portion moyenne du thorax une troisième paire de prolongemens brachiformes qui paraissent être de même nature que les précédentes, mais qui sont simples.
Le mâle (PI. 40, fig. 19) est extrêmement petitet se trouve accroché sous l’extrémité postérieure du thorax de la femelle; il est plus ou moins pyriforme et ne ressemble pas du tout à sa femelle; sa tête est très-grosse, son thorax est articulé et il est pourvu de pates-mâchoires très-grandes,
6 1. Espèces dont le thorax ne donne naissance qu'à deux petites cornes formées par ses angles postérieurs , et ne porte que deux paires de petits prolongemens brachiformes.